mardi 21 novembre 2017

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Fête de la science : SUSCITER TRES TOT LA VOCATION SCIENTIFIQUE

apOutre les universités du Mali, des chercheurs et scientifiques venus des Etats unis d’Amérique et de la France participent à la première édition de la Fête de la science destinée à stimuler l’engouement des sciences chez les élèves et les étudiants.

«Je suis touché par ce que je viens de voir. Des scientifiques valorisent le savoir traditionnel. Des aromes entrant dans la fabrication du savoir sont faites à partir de plantes savoureuses. Je viens aussi de voir des boissons gazeuses à base de plantes locales pour en améliorer la conservation ».
C’est le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Drissa Diallo, qui donne ainsi son impression sur la qualité des expériences, innovations et résultats de recherches exposés à la 1ère édition de la Fête de la science. au Mali.
Le Pr. Diallo a présidé, hier jeudi, à l’amphi I de la Faculté des sciences et techniques (FAST), sur la colline du savoir à Badalabougou, en commune V, l’ouverture de la Fête de la science dont il a visité les stands dressés sous un chapiteau géant. Sous le slogan « le Mali fête la science », cette rencontre de 3 jours est organisée par l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB). Elle a été possible grâce à l’appui du département de tutelle et les partenaires techniques et financiers (PTF).
Son coût total est estimé à près de 50 millions de Fcfa. L’USTTB a mis en place, pour sa réussite, une commission d’organisation. Celle-ci a lancé un appel à candidatures pour l’exposition dans les stands.
Le but est de faire découvrir aux jeunes étudiantes et étudiants les innovations, les expériences et résultats de recherche dans les domaines de la robotique, de l’architecture, des bâtiments et travaux publics…. « L’objectif est de montrer aux jeunes, à travers des expériences et exposés, que les sciences contribuent à l’amélioration de la qualité de la vie. Ce qui pourrait les inciter à embrasser les filières scientifiques », a expliqué le président de la commission d’organisation, Dr Amadou Koné, enseignant chercheur à l’USTB de Bamako. Car, les étudiants, a-t-il déploré, optent de moins en moins pour les disciplines scientifiques.
« L’intérêt de cet événement est alors de stimuler l’engouement des sciences chez les élèves et les étudiants. Ainsi, en faisant visiter les stands aux apprenants, ils seront tentés par les sciences appliquées », renchérit le Pr. Diallo. Il a ajouté que les participants auront droit aussi à des tables rondes. Ces exposés, espère-t-il, leur permettra l’accès aux informations et opportunités qu’offrent les sciences dans ce monde en mutation où « le développement repose sur la science et l’innovation technologique ».
Et c’est pour s’inspirer de ces expériences que Loïka Alié, 19 ans, participe à cette fête. Après les exposés d’ouverture, cette étudiante en 2ème année, tronc commun, à l’Ecole des mines et pétroles de l’Université Ahmed Baba visite les stands. Elle souhaite se spécialiser dans l’aménagement hydro agricole. « C’est une bonne chose d’y participer. C’est bien pour notre futur. Ça nous permet de savoir ce que nous voulons faire à l’avenir », a-t-elle dit, ajoutant que s’enquérir de ces expériences exposées est important pour l’épanouissement personnel.
Partie prenante à l’organisation de cet événement, l’UNESCO est représentée par le chef de son bureau au Mali. Après son allocution, M. Hervé Huot-Marchaud a visité aussi les stands des sciences appliquées. Des entreprises y font déguster aux participants des boissons gazeuses fabriquées à partir des plantes locales. Saluant la bonne organisation de la rencontre et le savoir-faire de ces chercheurs, il a invité le public à participer aux exposés prévus sur des thèmes comme le rapport de la science à l’horizon 2030 qui sera présenté par son organisme.
Quant à l’insuffisance d’orientation des jeunes, les filles en particulier, le représentant de l’UNESCO estime qu’elle doit être corrigée, en amont, par la sensibilisation et l’intégration des sciences dans les programmes dès le primaire.
« L’UNESCO est très favorable à ce que les sciences et technologies soient incluses dans le curricula de l’enseignement fondamental », a souhaité Hervé Huot-Marchaud. Qui a rappelé que son institution a lancé, il y a trois jours, un programme destiné à l’autonomisation des jeunes femmes et jeunes filles. Doté d’un budget de 5 millions de dollars, ce projet a une dimension destinée à la promotion des sciences et technologies.
Concernant ce même chapitre de la faible orientation des étudiants vers les sciences, le secrétaire général du département de l’Enseignement supérieur a estimé, pour sa part, qu’il faut, depuis la maternelle, stimuler les enfants à avoir un goût pour la science. Le Pr. Drissa Diallo a proposé de poursuivre ce processus de motivation et de sensibilisation jusqu’au niveau du primaire et du secondaire. Afin, dira-t-il, de retrouver le maximum d’étudiants qui optent pour les sciences.
Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture, le recteur de l’USTTB, Pr. Adama Keïta, a affirmé : « Nous devons inverser cette tendance ». Pour lui, la promotion des sciences appliquées est nécessaire si nous voulons créer les richesses indispensables à notre développement économique et social. Il a proposé aussi de susciter parmi les élèves de la maternelle, du primaire et du fondamental (les populations cibles) la vocation d’être des scientifiques.

C. M. TRAORE

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