mercredi 22 novembre 2017

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Koulikoro : PRÉSERVER LA ZONE INDUSTRIELLE DE LA SPÉCULATION FONCIÈRE

Il s’agit de doter la ville d’un espace capable d’accueillir les unités industrielles dans le but de relancer l’économie

Le projet de création de la nouvelle Zone industrielle de Koulikoro entre dans sa phase opérationnelle. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Industrie, Mohamed Aly Ag Ibrahim s’est rendu le week-end dernier, dans la capitale du Méguétan sur le site que l’Agence pour l’aménagement et la gestion des Zones industrielles (AZI S.A.) vient d’aménager, mais aussi et surtout pour s’enquérir de la situation foncière et domaniale de la zone et discuter avec les acteurs sur le terrain. Rappelons que Koulikoro, il y a quelques années, était la première ville industrielle de notre pays. En effet, l’activité économique y était dense et tournait autour d’une vingtaine d’unités industrielles dont les plus emblématiques étaient : HUICOMA, la COMANAV), l’INACOM, les Grands Moulins du Mali (GMM), la Briqueterie moderne du Mali, etc. Une grande part de l’économie tournait autour de HUICOMA qui produisait de l’huile raffinée, commercialisée et consommée partout au Mali. D’ailleurs, sa fermeture a été un coup très dur pour ses employés.
Pour réveiller l’espoir dans le Méguetan et ouvrir la ville à d’autres investisseurs industriels, le gouvernement a décidé de la doter d’une zone industrielle. Cette zone, d’une superficie de plus de 40 hectares, est située à 2 kilomètres de la ville de Koulikoro sur la route de Banamba.
Accueilli par le gouverneur de la région, El Hadj Sékou Coulibaly, le ministre Mohamed Aly Ag Ibrahim a visité le site en question. C’est ainsi qu’il découvrira, avec stupéfaction, les occupations illicites sur le terrain. Mais promesse a été faite de trouver rapidement une solution à cette situation.
Le directeur technique de l’AZI-SA, Hamidou Traoré expliquera que, ce site dévoué à l’implantation de la Zone industrielle, a été identifié par le Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Koulikoro et environs. En outre, il a précisé que la projection initiale était de 60 hectares. « A la programmation du projet d’aménagement, l’AZI-SA a constaté la création du titre foncier pour une superficie de 45 hectares par les services des domaines et du cadastre de la région. Compte tenu du fait que la superficie disponible était très modeste, il a été décidé de concevoir le site pour un besoin exclusivement industriel », a-t-il souligné.
Après la visite de terrain, le ministre a rencontré les responsables techniques des domaines et du foncier de la région et leur a donné des instructions claires en vue de la sécurisation rapide du terrain et de l’identification des occupants illicites de la zone. Il a aussi souligné que l’émergence de notre pays s’appuiera sur le secteur industriel qui recèle de réelles potentialités. Une émergence qui se prépare notamment avec l’opérationnalisation de nouvelles zones industrielles. « Nous voulons donner aux entreprises industrielles, surtout celles désireuses de s’installer à Koulikoro, l’opportunité d’opérer dans les conditions optimales et dans un environnement leur permettant d’être sécurisées et plus compétitives. Par conséquent, des travaux d’aménagement portant sur la voirie, l’assainissement, l’électrification, l’adduction d’eau, le réseau téléphonique, l’évacuation des déchets, seront réalisés sur le site », a annoncé Mohamed Aly Ag Ibrahim qui a laissé entendre que le projet d’aménagement de la Zone industrielle de Koulikoro a obtenu l’adhésion totale des autorités administratives et politiques de la région. Koulikoro, selon lui, recèle de potentialités réelles en matière de développement industriel. « Jadis ville industrielle très prospère, Koulikoro peut retrouver cette place d’antan. C’est à cela que nous travaillons. Et les investisseurs qui tapent déjà aux portes de la région aspirent surtout à avoir une Zone industrielle sécurisée pour y implanter leurs entreprises. Ces Zones industrielles devraient faciliter l’accès des investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers au foncier industriel », a-t-il conclu.
Doussou DJIRE

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