ECONOMIE

PostHeaderIcon Revue trimestrielle Mali-Banque mondiale : DES BONS POINTS POUR LE PCDA

Le taux global de décaissement du projet est jugé satisfaisant

Revue trimestrielle Mali-Banque mondiale : DES BONS POINTS POUR LE PCDA

Le Programme de compétitivité et de diversification de l’agriculture (PCDA) figure en bonne place au nombre des programmes et projets financés par la Banque mondiale dans notre pays. En témoigne la mini - retraite Mali – Banque mondiale, tenue la semaine dernière au Grand Hôtel. Cette revue, désormais trimestrielle, a fait le point de l’état d’avancement des projets et programmes financés par la Banque y compris le PCDA. Créé en 2006, le PCDA vise l’amélioration des performances et l’organisation des chaînes d’approvisionnement (de la production à la mise en marché) des filières agricoles, d’élevage et de pêche à vocation commerciale et pour lesquelles notre pays présente un avantage compétitif confirmé. D’un coût de 47,4 millions de dollars US, le programme est financé à hauteur de 46,4 millions (soit 23,2 milliards de Fcfa) par l’IDA, et de un (1) million de dollars US (500 millions de Fcfa) par le gouvernement du Mali. De façon spécifique, le PCDA vise l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des exploitations agricoles et des entreprises de transformation ; celle des performances économiques et commerciales des filières sélectionnées. Son objectif est de faciliter l’accès au financement ainsi que l’accès aux zones de production et aux infrastructures de base. Il s’agit d’améliorer la compétitivité des produits agricoles sur les marchés intérieurs et extérieurs. Le programme est constitué des cinq composantes suivantes : « Innovation et diffusion des techniques et technologies d’irrigation et de transformation », « Amélioration des performances commerciales et économiques des filières », « Accès au financement et gestion des risques », « Infrastructures commerciales et pistes » et « Coordination et la Gestion du projet ». La revue a fait remarquer que les Composantes 4 et 1 sont les plus importantes puisqu’elles bénéficient à elles seules, respectivement, de 6 864 293 919 Fcfa et 6 816 980 892 Fcfa soit 67% du budget global du projet. D’une façon générale, le taux de réalisation du PCDA est satisfaisant. Au titre de la composante 1, quatre (4) centres de démonstration, de diffusion et de prestations sur les technologies ont été mis en place ; 21 référentiels technico –économiques diffusés sur les technologies d’irrigation et de transformation innovantes. Par ailleurs, 1236 irriguants, producteurs et transformateurs ont été formés en bonnes pratiques de production et 234 artisans et prestataires de services privés formés en bonnes pratiques de fabrication. Il faut ajouter que 238 sous projets ont été financés par le Fonds d’innovation du PCDA dont 158 en production agricole, animale et halieutique et 80 en conservation/transformation pour une subvention totale de 661 404 915 Fcfa ; 524 producteurs ont adopté les technologies. Au niveau des composantes 2 et 3, trois (03) interprofessions ont été mises en place pour les filières : pomme de terre, échalote/oignon et mangue. Une est en cours de réalisation en Bétail/Viande. Il est noté également la présence de 8 entreprises d’exportation de mangue certifiées GlobalGap.

17 980 tonnes de mangues. La revue a également constaté qu’en 2011, 17 980 tonnes de mangues ont été exportées sur le marché sous régional et international pour un chiffre d’affaires de 7,1 milliards de Fcfa. Plusieurs outils d’aide à la décision sont élaborés pour le développement des filières. Un dispositif de suivi des productions et un autre de veille commerciale sont opérationnels ; deux référentiels qualité ont été élaborés pour les filières mangue et pomme de terre et 70 acteurs ont été appuyés pour participer aux manifestations commerciales. Concernant la composante 3, 195,5 millions de Fcfa de valeurs de garanties ont été accordées aux opérateurs des filières et 782 millions de Fcfa de valeurs de crédits octroyés aux opérateurs des filières. La composante 4, de son côté enregistre 1101 Km de pistes rurales réhabilités pour désenclaver les zones de production. Autre acquis : le terminal fruitier PLAZA à Bamako (chaîne de conditionnement, clôture, construction d’annexes) a été mis à niveau et équipé pour un montant de 500 millions Fcfa. Par ailleurs, trois rapports d’évaluation pour les infrastructures commerciales (pôles de centralisation de pomme de terre et d’échalote à Sikasso et Niono, infrastructure froid pour la mangue à Sikasso) sont soumis à l’approbation de la Banque mondiale. Par rapport à l’ensemble du projet, le taux de décaissement à la date du 07/02/12 était de 72,31% contre une prévision globale de 77%. Cette situation s’explique par certaines difficultés dont la lenteur du processus de passation des marchés due à l’utilisation de 2 circuits d’approbation (national et BM) d’où l’importance de l’utilisation d’un seul circuit d’approbation des dossiers de passation de marchés pour faciliter les choses. Au niveau de la composante IV par exemple, un léger retard a été enregistré dans le processus de passation des marchés relative aux pôles de centralisation de stockage et de conditionnement de la pomme de terre, de la mangue et de l’échalote dans les régions de Sikasso et Ségou en plus de la chaîne de froid. Ces infrastructures totalisant un montant de près de 2 500 000 000 Fcfa il était prévu un décaissement de 20% du montant du marché. Les réalisations qui auront un impact sur le pourcentage de décaissement à la date du 30 juin 2012 seront : la mise en œuvre des travaux de réalisation d’une infrastructure de stockage avant expédition de mangues et autres produits périssables à Sikasso, la réalisation d’un pôle de centralisation, de conditionnement, de stockage et d’expédition d’échalote à Niono ; la réhabilitation des abattoirs de Mopti, Ségou et Sikasso ; la fourniture et l’installation des équipements des trois pôles de centralisation de Sikasso et Niono ; la fourniture et installation des équipements du LTA. La réalisation prévisionnelle de 4 023 157 000 Fcfa sur l’ensemble du projet ramènera le montant décaissé au 30 juin 2012 à 21 997 105 425 Fcfa pour un taux prévisionnel de 93%