jeudi 30 mars 2017

Header ad
Header ad
Header ad
Header ad

Éthiopie: au moins 65 morts dans l’éboulement d’une décharge

Des Ethiopiens regardent les dégâts provoqués par un immense éboulement d’ordures dans la plus grande décharge du pays, le 12 mars 2017 en périphérie d’Addis Abeba

L’éboulement d’ordures survenu samedi soir dans la plus grande décharge d’Éthiopie, en périphérie d’Addis Abeba, a fait au moins 65 morts, selon un nouveau bilan communiqué lundi par les autorités.

« Le nombre des morts est passé à 65 », a déclaré à l’AFP Dagmawit Moges, une porte-parole de la municipalité d’Addis Abeba. Quelques minutes plus tôt, le ministre de la Communication, Negeri Lencho, avait lui fait état d’un bilan de 63 morts.

Sur place, « les opérations de secours se poursuivent. Les forces de sécurité et les sauveteurs font de leur mieux pour découvrir s’il y a des gens vivants et recherchent aussi les corps », a ajouté Negeri Lencho.

Le précédent bilan de cette catastrophe, survenue samedi soir au sud-ouest de la capitale éthiopienne, était de 46 morts, dont quelques enfants, et des dizaines de blessés.

La plupart des victimes sont des personnes habitant sur cette décharge et fouillant quotidiennement les hauts amoncellements de déchets à la recherche d’objets susceptibles d’avoir de la valeur.

Des témoins et rescapés interrogés par l’AFP ont affirmé qu’un flanc de la principale montagne de déchets s’était subitement détaché et avait emporté des habitations de fortune des résidents de la décharge de Koshe, qui signifie « saleté » en argot amharique, la principale langue du pays.

Les résidents soutiennent que cet effondrement est dû à des travaux d’aplanissement au sommet de la montagne de déchets, dans le cadre de la construction d’une centrale au biogaz exploitant les ordures. Ces travaux auraient accentué la pression sur les flancs de la colline, entraînant l’éboulement.

Les autorités avaient demandé aux chiffonniers d’évacuer le dépotoir en raison des travaux, mais que ceux-ci étaient restés malgré les avertissements. La décharge avait en outre été fermée l’année passée au profit d’un autre dépôt d’ordures, où les habitants de Koshe n’ont pas souhaité « déménager ».

Koshe est depuis plus de 40 ans le principal lieu d’entreposage des ordures d’Addis Abeba, capitale de 4 millions d’habitants à la croissance démographique galopante.

Les décharges, recelant de nombreux déchets parfois toxiques, sont souvent l’unique moyen de survie des plus pauvres en Afrique et dans de nombreux pays au monde.

AFP

A propos de l'auteur

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *