mercredi 18 octobre 2017

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Meeting citoyen : NON A L’ABUS ET L’INJUSTICE !

Dans le cadre de la célébration du 10è anniversaire de sa création, l’Association pour la protection, la défense et l’assistance juridique aux indigents (APRODAJI)-Jigiya So, en collaboration avec les radios Nieta et Kayira, a organisé samedi dernier au Palais de la culture, un meeting citoyen d’interpellation des services publics et d’intérêt public.

La réunion a enregistré la participation du président de l’Association, Diossé dit Sidy Traoré, son premier vice-président Adama Sogodogo et Oumar Mariko, député à l’Assemblée nationale.  Malheureusement, les sympathisants ne se sont pas bousculés aux portillons du Palais de la culture pour assister à la rencontre, au grand dam des organisateurs qui espéraient retrouver du beau monde.

Le meeting citoyen d’interpellation des services publics et d’intérêt public se veut une tribune d’expression  directe,  des  cris  de cœur de certaines « victimes » d’abus. Ces citoyens entendent exprimer leur ras-le-bol aux  autorités  compétentes et réclamer plus d’équité et de justice. La réunion s’est employée à mobiliser  les  principales  victimes  des  divers  abus  et  injustices, interpeller  les  autorités  politiques,  administratives  et  judiciaires  sur ces dysfonctionnements que subissent les plus démunis. Elle s’est attachée également à faire des  propositions pour circonscrire les abus et injustices,  notamment les  spoliations  foncières, les  casses  intempestives  et  injustifiées, les  délogements  et les expulsions  illégitimes  et  illégales, la justice sélective, partiale et les licenciements abusifs et illégaux.  Adama Sogodogo a indiqué que l’homme se nourrit de pain mais aussi d’espoir. « Cet espoir nous réunit aujourd’hui. Un rassemblement qui est, en même temps, un cri de désespoir, de révolte, d’appel, un cri d’avertissement à tous ceux qui abusent de l’indigence ou de la pauvreté de cette majorité silencieuse que nous sommes », a commenté le vice-président. Il a également dénoncé la transformation de certaines parcelles en titres fonciers au détriment des villageois qui ne trouvent plus où cultiver. Il a aussi déploré la création des titres fonciers fictifs, les lotissements en violation des textes légaux, une justice sélective, partiale, inéquitable, des arrestations et des détentions arbitraires et commanditées. Enfin, le vice-président a proposé de sanctionner les employeurs qui refusent d’inscrire leurs employés à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et de verser leurs quotes-parts.  Il a aussi souligné l’urgence et la nécessité de doter les services des inspections du travail de moyens adéquats, de prendre des sanctions contre les agents véreux mais surtout de mettre en place des commissions d’enquête foncière, de sécuriser les espaces villageois par la délivrance d’actes opposables. L’orateur a aussi remercié Oumar Mariko pour son soutien matériel et financier mais surtout pour son engagement constant dans la lutte pour la défense des intérêts des plus pauvres.

Aminata D.SISSOKO

 

 

 

 

 

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