ECONOMIE

PostHeaderIcon Sécurité des moyens de paiement : LA CIP-UEMOA VEILLE AU GRAIN

Elle endigue, entre autres, l’utilisation de cartes bancaires ou chèques volés, falsifiés ou contrefaits et l’émission de chèques sur un compte clôturé ou sans provisions

Sécurité des moyens de paiement : LA CIP-UEMOA VEILLE AU GRAIN

Les commerçants se méfient des paiements par chèque ou carte bancaire. Cette suspicion qui pèse sur les relations entre clients et opérateurs économiques, est aujourd’hui appelée à s’estomper. Pour situer la fiabilité du paiement proposé, il suffit d’appeler au 20 23 50 50 ou de consulter le net à l’adresse suivante : "htt ://cip.bceao.int". Un serveur vocal vous fixe sur la décision à prendre par l’entremise d’une voix féminine qui vous répond soit en français, en bambara ou en sarakolé. Après traitement de la demande, le serveur donne trois réponses possibles : le chèque ou la carte de crédit n° X est régulier ou irrégulier, le cas échéant, le numéro n’existe pas. La réponse du serveur a donc valeur d’assurance pour le commerçant sur la validité ou l’invalidité du chèque ou de la carte de crédit, qui lui est présenté par son client. Les marges de risque sont désormais réduites. La bonne nouvelle vient de la Centrale des incidences de paiement (CIP-UEMOA) à ne pas confondre avec le CIP-UEMOA (Comité interparlementaire de l’UEMOA). Cette Centrale est une base de données régionales et de diffusion des informations sur les incidences qui surviennent à l’occasion des paiements par chèques ou cartes bancaires, billets à ordre et lettres de change dans les États membres de l’Union. L’objectif de la centrale est de contribuer à l’amélioration du climat des affaires dans l’espace de l’Union. Elle a été mise en place par les autorités monétaires en charge de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en étroite collaboration avec les banques et établissements financiers de l’union. La CIP-UEMOA est un organisme sous régional avec un démembrement dans chacun des pays membres de l’Union. Le lancement de la branche Mali a regroupé lundi au siège de la BCEAO au Quartier du fleuve, les autorités monétaires de notre pays, de la justice ainsi que le monde des affaires (banquiers et opérateurs économiques). L’événement était présidé par Sidi Seck, conseiller technique du ministère de l’Économie et des Finances, chargé des banques et établissements financiers. La CIP-UEMOA, selon le directeur général de la BCEAO Mali, Oumar Tatam Ly, participe de l’assainissement du cadre dans lequel les moyens de paiement cités ci-dessus, sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans le règlement des transactions courantes et commerciales. Elle permet de lutter contre le l’émission de chèques sans provision, l’émission de chèques par une personne interdite de chéquier. Elle endigue aussi l’utilisation de cartes bancaires ou chèques volés, falsifiés ou contrefaits et l’émission de chèques sur un compte clôturé. Les principaux acteurs animant la CIP sont : les banques, le parquet, la BCEAO et les usagers des moyens de paiement. Mais, pour mettre hors d’état de nuire les délinquants financiers, la CIP consacre un rôle primordial aux banques qui sont à la fois au début et à la fin de la vie du chèque et de la carte bancaire. D’ores et déjà, le président de l’Association professionnelle des banques et établissement financiers, Moussa Alassane Diallo, s’est félicité de cette initiative et donné l’engagement de la pleine coopération des banques et établissements financiers à la réussite de la centrale.