mercredi 16 août 2017

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Formation professionnelle : LE PROJET ACEFOR POUR REDUIRE LE CHOMAGE

Dans un monde de plus en plus ouvert et concurrentiel, la compétitivité des entreprises dépend, en partie, de la disponibilité de ressources humaines qualifiées, professionnelles et performantes. Au Mali, les entrepreneurs se plaignent, sans cesse, de la rareté de personnels qualifiés. Ce déficit criarde en main-d’œuvre qualifiée plombe, de l’avis des experts, les performances des entreprises qui sont obligées de recruter « du tout venant », pour ensuite « les former afin de les adapter à leurs besoins ». Il urge, si l’on ne veut pas laisser des jeunes qualifiés de la sous-région pourvoir tous ces emplois, de trouver un remède à ce mal.
Pour trouver une solution, en partie, à cette faiblesse dans le développement de nos industries, le gouvernement du Mali et la coopération française ont initié le projet Amélioration de la compétitivité des entreprises par la formation professionnelle (ACEFOR). Les composantes 1, 2 et 3 de ce projet important, dont l’accord de financement a été signé le 30 août 2013, ont été lancées, hier, par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby. C’était dans la salle de conférence Moussa Mary Balla Coulibaly du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), en présence du conseiller technique national, Charles Lovis Bakyono. Destiné aux Régions de Sikasso et de Ségou, le projet ACEFOR a été initié par la coopération française dans le but de répondre à la problématique de l’employabilité des jeunes et de renforcer les divers mécanismes déjà en cours dans ces régions. Sa durée est de quatre ans. Il coûtera un montant global de 5.903.613.000 de Fcfa. Dont 2. 623. 828. 000 Fcfa de prêt pour la construction de deux centres de formation professionnelle à Sikasso et Markala. Les 3. 279.785.000 Fcfa sont accordés à notre pays sous forme de subvention. Ce montant est destiné au financement des autres volets, a précisé le ministre Baby. Pour qui, ces fonds permettront l’atteinte des objectifs assignés au projet. Il s’agit, selon lui, de la diversification par des formations ciblées de l’offre de formation dans les deux régions d’intervention. Il a ajouté que le financement contribuera à l’amélioration de la qualité de l’offre à travers l’implication des professionnels des différents secteurs concernés. Comme par exemple le para agricole, la maintenance des outils liés à l’agriculture, la gestion de l’eau, l’irrigation… Ce qui améliora, selon lui, « la compétitivité des entreprises des secteurs formels et informels en adaptant l’offre de formation professionnelle à leurs besoins de compétences et à réduire, de façon significative, le chômage des jeunes ».  Toutefois, il « ne s’agit pas de former pour former », précisera Charles Lovis Bakyono. Car, les formations sont conçues selon les besoins exprimés par les entreprises, a argumenté le conseiller technique. « Les avis et besoins des entreprises ont été recueillis au moment de la conception du projet. Le dispositif devrait être tel que le sortant du centre de formation professionnelle soit opérationnel à la fin de sa formation », a indiqué le spécialiste.
Démarrée en 2014,  la composante 5 du projet ACEFOR a formé près de 1.000 jeunes. Qui ont été aussi dotés en kits d’installation dans les métiers du bâtiment et les métiers connexes. Quant à la phase 4, elle a mis à disposition les parcelles pour abriter les Centres de formation professionnelle (CFP) de Markala et Sikasso qui accueilleront, chacun, entre 400 et 1.500 apprenants, selon les besoins des entreprises et les modules.

C. M. TRAORé

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