jeudi 14 décembre 2017

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Le président Keita à la tribune des Nations unies : UN VERITABLE PLAIDOYER POUR LA PAIX ET LA SECURITE

C’est le mardi dans l’après-midi que le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a fait sa déclaration à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Le chef de l’Etat a réaffirmé son attachement à la paix et à la sécurité au Mali, au Sahel et dans le reste du monde. Il a ainsi mis l’accent sur les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Dans la même veine, il a souligné l’importance de la création du G5 Sahel dont la vocation est de lutter contre le terrorisme et d’autres actions criminelles au Sahel. A ce propos, il a appelé à une mobilisation internationale pour assurer le financement de cette jeune organisation qu’il considère comme une digue contre le terrorisme. Le président Kéita a également parlé de la migration, de la lutte contre certaines maladies, de la situation
en Libye et au Proche-Orient.

Le texte intégral de la déclaration
Permettez-moi,  tout  d’abord,  de  vous  adresser  les chaleureuses  félicitations  de  la  délégation  du  Mali  pour votre  brillante  élection  en  qualité  de  Président  de  la  72eme session  ordinaire  de  l’Assemblée  générale  des  Nations Unies  et  saluer  le  travail  remarquable  abattu  par  votre prédécesseur, l’Ambassadeur Peter Thomson. Qu’il  me  soit  également  permis  de  rendre  un  vibrant hommage  au  Secrétaire  général  de  notre  Organisation commune, mon cher ami António GUTERRES, pour son leadership,  sa  vision  et  son  engagement  en  faveur  des valeurs, principes et buts des Nations Unies.

