mercredi 22 novembre 2017

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Lutte contre le diabète : LA FéDéRATION DES DIABéTIQUES DU MALI À PIED D’ŒUVRE

Les spécialistes ont attiré l’attention de la population sur les risques d’exposition des femmes à la maladie et édicté les précautions à observer pour s’en préserver

La communauté internationale célèbrera le 14 novembre la 27ème édition de la Journée mondiale du diabète. En prélude à cet évènement, la Fédération nationale des diabétiques du Mali (FENADIM) a organisé, hier, au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une conférence de presse pour présenter le thème mondial de la campagne 2017 ainsi que les activités qui seront menées à l’occasion. La rencontre avec les médias visait également à sensibiliser les couches sociales et les autorités sur les conséquences de cette épidémie, l’importance du dépistage et de la prise en charge.
La conférence était co-animée par le président de la FENADIM, Balla Kouyaté, le Dr Kadidia Konaké de l’Association malienne de lutte contre le diabète (AMLD), Mathieu Doré de l’ONG Santé diabète, le diabétologue Dr Ba Traoré en service à l’hôpital du Mali et Modibo Amary Coulibaly, représentant de la direction nationale de la Santé.
La journée mondiale est une opportunité pour mettre en lumière le thème choisi par la Fédération internationale du diabète (FID) afin de s’attaquer aux problèmes auxquels la communauté mondiale fait face. Cette 27e édition a pour thème «Femmes et diabète».
Le président de la FENADIM, Balla Kouyaté, après avoir expliqué l’objectif de la fédération qui est de lutter contre le diabète, a dit que le choix du thème est stratégique, car la femme est au centre de cette maladie. C’est elle qui est à la cuisine et c’est elle qui donne naissance, donc sujette à cette maladie. M. Kouyaté a insisté sur la nécessité du dépistage précoce et de la mobilisation totale de tous pour vaincre ce mal.
A en croire la représentante de l’AMLD, le phénomène guette tout le monde et spécifiquement les femmes, car elles sont, à travers leurs actes, exposées aux risques d’être atteintes par la maladie. Dr Kadidia Konaké pense que beaucoup a été fait dans la lutte contre le diabète et beaucoup reste à faire. Pour elle, l’AMLD, la FENADIM, l’ONG Santé diabète et les autorités travaillent, main dans la main, pour renforcer les mesures de prévention et la prise en charge telles que le dépistage et le contrôle de l’alimentation.
Le représentant de l’ONG «Santé diabète», Mathieu Doré, a affirmé que son organisation œuvre pour la prévention et la prise en charge des diabétiques au Mali. Selon lui, le rôle de la femme est déterminant dans l’accompagnement et la prévention. Mathieu Doré a estimé que si les consignes de prévention sont bien suivies, le diabétique peut vivre plus longtemps.
Concernant le diabète, le Dr Ba Traoré en a expliqué les causes, les conséquences et les moyens de prévention. Selon lui, cette maladie se définit par l’élévation du taux de sucre dans le sang de façon permanente. Il existe deux types de diabète, celui de type 1 qui concerne les enfants qui naissent avec la maladie et celui du type 2 qu’on attrape avec le comportement alimentaire. Selon lui, ces deux types peuvent entraîner un risque significativement plus élevé de mortalité et de morbidité maternelle et infantile. Pour sa prise en charge, Dr Ba Traoré préconise trois volets importants à savoir le contrôle fréquent du taux de glycémie, la volonté du patient à faire des exercices physiques et le contrôle du régime alimentaire.
Les questions des journalistes ont porté, notamment, sur le coût de la prise en charge et le taux de prévalence du diabète dans notre pays. En réponse, le président de la FENADIM, Balla Kouyaté, a signifié que des actions sont en cours pour que, dans un bref délai, la prise en charge soit gratuite dans notre pays. Pour cela, il faut l’appui de l’Etat et des acteurs de lutte contre le diabète.
Concernant le nombre de personnes atteintes dans notre pays, on note, selon les explications du Dr Ba Traoré un taux de prévalence de 9 à 10 %, soit 2 millions de personnes atteintes de cette maladie.

Anne-Marie KÉITA

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