jeudi 14 décembre 2017

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Finances publiques : UN PLAN DE REFORME POUR L’ATTEINTE DES OBJECTIFS DE CROISSANCE

boubouLe ministère de l’Economie et des Finances, à travers la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (CARFIP), a organisé hier un atelier de dissémination du Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM) 2017-2021 et du rapport final de la troisième évaluation PEFA 2016. La cérémonie d’ouverture de la rencontre s’est déroulée sous la présidence du ministre Boubou Cissé. C’était en présence du représentant du groupe thématique économie et finances des PTF, Abdoulaye Konaté et des représentants des structures engagées dans la mise en œuvre de la réforme des finances publiques.
Le ministre Cissé a rappelé que depuis plus d’une dizaine d’années, le gouvernement s’est lancé dans un vaste processus de réforme de ses finances publiques. Ainsi, il a adopté en avril 2005, le premier Plan d’action gouvernementale pour l’amélioration et la modernisation de la gestion des finances publiques appelé PAGAM GFP1, pour la période 2006-2010. Celui-ci a été suivi d’un second PAGAM GFP dont la mise en œuvre de 2011 à 2015 a permis entre autres de poursuivre la mobilisation et le recouvrement des recettes fiscales, d’améliorer la qualité de préparation et d’exécution du budget de l’Etat, de renforcer la gouvernance et la transparence financière et la gouvernance aux niveaux déconcentré et décentralisé. Il a expliqué qu’en vue de consolider les acquis des deux plans de réforme et d’inscrire les réformes des finances publiques dans une vision claire et cohérente avec le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2016-2018 et le nouveau Programme développement institutionnel (PDI) en cours d’adoption, le gouvernement a adopté le 21 septembre 2016 le Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM) sur la période 2017-2021.
Le PREM couvre trente structures opérationnelles et douze structures de gestionnaires de crédits. Il s’inscrit dans une vision d’un cadre de gestion des finances publiques qui offre au Mali l’une des conditions préalables à l’émergence.
Au cœur de la vision se retrouvent trois concepts clés, à savoir l’optimisation de l’espace budgétaire ; l’efficience et l’efficacité de la dépense publique à travers des logiques optimales d’allocation des ressources pour les actions prioritaires de développement ; l’alignement aux bonnes pratiques internationales et aux engagements communautaires, en particulier le cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA.
L’effet ultime du PREM est d’optimiser l’espace budgétaire afin d’exécuter, de manière transparente et efficace, les dépenses publiques en vue de l’atteinte des objectifs de croissance et de développement durable. Pour parvenir à cet effet ultime, Boubou Cissé a expliqué que quatre pôles de changements principaux ont été retenus pour les cinq prochaines années : la modernisation des administrations et des politiques fiscales ; la mise en œuvre du nouveau cadre de programmation, d’exécution et de suivi budgétaire ; la mutation vers un système de contrôle interne et externe alignée sur les normes internationales et les bonnes pratiques et l’établissement d’un système contractualisé et transparent de gouvernance financière locale. Afin d’assurer la mise en œuvre du PREM, la programmation triennale sur la période 2017-2019 présente un budget prévisionnel de 12,5 milliards, dont 4 milliards de Fcfa pour l’année 2017.
S’agissant de la troisième évaluation, le ministre de l’Economie et des Finances a expliqué qu’elle a permis de mesurer les progrès réalisés en matière de gestion des finances publiques par rapport à la situation établie en 2010. Tout comme les deux premières évaluations, la troisième évaluation PEFA a été effectuée selon un processus participatif qui a démarré en fin novembre 2015 et impliqué l’ensemble des parties prenantes. Elle a montré dans ses conclusions que la situation des finances du Mali est satisfaisante aux niveaux de la crédibilité du budget, de la budgétisation basée sur les politiques publiques, de la couverture et de la transparence du budget.
Elle a également montré que les domaines de la prévisibilité et du contrôle de l’exécution du budget et celui de la comptabilité et de l’enregistrement dans les rapports financiers sont assez satisfaisants. En soulignant que l’évaluation a mis en exergue des insuffisances dans le système de contrôle interne et externe, Boubou Cissé a précisé que toutes les insuffisances et lacunes relevées ont été prises en compte dans la conception du Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali.
Il a salué les parties prenantes pour leur contribution effective et de qualité et remercié le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mali pour avoir bien voulu prendre part au financement de cette évaluation.
A. D. SISSOKO

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