mercredi 16 août 2017

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Forum des jeunes sur l’entrepreneuriat : PLAIDOYER POUR PLUS D’ATTENTION DES DECIDEURS

A l’issue du forum, les jeunes se sont engagés à devenir des entrepreneurs du développement par l’innovation et la créativité

Ils ont adopté, à l’issue de leurs travaux, un récueil de leurs attentes et leurs aspirations. Le document a été soumis aux chefs d’Etat

C’est l’un des évènements qui ont largement contribué à la réussite du Sommet de Bamako pour la paix et l’émergence. Le forum des jeunes sur l’entrepreneuriat, tenu en prélude au grand rendez-vous des chefs d’Etat d’Afrique et de France, a pris fin vendredi sur d’importantes recommandations.
À l’issue des trois jours d’ateliers et de panels sur l’éducation, l’entrepreneuriat et l’extrémisme violent, les jeunes d’Afrique et de la diaspora ont exprimé leurs attentes dans un document de plaidoyer qu’ils ont par la suite soumis aux chefs d’Etat. Ils espèrent que la teneur du document sera prise en compte dans les résolutions de ce 27e sommet Afrique-France.
Dans ce document, les jeunes demandent aux chefs d’Etat de soutenir la création du Fonds africain pour le développement de la jeunesse, processus déjà entamé au niveau de l’Union Africaine, avec son adoption par les ministres africains de la jeunesse et le Conseil exécutif de l’UA au sommet de Kigali en juillet 2016.
En somme, les jeunes se sont engagés à devenir des entrepreneurs du développement par l’innovation et la créativité qui sont porteuses de croissance et de changement durable pour l’émergence de l’Afrique. Ils aspirent aussi à être des agents du changement social pour éradiquer définitivement le mariage précoce, les violences basées sur le genre, le VIH et les mutilations génitales féminines. Les jeunes s’engagent également à être des modèles sur lesquels les gouvernements et les décideurs du continent et des partenaires au développement peuvent s’appuyer pour promouvoir la paix et la sécurité et lutter avec énergie contre le radicalisme, l’instrumentalisation et l’intégrisme violent.
Pour l’atteinte de ces objectifs, les jeunes ont décidé de la création d’un Comité pour le suivi de l’exécution des recommandations du sommet en faveur de la jeunesse. Désormais, ils désirent être des acteurs autour de la table pour constituer une force pour l’engagement et le développement de l’Afrique.
A ce forum ont pris part plusieurs jeunes venus d’horizons divers qui se disent comblés d’y avoir participé. Il faut dire qu’il y avait beaucoup d’opportunités pour les jeunes participants. Des chefs d’entreprises aguerris ont entretenu les jeunes débutants en entreprise sur leurs expériences dans les affaires.
Sidi Oumar Cissé est le président du Conseil communal de la jeunesse de Gao. Il s’est réjoui des échanges qu’il a eus avec des jeunes venus d’horizons divers et il pense que cela doit être pérennisé. M. Cissé se dit convaincu que si de telles initiatives qui permettent aux jeunes de découvrir de véritables pistes d’entrepreneuriat et de création d’emplois avaient été prises plus tôt, plusieurs difficultés auxquelles la jeunesse africaine est aujourd’hui confrontée, auraient pu être évitées.
Selon lui, si les jeunes prennent le risque d’aller mourir dans le désert et la Méditerranée ou de s’enrôler dans les rangs des groupes terroristes et du narcotrafic, c’est parce que tout simplement ils n’ont pas d’autres perspectives. Il se réjouit de tout ce qu’il a appris sur les financements innovants d’entreprises, de projets et sur la recherche d’emploi à travers les nouvelles technologies. Malik Diouf, lui, est un jeune sénégalais et cofondateur de la startup Africa Mobile, une plateforme digitale incitant les Africains de la diaspora à venir investir en Afrique.
Il a participé au concours de l’innovation mais malheureusement il n’a pas été retenu parmi les lauréats. Malgré tout, il se dit heureux d’avoir pris part à ce forum où il a pu bénéficier du coaching des experts qui ont donné pas mal de conseils utiles à l’épanouissement des jeunes entrepreneurs. M. Diouf dit avoir découvert beaucoup de pistes et de solutions innovantes en termes de montage et de financement de projets qui vont lui permettre d’entamer la phase de développement de sa startup.
« Je sors de cet  évènement positivement renforcée en ce qui concerne mes connaissances sur les pratiques sexuelles et la santé de la reproduction », confie Hamsétou Niang, jeune sénégalaise et activiste web. Elle se sent désormais prête à pouvoir remédier aux problèmes qu’elle pourra rencontrer dans ces domaines et aider les jeunes filles qui n’ont aucune expérience en la matière. La jeune sénégalaise sort aussi de ce forum avec un goût et une envie plus aiguisés pour l’entrepreneuriat car, elle en convient, l’Etat ne peut pas donner de l’emploi à tout le monde.
À la clôture du forum, le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, n’a pas maqué d’encourager les jeunes à plus d’audace et de créativité, seul gage de leur réussite en entreprise. Il a assuré de son accompagnement et de celui de l’ensemble de ses pairs africains à soutenir la prise en compte des résolutions de la jeunesse auprès des chefs d’Etat.
En attendant la réponse des chefs d’Etat, la présidente de l’Union panafricaine des jeunes (UPJ) a indiqué à ses camarades qu’il est de leur droit de demander de meilleures conditions d’existence mais de ne pas oublier d’accomplir leurs devoirs qui est de participer à la construction du continent.
L. ALMOULOUD

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