mardi 21 novembre 2017

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Lutte contre les produits alimentaires avariés : SANS RELâCHE

Les marchandises avariées étaient composées, notamment de 524 cartons de foies

La Commission de destruction du District de Bamako a voulu marquer vendredi dernier, un nouveau coup par l’enfouissement de cartons de foies, de rognons et de pattes de bœuf. Ces produits dérivés de la viande bovine ont été saisis par la direction régionale du Commerce et de la Concurrence dans une chambre froide au marché « Halles de Bamako ».
Tout est parti d’une information reçue par le service du commerce et de la concurrence du District de Bamako. L’investigation qui s’en est suivie a conduit à la découverte de ces produits prohibés dont l’importation est interdite.
Les marchandises avariées étaient composées de 524 cartons de foies, 50 cartons de rognons et 3 cartons de pattes de bœuf pour une valeur estimée à environ 35 millions de Fcfa. Le pire est l’utilisation du formol pour conserver la marchandise qui était destinée à la consommation de la population. Cette saisie vient ouvrir le débat sur le trafic dangereux d’importation des produits prohibés sur notre marché.
Hélas ! Nos marchés sont inondés par ces produits, dont la consommation nuit, cela s’entend, dangereusement à la santé des consommateurs.
Le directeur régional du Commerce et de la Concurrence du District de Bamako, Issa Idrissa Maïga, a rappelé que l’importation des produits qui viennent d’être détruits est interdite dans notre pays par un arrêté fixant la liste des produits prohibés à l’importation et l’exportation.
Le phénomène est courant, car le service en charge du commerce et de la concurrence dans le District en est à sa quatrième saisie au cours de l’année. Les trois premières saisies ont concerné des poulets de chair. Comment ces trafiquants arrivent-ils à passer à travers les mailles des postes de contrôle ? En attendant la réponse à cette question, Issa Idrissa Maïga en appelle au civisme des opérateurs économiques, notamment les importateurs de ces produits.
Il les a également mis devant leur devoir de protection de leurs clients.  Ces produits, a-t-il ajouté, sont nocifs et exposent les consommateurs à des maladies très graves.  Les services des douanes doivent être plus que jamais vigilants, car ces produits posent de véritables problèmes de santé publique.

Mariam A. TRAORÉ

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