mardi 21 novembre 2017

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Femmes et paix : BIENTÔT UNE STRUCTURE DE VEILLE POUR LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD

L’Association des femmes pour les initiatives de paix (AFIP) autour du monde a initié une table sur l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Au cours de cette rencontre de deux jours, qui s’est achevée le 20 octobre dernier au Centre Aoua Kéïta, la quarantaine de femmes participantes a discuté également du Plan d’actions national de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU et de la Loi 052 relative à la promotion du genre et la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale.
Cette table ronde était parrainée par le ministère de la Réconciliation nationale dont le représentant, Alhazim Ag Ouma, chargé de mission, a renouvelé l’engagement à soutenir ce genre d’initiative. Car selon lui, son département est convaincu de l’apport indéniable des femmes au processus de paix et de réconciliation nationale.
Quant à la présidente de l’AFIP, Mme Fatoumata Maïga, elle a rappelé que deux ateliers similaires ont été organisés au niveau local à Bamako, en 2015 puis à Gao l’année d’après.
Cette fois, elles ont jugé utile de rassembler les femmes et leurs partenaires au niveau national pour le point sur les avancées, les difficultés et même l’évolution des engagements. Tout comme la nécessité de partager leurs expériences avec leurs sœurs du Niger et du Burkina Faso. Ce qui permettra de fédérer les efforts dans la lutte contre l’extrémisme et la violence le long de nos frontières conformément à l’objectif du G5 Sahel.
Cette table ronde permettra de voir la mise en place d’un comité de veille et de promotion pour améliorer la concrétisation des engagements allant dans le sens de la stabilité du pays, à savoir l’Accord pour la paix ; le Plan d’action de la Résolution 1325 et la loi sur le quota parce qu’un pays se construit par ses fils et ses filles.
Mme Fatoumata Maïga a profité de cette occasion pour rendre un hommage mérité aux quinze femmes de Paix du Mali pour avoir porté le flambeau parmi les 1000 sœurs à travers le monde. Car depuis 2003, le projet partenariat des femmes de paix autour du monde est né. C’est Mme Ruth Gaby Vermont, parlementaire Suisse qui a eu l’idée de faire campagne pour qu’une femme devienne Prix Nobel de la paix.
Dénommé «1000 femmes pour le Prix Nobel de la paix en 2005».
Elle avait remarqué que les femmes vivaient dans des conditions difficiles, possédaient peu de moyen et étaient très vulnérables à la violence. Pourtant elle accomplissaient un travail énorme pour renforcer les communautés, rapiéçaient la grande toile de la vie et faisaient cesser la violence. La documentation, l’organisation d’exposition, et la production de films documentaires permettent de faire connaître les femmes.
C’est pourquoi cette création du réseau «Femmes de paix», une plate forme où l’expertise des femmes peut-être mise à la disposition des groupes intéressés.
«Les femmes doivent s’intégrer au processus de paix et de réconciliation afin que leurs préoccupations puissent correctement être prises en charge dans notre pays», estime à son tour Mme Fatou Kéïta Guindo, de l’Unité genre de la MINUSMA. Elle a rappelé le rôle que doivent jouer les autorités nationales dans la sortie de crise, mais aussi celui des femmes et des organismes qui leurs sont dédiés.
Enfin, quant au ministère de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille, il encourage ce genre d’initiative, indique le Chef de cabinet Mme Diallo Kama Sakiliba. Elle rassure que l’appui du département ne fera pas défaut.

 

Youssouf DOUMBIA

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