Monsieur le Président ;
Le Mali se réjouit du choix du thème de la présente session, intitulé «Priorité à l’être humain : paix et vie décente pour tous  sur  une  planète  préservée».  Ce  thème  est,  à  la  fois, pertinent  et  d’une  actualité  brûlante,  dans  un  monde confronté aux défis multiples posés à la paix, à la sécurité et aux  efforts  si  importants  visant  l’amélioration  des conditions de vie de nos populations. En  effet,  la  plus  haute  priorité  actuelle  de  nos  efforts communs  ne  vise-t-elle  pas  la  préservation  efficace  de notre  planète,  bien  sûr  dans  notre  intérêt  bien  compris, mais  plus  urgent  encore,  dans  l’intérêt  de  nos  futures générations.
Face à ces multiples défis qui n’épargnent pas mon pays, le Mali, je n’ai cessé, depuis ma prise de fonction en qualité de  Président  de  la  République, de  m’investir  pour porter rapidement  la  paix  et  la  sécurité  à  mon  peuple  à  un niveau  acceptable,  pour  créer  les  conditions  véritables d’une  vie  décente  au  bénéfice  de  toutes  les  populations maliennes et pour améliorer notre environnement de vie.
C’est ainsi que dès mon élection en 2013, je me suis attelé fermement  à  la  recherche  d’une  solution  politique négociée à la dimension interne de la crise malienne.  De  fait,  après  huit  (8)  longs  mois  de  négociations  âpres  et déterminées,  les  parties  maliennes  ont  signé,  en  mai/juin 2015,  la  conclusion  de  leurs  discussions,  connue  sous  le nom  de  «l’Accord  pour  la  paix  et  la  réconciliation  au Mali, issu du processus d’Alger».
Le  premier  mérite  dudit  Accord  aura  assurément  été  de ramener  immédiatement  la  confiance  entre  les  parties maliennes. Avec la mise en œuvre de l’Accord, la situation générale du pays a connu des progrès fort appréciables. Je me permettrai de faire à présent, l’économie de la longue liste  des  mesures  prises  et  des  actions  concrètes  engagées par  le  Gouvernement  du  Mali  pour  la  mise  en  œuvre diligente  de  l’Accord  de  paix,  dans  le  respect  strict  de  la lettre et de l’esprit des engagements que nous avons pris.
A  titre  d’exemple,  je  voudrais  indiquer  qu’à  la  date d’aujourd’hui,  les  autorités  intérimaires  et  les  collèges transitoires,  deux  éléments-clés  de  l’Accord,  sont opérationnels dans les cinq régions du nord du Mali.  Dans  la  même  veine,  je  me  réjouis  particulièrement  de  la dynamique  actuelle  qui  vise  le  retour  définitif  de l’administration à Kidal. Cette heureuse perspective a été rendue  possible  grâce  aux  efforts  conduits  par  les  Maliens eux-mêmes,  avec  la  facilitation  de  la  médiation internationale et l’appui de la MINUSMA.
Parallèlement,  le  gouvernement,  sous  mon  autorité, travaille  à  stabiliser  la  situation  sécuritaire  dans  les régions du centre du pays, qui me préoccupe au plus haut point. Il s’agit d’une situation particulière devenue aigüe et urgente  postérieurement  aux  discussions  d’Alger,  c’est-à-dire  un  nouveau  front  à  sécuriser  et  à  pacifier.  Ainsi,  des mesures  importantes  ont  été  prises  dont  la  mise  en œuvre est en cours, avec des résultats fort encourageants. Ces  résultats  attestent,  indubitablement,  de  la  volonté commune des Maliennes et des Maliens d’aller à la paix, de se  réconcilier  et  de  recréer  les  conditions  véritables  du vivre ensemble.
Nous devons aussi ces résultats au soutien multiforme des hommes et des femmes du système des Nations Unies au Mali.  C’est  pourquoi,  je  tiens  à  saluer  le  travail remarquable  du  personnel  civil  et  militaire  de  la MINUSMA,  qui  travaille  dans  des  conditions  que  je  sais difficiles, voire souvent périlleuses.
Du haut de cette tribune, permettez-moi d’avoir une pensée pieuse  pour  toutes  les  victimes,  aussi  bien  civiles  que militaires,  victimes  nationales  et  étrangères  tombées  sur  le champ d’honneur au Mali. La  mise  en  œuvre  de  l’Accord  a  connu  de  nombreux obstacles,  qui  ont  conduit  à  de  longs  délais  et  à  la manifestation de multiples formes d’atermoiements ; toutes choses qui ont généré une immense impatience au niveau de l’opinion nationale et de la communauté internationale. C’est  le  lieu  d’exprimer  notre  profonde  reconnaissance au  Conseil  de  sécurité  pour  l’adoption  de  la  résolution 2364 (2017) du 29 juin 2017, renouvelant  le  mandat de la MINUSMA.  De  plus,  je  me  réjouis  particulièrement  de l’adoption,  le  05  septembre  2017,  de  la  résolution  2374 (2017)  instaurant  le  cadre  juridique  d’un  régime  de sanctions  contre  les  auteurs  d’actes  entravant  la  mise  en œuvre de l’Accord de paix.
Ces  deux  résolutions  visent  la  résolution  efficace  des types  de  difficultés  sous-tendant  la  mise  en  œuvre  de l’Accord.  Elles  traduisent  également,  la  détermination ferme  de  mon  Gouvernement  de  poursuive  inlassablement ses  efforts  politiques  et  institutionnels  pour  une  conduite ferme  et  diligente  des  processus  liés  à  l’effectivité  de l’Accord.

