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PostHeaderIcon élection du président de la commission de l’UA : En queue de poisson

Ni le Gabonais Jean Ping, ni la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, ne remportent la bataille

élection du président de la commission de l’UA : En queue de poisson

Le 18è sommet de l’Union africaine s’est achevé hier à Addis-Abeba, sur un coup de théâtre. Ni le Gabonais Jean Ping, candidat à sa propre succession, ni sa concurrente, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, ne remportent la bataille pour la présidence de la Commission. Le vice-président de l’Union africaine assurera l’intérim jusqu’en juin. Aucun président de la Commission n’aura été élu malgré 4 tours de scrutin. Au premier tour, le Gabonais Jean Ping, président sortant de la Commission de l’UA a obtenu 28 voix contre 25 pour Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-ministre des Affaires étrangères sud-africaine. Le deuxième tour fut plus serré (Ping 27, Zuma 26). Au 3e tour, Jean Ping ayant obtenu 29 voix contre 24 à Mme Zuma, cette dernière s’est retirée, conformément au règlement interne. Mais au 4e tour, Jean Ping n’ayant obtenu que 32 voix, c’est-à-dire moins que les 2/3 nécessaires à son élection, il se retrouve lui aussi éliminé. C’est donc le vice-président de l’UA qui assurera l’intérim jusqu’au prochain sommet des chefs d’État en juin. L’imposante délégation sud-africaine était pourtant en ordre de bataille. Le président Jacob Zuma a multiplié les appartés, tout comme sa ministre des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane. Et tous les délégués ont eu droit à une petite brochure sur papier glacé, vantant les qualités de Nkosazana Dlamini-Zuma. L’actuelle ministre de l’Intérieur promettait de travailler au développement économique et social, à l’élimination des conflits, à la promotion de la démocratie, à la bonne gouvernance et à l’émancipation des femmes. En soulignant que son peuple a joué un rôle majeur dans la libération du continent. Dans l’autre camp, la discrétion était de mise. Le président gabonais Ali Bongo et son chef de la diplomatie se sont livrés aux mêmes jeux des entretiens discrets. Jean Ping affichait une mine sereine. Il a participé hier dimanche après-midi à une longue réunion sur la crise dans la bande sahélo-saharienne. Les 54 délégués devaient les départager dans la matinée, lors d’un vote à bulletin secret. Les ingénieurs chinois avaient installé un système de vote électronique sur chaque pupitre. Pour être élu, il fallait donc obtenir les deux tiers des voix, ce qu’aucun des deux prétendants n’est parvenu à remporter. Avant le verdict, de nombreux diplomates affirmaient déjà que cette bataille pour le poste de président de la Commission aurait des conséquences sur le fonctionnement futur de cette organisation.