mardi 12 décembre 2017

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Goundam : LES PROMESSES DU SYSTÈME FAGUIBINE

Faire de la zone Faguibine un pôle de développement économique, tel était le souhait des autorités du pays. Mais c’était sans compter avec le changement climatique dont les effets se font sentir de manière impitoyable ces dernières années. A ce facteur, il faut ajouter la situation d’insécurité qui s’est installée dans toutes les zones d’exploitation agricole du Faguibine
Les effets du changement climatique se caractérisent par une faible pluviométrie mal repartie dans le temps et dans l’espace, la faible crue du marigot de Goundam, la faible alimentation en eaux des chenaux du Tassakane et du Kondi. Cette année, cela a provoqué un sérieux retard dans l’installation des cultures.
Mais grâce aux efforts de curage menés par l’Office pour la mise en valeur du Système Faguibine, l’eau a atteint certains lacs. Au cours de la campagne agricole 2017-2018, l’OMVF a fait quinze missions de supervision et procédé à des distributions de motopompes, de tonnes de semences, des matériels aratoires pour les exploitants maraîchers au niveau des communautés bénéficiaires de la zone d’intervention.
La situation de catastrophe de la campagne agricole 2017-2018 avait été annoncée par la précédente mission de supervision composée des chefs de services techniques, des maires, et partenaires dont l’OMVF. C’était en réunion de cabinet du 19 septembre dernier. Depuis, des instructions ont été données pour traiter les résultats de la mission et rendre compte des dispositions prises par l’OMVF, la DNA et l’ APCAM, analyser les résultats du rapport et faire des suggestions.
Ces détails sur l’évolution de la campagne agricole dans les zones d’exploitation du Faguibine ont été présentés au cours de la réunion du cabinet du mardi 26 septembre 2017.
La situation de la campagne agricole 2017-2018 présentée comme étant mauvaise par les précédentes missions dans des zones de cultures sèches, est un phénomène absolument lié à une pluviométrie aléatoire Pourtant les cultures ont été installées dans de bonnes conditions dans les mares et les lacs de la zone d’intervention à la faveur de la bonne crue de l’année précédente. Malheureusement la pluviométrie qui devrait aider à boucler le cycle a été capricieuse sur une longue période de la mi-août.
Dans la vallée des secteurs de Mecoré, Faty, Tonka Kessou, le Thylli et Allafia, des conditions d’installation très bonnes ont été soutenues par la subvention de l’État sur la fourniture de la totalité des intrants agricoles.
A titre de rappel, l’actuel ministre de l’agriculture le Dr Nango Dembélé avait servi par le passé à Goundam au Projet Lac Horo de Tonka, puis à Farach avant de recevoir une mutation sur Tombouctou. Ce qui fait de lui un fin connaisseur de la zone. Il a toujours le souci d’un suivi constant de toutes les actions menées dans la zone Faguibine en particulier, et dans la Région de Tombouctou en général.
Aussi le ministère de l’Agriculture est en pleine négociation avec les partenaires techniques et financiers en vue de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du programme cadre pour la restauration et le développement du système Faguibine. Le coût de ce programme est estimé à 44 milliards Fcfa.
Malgré l’insécurité ambiante depuis près de cinq ans, certains exploitants (constructions dans le lit des bras de marigots, des barrages dressés par des pêcheurs) obstruent le passage de l’eau.
Cependant l’OMVF malgré tous ces obstacles a mené plusieurs activités ces dernières années à travers le surcreusement et le curage des chenaux en haute intensité de main d’œuvre (HIMO) sur une distance de 5720 mères linéaire. Plus de 200 jeunes ont été recrutés par les prestataires retenus en rapport avec les élus des communes concernées. Sur une prévision de 20.000 m3, 19870 m3 ont été réalisés, la supervision des travaux étant assurée par la direction régionale du Génie rural de Tombouctou.
Les travaux de protection des berges et de fixation des dunes sont en cours et durent six mois (de juillet à décembre 2017) : 17 ha en protection de berges sur 6 sites des communes de Goundam à Arham, 2 ha de protection de ceinture du siège de l’OMVF, 10 ha de fixation de dunes sur 2 sites de la commune de Bintagoungou et 10 ha. Ont également été menées comme activités, des séances d’incinération de carcasses d’animaux dans les lacs dans le cadre de l’assainissement, des séances de formation des agents et des paysans.
Quelques 35500 plants l’eucalyptus ont été achetés auprès de la coopérative de planteurs et producteurs de Goundam et répartis entre les différents planteurs.
Il faut aussi noter l’apport de la MINUSMA à travers l’aide qu’elle a apportée en vue de l’étude de faisabilité en sécurisant la base vie du projet durant le passage des experts internationaux sur le terrain. Alors que l’on était en pleine période d’insécurité, une délégation de partenaires techniques et financiers dirigée par Mme Mbaranga Gassarabwe, coordinatrice humanitaire des Nations unies au Mali, a récemment effectué une visite de terrain à Goundam et Bintagougou.

 

Almahadi A Touré
AMAP-Goundam

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