dimanche 19 février 2017

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Mécanisme africain d’évaluation par les pairs : PLAIDOYER POUR SA REVITALISATION

Notre pays a déjà fait l’objet de l’évaluation du MAEP en 2011

Les dirigeants des Etats membres ont souligné la nécessité de donner un second souffle à cet instrument qui permet d’évaluer la qualité de la gouvernance dans les différents pays

Le forum des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) s’est tenu samedi au siège de l’Union africaine. Cette réunion qui a eu lieu en prélude au 28è sommet de l’Union Africaine prévu les 30 et 31 janvier, a enregistré la participation de nombreux dirigeants africains dont le Premier ministre Modibo Keita, arrivé dans la capitale éthiopienne vendredi après-midi. Le chef du gouvernement représente le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, au 28è sommet de l’Union Africaine.
Le forum était présidé par le chef de l’Etat kenyan, Uhuru Kenyatta, président en exercice du MAEP. Celui-ci a expliqué lors de la séance d’ouverture que le Mécanisme traverse actuellement de nombreuses difficultés dont l’insuffisance des ressources financières, le manque d’enthousiasme de certains pays. Il a plaidé pour une revitalisation de cet instrument qui permet d’évaluer la qualité de la bonne gouvernance dans les pays ayant accepté d’y adhérer.
Selon lui, les pays ayant adhéré au MAEP doivent œuvrer à la consolidation des acquis après 15 ans d’existence. Le MAEP, dira-t-il, doit élaborer un rapport sur la gouvernance sur le continent dans le cadre de l’Agenda 2063. Le Mécanisme produira aussi une boîte à outils pour aider les Etats membres dans la gestion des projets. Le président kenyan, Uhuru Kenyatta a annoncé également que dans le cadre de la revitalisation du MAEP, une nouvelle méthodologie sera élaborée avant le prochain sommet de l’Union Africaine en juin-juillet prochain.
Le président en exercice de l’Union Africaine, Idriss Déby Itno, président du Tchad, a insisté sur la nécessité du renforcement de « cet instrument commun qui est piloté par les Africains au grand bénéfice des Africains ». Le rapport d’activités de l’année 2016 fait ressortir la nécessité de l’amélioration de la méthodologie du suivi des rapports d’évaluation produits sur les pays membres. Concernant les rapports d’évaluation, au cours de la session du samedi, les chefs d’Etat et de gouvernement ont examiné les rapports d’évaluation élaborés par des équipes d’experts sur 5 pays : le Tchad, le Sénégal, le Kenya, le Soudan et Djibouti. Pour l’année 2017, il est prévu l’évaluation de 6 autres pays (Côte d’Ivoire, Liberia, Ouganda, Nigeria, Afrique du sud et Mozambique).
Au cours de la séance, les rapports sur les différents pays, ont fait l’objet d’échanges entre les chefs d’Etat et de gouvernement. Le président du pays concerné peut intervenir pour donner des éclaircissements sur les remarques formulées dans le rapport. Seuls les chefs d’Etat ou leurs représentants sont habilités à s’exprimer au cours de ces échanges.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a expliqué que le MAEP a été mis en place dans le cadre du Nouveau partenariat pour l’Afrique (NEPAD). Son objectif est de mesurer la qualité de la gouvernance dans les pays qui acceptent de se soumettre volontairement à l’évaluation d’une équipe d’experts mandatés par l’Union Africaine.
Le Mali a déjà fait l’objet de l’évaluation du MAEP en 2011. Les experts, dans leur rapport, ont fait un certain nombre de recommandations qui on permis d’améliorer la gouvernance économique et politique dans notre pays. Le ministre Diop a indiqué que l’intérêt du MAEP réside dans le fait qu’il permet aux pays africains d’échanger des expériences en matière de gouvernance politique et économique.
Au cours du forum de samedi, la grande famille du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs s’est élargie avec l’adhésion de la Namibie. Le président namibien, Hage Geingob, a apposé sa signature au bas d’un document, consacrant ainsi l’adhésion pleine et entière de son pays. Par cet acte, la Namibie accepte volontairement de s’ouvrir à l’évaluation de son système de gouvernance par les autres membres du Mécanisme. Le président Geingob a expliqué que son pays a décidé d’adhérer au MAEP parce qu’il permet l’évaluation des politiques de développement et le suivi de la mise en application des accords internationaux.

B. TOURE
Envoyé spécial

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