Monsieur le Président, 
La détérioration de la situation sécuritaire au Mali a eu un impact négatif sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. En effet, l’insécurité au Mali et au Sahel constitue une source de grande préoccupation pour mon pays et pour nos voisins. Cette situation représente, à tous égards, une menace réelle pour la paix et la sécurité internationales. Elle est marquée par le terrorisme, l’extrémisme violent et autres formes de crime transnational organisé, y compris les trafics de drogues, d’armes, de personnes…
Ces groupes du crime organisé essaiment dans le Sahel. Ils disposent  de  moyens  financiers,  matériels  et  logistiques importants  et  représentent  de  graves  défis  pour  les institutions et organisations opérationnelles individuelles de chacun de nos Etats.  Ils  sèment  la  mort  lors  de  leurs  attaques  criminelles  et asymétriques.
Poussant  leurs  actions  dans  la  conquête d’espaces partiellement soustraits de la souveraineté de nos pays,  ils  se  permettent  d’entretenir  et  d’étendre  leurs activités  criminelles,  menaçant  gravement  les  fondements, voire l’existence même de nos Etats.
Aucun pays ne peut, seul, faire face à ces menaces transfrontalières. C’est  tout  le  sens  de  la  création  du  G5  Sahel  par  le Burkina  Faso,  le  Mali,  la  Mauritanie,  le  Niger  et  le  Tchad pour relever ensemble les défis communs liés à la sécurité et au développement de nos pays.
De  sa  création  en  février  2014  à  nos  jours,  notre organisation  commune,  dont  j’ai  le  privilège  d’assurer  la présidence pour la période 2017-2018, a réalisé des progrès immenses.  Elle  a  notamment  mis  en  place  la  Force conjointe  du  G5  Sahel  pour  lutter  contre  le terrorisme,  le crime transnational organisé et le trafic de migrants.
L’adoption  de  la  résolution  2359  (2017)  du  Conseil  de sécurité  est  certes  une  étape importante,  mais  nous aurions souhaité qu’elle le fût sous le chapitre VII qui lui garantirait un financement prévisible et durable, y compris à travers  les  Nations  Unies,  conformément  à  la  décision  du Conseil  de  paix  et  de  sécurité  de  l’Union  africaine  du  13 avril 2017.
La  Force  conjointe  du  G5  Sahel  participe  de  la  volonté commune  de  nos  Etats  de  s’investir  ensemble  dans  la sécurisation  et  le  développement  de  notre  espace commun, avec le soutien  de nos partenaires que je salue ici pour leur constante sollicitude à nos côtés. Aujourd’hui, nous  travaillons  sans  relâche  à  l’opérationnalisation effective  et  au  fonctionnement  efficient  de  cette  force, avec  l’appui,  ô  combien  apprécié,  de  pays  amis  et d’organisations partenaires.
Les  premières  opérations  de  la  Force  conjointe débuteront,  nous  l’espérons,  ce  mois  d’octobre  2017.  Je puis vous assurer que  ces  opérations seront  conduites  dans le  strict  respect  des  droits  de  l’homme  et  du  droit international humanitaire. A cet égard, un dispositif civil sera  déployé  au  sein  de  la  Force  pour  veiller  à  cette dimension qui nous tient à cœur, car le succès de la Force repose  sur  l’adhésion  pleine  et  constante  de  nos populations.
Cependant,  je  voudrais  appeler  votre  attention  sur quelques  défis  qui  jalonnent  l’opérationnalisation  et  le maintien  de  la  Force.  Au  nombre  de  ces  défis,  figure  en bonne place la mobilisation du financement intégral de la
Force.  C’est  donc  l’occasion  pour  moi  d’inviter  tous  les pays  amis  et  les  organisations  internationales  partenaires  à la  Conférence  internationale  de  planification  des contributions  à  la  Force,  prévue  en  décembre  2017  à Bruxelles. Je voudrais donner l’assurance que les ressources allouées à cette Force seront gérées avec une totale transparence.
De  plus,  nous  restons  ouverts  à  tout  appui  de  nos partenaires,  pouvant  aider  à  assurer  une  meilleure  gestion des ressources de la Force conjointe.  Aussi,  voudrais-je  inviter  les  pays  amis  et  les organisations  internationales  partenaires  à  soutenir  la Force  conjointe  du  G5  Sahel  dans  les  domaines  de l’équipement  des  bataillons,  du  renforcement  des capacités  logistiques,  ainsi  que  celui  des  secteurs  de  la communication, de l’évacuation médicale d’urgence et de la lutte contre les Engins Explosifs Improvisés (EEI).
Parallèlement au volet sécuritaire, le G5 Sahel accorde une grande  priorité  aux  questions  de  développement,  de résilience  des  populations,  de  gouvernance  et  d’emplois décents pour la jeunesse de nos pays respectifs. C’est le lieu d’inviter  la  Communauté  internationale  pour  un accompagnement  soutenu  du  Programme d’investissements prioritaires (PIP) du G5 Sahel.

