samedi 26 mai 2018

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Le Burkina rend hommage à ses militaires tués dans les attentats de Ouagadougou

Une femme rend hommage à un soldat tué dans les attaques contre contre l’ambassade de France et l’état-major général des armées, le 4 mars 2018 à Ouagadougou, au Burkina Faso

Le Burkina Faso a rendu mercredi un hommage national aux huit militaires tués dans les attentats de Ouagadougou il y a cinq jours, alors que l’enquête laisse toujours apparaître des zones d’ombre.

Un millier de personnes, familles des victimes, autorités civiles et militaires, et soldats étaient réunies dans l’après-midi pour la cérémonie au camp militaire Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, en périphérie de la capitale burkinabè, a constaté un journaliste de l’AFP.

« C’est un jour douloureux pour nous la famille parce que nous avons perdu un fils, qui (…) est mort en se sacrifiant pour son pays », a confié Souleymane Nikiema, oncle d’un soldat. « On espère au moins un suivi et un soutien (de l’armée) pour ses parents ».

Les huit militaires, dont les cercueils alignés étaient recouverts du drapeau national, ont été décorés à titre posthume, devant une assistance silencieuse à l’émotion contenue.

Une bonne partie du gouvernement burkinabè a assisté à l’hommage qui a duré une heure, dont les ministres de la Sécurité Clément Sawadogo et de la Défense Jean-Claude Bouda. Le chef d’état-major général des armées Oumarou Sadou était présent ainsi que l’ambassadeur de France, Xavier Lapeyre de Cabanes.

Les militaires défunts ont ensuite été inhumés au cimetière municipal de Gounghin, situé non loin, où une nouvelle cérémonie s’est déroulée devant une foule nombreuse.

Adama Dyandeba, proche d’une des victimes a confié à l’AFPTV être venu pour « montrer à ces gens-là qu’on n’a pas peur, vous voyez on est nombreux ici, il ne nous empêchent pas de vivre, il n’y a que les lâches qui tuent ».

Deux attaques simultanées par deux commandos jihadistes ont frappé vendredi dernier l’état-major général des armées, en plein centre de Ouagadougou, et l’ambassade de France. Outre les huit morts, 61 membres des forces de l’ordre et 24 civils ont été blessés. Huit jihadistes ont été tués.

L’opération été revendiquée par une coalition de groupes jihadistes sahéliens, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, disant agir en représailles à une opération militaire française antijihadiste dans le nord du Mali, mi-février.

AFP

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