mardi 21 novembre 2017

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Enseignement fondamental : UN PROGRAMME POUR SOUTENIR LE SYSTEME

Le Programme d’appui à l’enseignement fondamental (PROF), d’un montant global de 20 millions d’euros, soit  un peu plus de 13 milliards de Fcfa, a été officiellement lancé lundi, à l’hôtel Salam, par le conseiller technique chargé du partenariat au ministère de l’Education nationale, Issiaka Médian Niambélé. Le PROF dont l’objectif général est de contribuer au renforcement de notre système éducatif dans l’enseignement fondamental est un programme financé par l’Union européenne (UE), en étroite collaboration avec le gouvernement, notamment le ministère de l’Education nationale. La convention de financement du programme a été signée le 6 avril 2016 à Bamako, suite au 11è Fonds de développement européen (FED). Il se propose aussi d’améliorer de façon durable la qualité de l’enseignement fondamental, de renforcer la gestion décentralisée, la statistique du système éducatif et d’augmenter l’accès à l’école des enfants déscolarisés et non scolarisés. La durée d’exécution du Programme d’appui à l’enseignement  fondamental est de 66 mois dont 42 mois de phase opérationnelle et 24 mois de clôture. Si le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale est le maître d’ouvrage du PROF, celui de l’Education nationale en est le maître d’œuvre. La formation initiale, continue et de meilleure qualité, le suivi des maîtres des Instituts de formation des maîtres (IFM), des directeurs d’écoles, des conseillers pédagogiques à l’utilisation du Centre virtuel de formation (CVF), le diagnostic des besoins des IFM, la dotation des Centres d’animation pédagogique (CAP) en motos sont des activités et résultats attendus du PROF.
A ces activités, s’ajoutent aussi la dotation  des IFM en équipements, l’élaboration de modules de formation des professeurs des IFM, du guide pédagogique, son utilisation pour le programme. La révision des modules de formation des maîtres de l’enseignement fondamental, l’appui au fonctionnement, au réseautage des Comités d’apprentissage (CA) des maîtres y figurent aussi.
L’éducation, rappelle le chef d’équipe économie et gouvernance à la Délégation de l’UE dans notre pays, Julien Bouzon, est un droit fondamental dans toutes les constitutions nationales et conventions internationales.  Et l’école est le lieu primordial où l’on forme les futurs cadres du pays. «Au Mali comme ailleurs, nous avons tous l’obligation morale d’offrir aux enfants un espoir pour le futur. Cela contribuera à assurer la stabilité et la sécurité de la société. Le Cadre stratégique de la relance économique et le développement durable (CREDD) qui couvre la période 2016-2018 identifie l’éducation comme un secteur clé du développement», a-t-il déclaré.
M. Bouzon a aussi indiqué que la gouvernance, l’accès à l’éducation et le maintien des élèves, notamment les jeunes filles dans les zones affectées par la crise, seront les priorités du Programme. Il a enfin rassuré que l’UE restera toujours engagée aux cotés du Mali pour appuyer le secteur de l’éducation. Dans son allocution, le conseiller technique chargé du partenariat a remercié l’UE pour son engagement résolu dans le secteur de l’éducation. Cela se fait en cohérence avec les objectifs et priorités identifiés et fixés par le gouvernement dans le cadre du CREDD. Cet engagement, poursuit Issiaka Médian Niambélé, se traduit par les efforts financiers consentis en faveur de notre pays. Le PROF s’inscrit dans cette dynamique.
Au cours des débats le chef de la division étude et ressources pédagogiques à la direction nationale de l’enseignement normal, M’Bè Traoré, a fait remarquer que le taux de scientifiques au Baccalauréat qui était de 53% en 1997 a baissé de 11% en 2016. «Ce taux pourrait chuter de 1% en 2020», a-t-il prévenu.

Sidi Y. WAGUé

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