Monsieur le Président, 
La  mise  en  œuvre  des  Objectifs  du  Développement Durable (ODD) demeure une priorité pour le Mali. Dans ce contexte, le Gouvernement a adopté, en 2016, le  Cadre stratégique  pour  la  relance  économique  et  le développement  durable  (CREDD)  pour  la  période  2016-2018,  dont  l’objectif  global  est de  promouvoir  un développement inclusif et durable en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans un Mali uni et apaisé, en  se  fondant  sur  les  potentialités  et  les  capacités  de résilience, en vue d’atteindre les ODD à l’horizon 2030.
Le cadre macroéconomique de notre pays a été assaini et de  nombreux  indicateurs  montrent  des  évolutions encourageantes,  notamment  un  taux  de  croissance économique robuste avec une moyenne annuelle de l’ordre de  6%  et  une  amélioration  substantielle  du  climat  des affaires. Dans un tel contexte favorable, le Mali organisera les 7 et 8 décembre  2017  à  Bamako  le  Forum  Invest  in  Mali  et nous  invitons  les  pays  amis  et  les  organisations internationales à venir faire le pari du Mali.

Monsieur le Président,
Pays  sahélien  à  vocation  agro-sylvo-pastorale,  le  Mali demeure  fortement  préoccupé  par  les  changements climatiques, qui  constituent  l’un  des défis majeurs pour la survie et le développement de l’humanité.  C’est  pourquoi,  je  voudrais  réaffirmer  l’attachement  du Mali  à  la  mise  en  œuvre  effective  de  l’Accord  de  Paris sur  le  climat.  A  cet  égard,  la  Communauté  internationale doit  rester  mobilisée  pour  sa  mise  en  œuvre  afin  de préserver  l’écosystème  pour  les  générations  présentes  et futures.

Monsieur le Président ;
Le  monde  continue  de  faire  face  à  de  nombreux  défis  de santé  publique  comme  le  VIH/Sida,  le  paludisme,  la tuberculose, l’Ebola. Tout  en  saluant  les  progrès  dans  la  lutte  contre  ces pandémies,  il  nous  faut  renforcer  la  mobilisation internationale  pour  atteindre  les  objectifs  communs d’éradication de ces maladies. Il nous faut redoubler  d’efforts  pour  mettre  en  œuvre notamment la  Déclaration  politique  sur  l’élimination  du Sida à l’horizon 2030  que  nous,  dirigeants  du  monde, avions adoptée à New York, en juin 2016.
S’agissant des questions  de  migration,  le  Mali  appuie pleinement le processus en cours, au sein de notre organisation  commune visant  l’adoption,  en  2018,  d’un pacte  mondial  pour des  migrations  sûres,  régulières  et ordonnées. Il nous faut trouver collectivement des solutions idoines à la tragédie humaine dans la Méditerranée et dans le désert,  qui  ne  laisse  aucune  conscience  humaine indifférente, avec ces milliers de morts, y compris des femmes et des enfants.  Le Mali, se trouve être à la fois pays de départ, de transit et de destination de migrants. Aussi nous sommes-nous dotés d’une  Politique nationale  de  Migration (PONAM),  en vue d’un meilleur encadrement de la migration. Le  Mali  a également mis en place des mécanismes nationaux pour une meilleure gestion des questions migratoires.
Je salue ici la contribution  substantielle  de  la  diaspora malienne au développement économique,  scientifique, culturel et social du Mali. Oui !  Cette  diaspora  constitue  à  la  fois  notre  fierté  et notre richesse.

