jeudi 14 décembre 2017

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Kayes, projet Keneya Jemu Kan : UNE NOUVELLE ORIENTATION AVEC LES PHARMACIENS

Le projet USAID/Keneya Jemu Kan a entamé une campagne de communication et de promotion de la santé à l’intention des services socio-sanitaires de la Région de Kayes. Financé par l’USAID, Keneya Jemu Kan s’occupe principalement de la communication pour le changement social et de comportement (CCSC), le marketing social (MS) et le renforcement des capacités (MSH). D’une durée de cinq ans (décembre 2014-décembre 2019), le projet Keneya Jemu Kan Mali est le fruit d’une collaboration entre le Centre des programmes de communication de l’Université Johns Hopkins (CCP) et ses partenaires (Palladium group, Management Sciences for Health). Son but est de contribuer à des améliorations durables en matière de santé grâce à l’utilisation accrue de services à fort impact et à l’adoption de comportements sains.
L’approche proposée concerne le partenariat à tous les niveaux, en passant du couple qui décide ensemble d’adopter des meilleures pratiques pour la santé, aux vendeurs/distributeurs des produits de marketing social et aux acteurs de santé communautaire comme les groupements de femmes qui se joignent aux prestataires de santé et aux communautés pour répondre aux besoins de santé des familles.
Le projet comprend 3 volets : la communication pour le changement social et de comportement et la stimulation de la demande ; le renforcement des capacités des partenaires institutionnelles aussi bien que les acteurs communautaires comme les groupements féminins et marketing social. Le marketing social mettra en œuvre une approche de marché total pour veiller à l’accès et l’utilisation des produits au sein des segments de populations prioritaires. Il exploitera les canaux de distribution commerciale existant pour toucher toutes les couches de la population et notamment les populations éloignées. C’est dans ce cadre que le projet Keneya Jemu Kan, en collaboration avec l’Ordre régional des pharmaciens a organisé, fin mai dernier, au Centre de conférence de Kayes, un atelier d’orientation à l’intention des pharmaciens ou agents de comptoirs sur les produits du marketing social et sur les exigences du GEU en matière de Planning familial (PF), d’avortement et de Vih/Sida. L’objectif général de cette orientation est de toucher 25 pharmaciens et/ou les agents d’officines de pharmacies privées de Kayes et 25 agents de centres de santé privés afin d’améliorer leurs connaissances sur la collaboration de l’USAID et mieux les outiller sur les produits du marketing social du projet USAID/Kenya Jemu Kan (KJK). Il s’agissait, spécifiquement, pour les organisateurs d’échanger sur le concept de planification familiale au Mali. C’est ainsi que les participants ont eu droit à des exposés sur les différents produits du marketing social et sur les exigences du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique en matière de planification familiale, d’avortement et Vih/Sida. Lassine Diabaté de la direction régionale de la Santé de Kayes a ouvert les travaux de cet atelier en ces termes : « C’est intéressant. Il y a rarement une formation destinée au secteur privé. Or, tous les grands programmes doivent être partagés entre le privé et le public. Les personnes qui achètent les médicaments dans les pharmacies ont besoin de conseils des pharmacies, d’où l’utilité de cette formation ». Il a annoncé que les indicateurs de la planification familiale sont bons et que leur renforcement nécessite l’implication du secteur privé. Cette formation est, selon le Dr Brahima Bagayoko de l’Ordre des pharmaciens de Kayes, en droite ligne avec les procédures de sa corporation. Ce promoteur de pharmacie a attiré l’attention de l’assistance sur le fait que le « pharmacien est au départ et à la fin de la chaîne du médicament » pour lutter contre les maladies dont le Vih/Sida.
Pour la direction régionale de la Santé, cet atelier porte essentiellement sur les contraceptifs afin de mieux outiller les sages-femmes pour qu’elles contribuent davantage à l’amélioration des indicateurs. « Cette orientation va nous permettre de mieux comprendre les produits de contraception, renforcer le partenariat entre notre mouvement et Keneya Jemu Kan », a estimé Mme Bagayoko Safiatou N’Daou, la présidente de l’Association des sages-femmes de Kayes.
Lors des différents ateliers, tous les participants ont reçu des attestations, des dépliants et des produits KJK. Parallèlement à l’atelier destiné aux sages-femmes, les responsables de Keneya Jemu Kan ont signé dans la salle de conférence du Conseil de cercle de Kayes, un accord de partenariat de trois ans entre leur projet et l’Association des femmes des cheminots de Kayes (AFCK), en tant que composante de la société civile. « Quand tu aides la femme, tu appuies l’homme et la femme. J’invite les femmes à soutenir l’AFCK », a déclaré Mme Diakité Niawara Coulibaly, directrice régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Kayes. Tirant les leçons du choix porté sur l’Association des femmes des cheminots de Kayes, elle a invité les associations à mener des activités pour être plus compétitive. L’AFCK a été retenue, car elle est la seule organisation à remplir les critères exigés par le projet. « C’est la victoire de toutes les femmes. Il s’agit d’un travail collectif qui nécessite l’implication de toutes les femmes de Kayes ! », s’est exclamée Mme Kéita Mariam Kéita, présidente de l’AFCK, devant ses militantes et sympathisantes.
« C’est une initiative démocratique et citoyenne. Je réaffirme l’engagement et la franche collaboration de la mairie à accompagner les bénéficiaires de cette initiative de développement », a souligné Mme Macalou Mariam Seck N’Diaye, représentante du maire de Kayes. « Le partenariat inclut la formation, la promotion des produits, la sensibilisation sur le planning familial », a précisé le coordinateur régional du projet USAID Mali/Keneya Jemu Kan de Kayes, Cheick Madani Coulibaly.
Les deux parties entendent travailler ensemble pour mieux sensibiliser les populations ciblées par les activités du projet KJK, pour mieux véhiculer les messages du projet et faire connaître ses produits aux femmes, mais aussi à toute la population. Le but est de permettre aux femmes et enfants d’accéder à une meilleure santé et à une meilleure qualité de vie.

Bandé M. SISSOKO
AMAP-Kayes

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