vendredi 20 octobre 2017

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Finances publiques : LES CONTROLEURS FINANCIERS A L’ECOLE DE LA GESTION AXEE SUR LES RESULTATS

Au cours d’un atelier de deux jours, ils apprendront les nouvelles missions du contrôle financier dans le cadre de la gestion du budget en mode programme

Le contrôle a priori sélectif et l’évaluation des performances des programmes a posteriori. C’est le thème d’un atelier d’information sur l’intervention du contrôle financier dans la gestion en mode programme, qui se tient depuis hier dans la salle de conférence de l’Hôtel de l’Amitié de Bamako. C’était sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Sidibé Zamilatou Cissé, qui avait à ses côtés le directeur national du contrôle financier, Alassane Ag Hamed Moussa, le chef du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Mali, Françoise Gianviti et l’économiste principal du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali, Bekaye Diarra. La rencontre a également mobilisé les représentants des administrations centrales du ministère de l’Economie et des Finances, les représentants des directions des finances et du matériel, les directeurs régionaux du contrôle financer, les délégués du contrôle financier et les cadres de la direction nationale du contrôle financier.
Il s’agit, au cours de cette retraite de 2 jours, de faire connaître aux participants les nouvelles missions du contrôle financier dans le cadre de la gestion du budget en mode programme. Celles-ci portent sur le contrôle a priori sélectif des dépenses, l’évaluation a posteriori des résultats et des performances des programmes, l’avis sur la qualité de la gestion et du contrôle interne des ordonnateurs, l’appui-conseil aux ordonnateurs des budgets contrôlés notamment aux collectivités territoriales et le contrôle d’effectivité de la prestation.
Les participants à l’atelier apprendront aussi leur rôle et leur responsabilité dans la gestion du budget en mode programmes en vue de les mettre dans les dispositions pour mieux s’approprier les nouvelles missions du contrôle financier par les acteurs de la chaîne de la dépense. L’atelier vise aussi à renforcer les capacités des contrôleurs sur les nouvelles missions et faire des recommandations visant à améliorer la gestion budgétaire en mode programmes notamment par rapport aux fonctionnements du contrôle a priori sélectif et de l’évaluation des performances des programmes.
Plusieurs thématiques ont été élaborées à cet effet, pour leur permettre de se familiariser avec des concepts clé de cette innovation. D’éminents panelistes sous la direction de Serge Ramangalahy du pôle « Stratégies de développement et finances publiques » du PNUD Dakar, devraient entretenir les participants sur les dispositions communautaires relatives au rôle et aux missions du contrôle financier ; à la restructuration de la DNCF ; au contrôle a priori sélectif de la dépense, enfin l’évaluation des résultats et les performances des programmes. Au sortir donc de ces échanges, il est attendu des participants une gestion efficace des finances publiques à travers l’intégration des principes de bonne gouvernance et des dispositions des directives du cadre harmonisé de gestion des finances publiques de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest (UEMOA) transposées dans la législation nationale, a expliqué le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Sidibé Zamilatou Cissé, avant d’ajouter que le département donnera l’impulsion nécessaire pour la réussite du processus de basculement du budget en mode programme à partir de janvier 2018. Pour elle, la nouvelle gouvernance publique appelle de nouvelles aptitudes que sont : la capacité de veiller à la pertinence de l’action publique ; la capacité de mettre en œuvre les politiques publiques avec efficacité et efficience ; la capacité de maîtriser les actions, les activités, de repérer les risques et de les gérer conséquemment.
Et Zamilatou Cissé de rappeler que son département est engagé dans un vaste processus d’amélioration de l’efficacité et de la transparence des systèmes de gestion des finances publiques avec pour objectif : la gestion efficace des ressources publiques à travers l’intégration des principes de bonne gouvernance et des dispositions des directives du cadre harmonisé de gestion des finances publiques de l’UEMOA transposées dans la législation nationale. Pour l’atteinte de ces objectifs stratégiques, le département de l’Economie et des Finances ne ménagera aucun effort pour donner l’impulsion nécessaire à la réussite du basculement du budget en mode programmes à partir de janvier 2018, a assuré le secrétaire général, Sidibé Zamilatou Cissé.
Amadou O. Diallo

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