Monsieur le Président ;
Le peuple et le gouvernement du Mali demeurent très attentifs à la situation en Afrique et dans le reste du monde.  Ainsi, sommes-nous préoccupés par la situation en Libye qui continue d’impacter négativement la région du Sahel et nous appelons  l’ensemble  des  parties  prenantes libyennes à privilégier la recherche de solutions pacifiques en vue du règlement durable de la crise.
Le Mali est également attentif à la situation qui prévaut au Moyen-Orient,  en  particulier  l’impasse  dans  les négociations du conflit israélo-palestinien. Le Mali réaffirme son soutien au peuple palestinien frère dans sa lutte légitime pour recouvrer ses droits inaliénables et appelle à la reprise des négociations, en vue de la solution à deux Etats,  Israël  et  la  Palestine,  vivant  côte  à côte en paix et en sécurité.
De même, nous sommes inquiets par la montée sans précédent  du  terrorisme,  de  l’extrémisme  violent  et  de l’intolérance religieuse dans le monde. Pour contenir  ces  menaces  mondiales,  qui  n’épargnent aucun pays et aucune communauté, il nous faut renforcer la coopération internationale et régionale,  favoriser  un dialogue fécond et permanent entre les civilisations, lutter contre  les  causes  des  vulnérabilités  qui  exposent  nos communautés à l’idéologie extrémiste. Le Mali se réjouit des succès enregistrés dans la lutte contre les  organisations  terroristes  de  part  le  monde et  lance  un appel à plus  de  coopération  et  de  coordination  dans  la lutte contre le terrorisme dans la région du sahel.

Monsieur le Président,
Les réalités et les exigences du monde actuel nous commandent d’adapter la gouvernance mondiale aux défis du moment. La revitalisation  de  l’Assemblée  générale  et  la  réforme tant attendue du Conseil de sécurité deviennent de plus en plus incontournables, si nous voulons une Organisation des Nations Unies capable de répondre efficacement aux attentes légitimes de toutes les Nations. Le  Mali  réaffirme  son  attachement  à  la  position commune  africaine  sur  la  réforme  du  Conseil  de sécurité.
Au demeurant, nous exprimons notre préoccupation face à la tendance à la réduction  du  budget  des  opérations  de maintien de la paix des  Nations Unies, au moment où les défis sécuritaires dans le monde requièrent plutôt un renforcement des moyens et des capacités des missions de paix.
Aussi, voudrais-je  réitérer  l’appel  du  Gouvernement  du Mali en faveur de la nécessaire adaptation des Opérations de maintien de la paix  à  l’évolution drastique  qu’a connue leur environnement, évolution  marquée  par  de  nouvelles menaces liées aux attaques asymétriques. Comme l’a affirmé le Secrétaire général des Nations Unies, nous sommes d’avis que les opérations de maintien de la paix,  pour  être  efficaces,  doivent  être  dotées  de  mandats réalistes et réalisables.
Je ne saurais fermer ce chapitre sans saluer la dynamique de renforcement du partenariat stratégique entre l’Union Africaine et l’Organisation des  Nations  Unies, conformément au Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, eu égard au fait qu’environ 70%  des  questions traitées  par  le  Conseil de  sécurité porte sur  les  questions africaines.

Monsieur le Président ;
Majestés ; Mesdames, Messieurs les  Chefs  d’Etat  et  de Gouvernement
Nous avons la responsabilité collective de faire la paix et d’assurer la sécurité dans le monde. Nous avons la responsabilité collective  de  ne  laisser personne en marge et de créer les conditions d’un développement inclusif pour nos populations.
Nous avons la responsabilité collective  de  sauver  et  de préserver notre environnement et notre planète commune. Par ma voix, le  Mali  s’engage  à  jouer  pleinement  sa partition  dans  cette  œuvre  collective  de  construction  d’un monde meilleur pour tous.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

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