La mission des troupes américaines a officiellement pris fin hier en Irak. Les effectifs de l’armée américaine en Irak sont passés sous la barre symbolique des 50.000 soldats.
Ils seront désormais chargés "de conseiller et d’aider" l’armée irakienne. Selon le calendrier énoncé par le président des États-Unis, Barack Obama après sa prise de fonctions, ces forces devront être parties à la fin 2011. Avant même que Barack Obama ne fasse cette annonce, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a estimé que l’Irak était désormais "un pays souverain et indépendant". En effet, la guerre d’Irak a débuté le 20 mars 2003 avec l’invasion de l’Irak (dite "opération Iraqi Freedom") par la coalition menée par les États-Unis contre le parti Baas du président Saddam Hussein. Le président George W. Bush a officiellement déclaré son achèvement le 1er mai 2003, sous la bannière Mission accomplie. L’invasion a conduit à la défaite rapide de l’armée irakienne, et à la capture et l’exécution de Saddam Hussein. George W. Bush a déclaré cette guerre, parce qu’il accusait l’Irak de détenir des armes de destruction massive (ADM), sans parvenir à le prouver. À l’époque, Barack Obama s’était opposé à cette invasion en tant qu’élu local. La guerre d’Irak est la seconde guerre après celle d’Afghanistan caractérisée par la doctrine Bush de guerre préventive et concernant ce que certains appellent le nouvel empire américain. Cette guerre intervient dans la Global War On Terrorism (GWOT) que George W. Bush a initiée en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. L’armée américaine organisera aujourd’hui en présence du vice-président des États-Unis, Joe Biden, une cérémonie pour le début de sa nouvelle opération en Irak, dite "Aube nouvelle" ("New Dawn"), qui portera essentiellement sur l’entraînement des forces de sécurité locales. Le contingent américain compte actuellement 49.700 hommes, contre 170.000 en 2007, au plus fort des violences confessionnelles. Un peu plus de 4.400 militaires américains ont péri en Irak depuis 2003. Cette mission s’achève, alors que le pays semble encore loin d’être stabilisé. Le chef d’état-major irakien avait toutefois manifesté son inquiétude le 11 août dernier, craignant que ses hommes ne soient pas pleinement prêts avant 2020. Le pays n’a toujours pas de gouvernement près de six mois après des législatives du 7 mars et reste la cible d’attentats meurtriers attribués à Al-Qaïda. Barack Obama a jugé que les Irakiens traversaient des difficultés politiques "naturelles dans une démocratie qui débute" mais dit son optimisme. Une opinion partagée par son vice-président Joe Biden en ces termes : "ça va aller pour nous, et ça va aller pour eux". Plus de sept ans après la chute de l’ex-président Saddam Hussein, la situation est encore loin d’être stabilisée en Irak. Ce pays est le théâtre d’un regain d’attentats ces dernières semaines. Et faute d’accord entre les partis politiques, aucun nouveau gouvernement n’a toujours été formé à la suite des élections du 7 mars.