De par le nombre important de ses fils immigrés, cette région constitue une zone stratégique pour la promotion des produits MoneyGram
L’entreprise internationale de transfert d’argent MoneyGram et son partenaire stratégique l’agence de communication LeaderCom, en collaboration avec les banques partenaires nationales, viennent d’organiser pour la première fois l’opération "Spéciale Sounakari" dans une ville régionale. C’est la capitale des rails qui a eu l’honneur, cette année, d’abriter cette délocalisation de l’opération caritative initiée par MoneyGram en faveur des fidèles en ce mois béni de ramadan propice à l’accomplissement de bonnes oeuvres. Le vendredi 20 août dernier, les responsables des quatre banques partenaires - la Banque nationale de développement agricole (BNDA), la Banque sahelo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC), la Banque commerciale pour le Sahel (BCS) et la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) - ont offert aux fidèles de la Grande mosquée de Kayes un important lot de kits alimentaires composés de sucre, de dattes, de thé vert, des exemplaires du Saint Coran. Par la même occasion, un bélier a été offert à l’imam El Hadj Mohamed Nouhoun Kouma. Pour Philippe Doré, le directeur de l’agence de communication LeaderCom, ces produits ont été choisis parce qu’ils constituent des denrées de grande consommation pendant le Ramadan. Combien a coûté l’opération ? Là, le responsable de LeaderCom a jugé l’aspect financier mineur par rapport à la symbolique du geste en faveur des fidèles. "Ce qui nous importe, c’est la solidarité et la marque d’attention qu’on apporte à ceux qui en ont plus besoin durant ce mois où tout devient cher", a précisé Philippe Doré. C’est aux environs de 17 heures que le bus transportant les vivres s’est immobilisé aux abords la Grande mosquée au moment où les fidèles s’apprêtaient d’accomplir les quatre rakkat de la prière du Asr. Comme l’on peut facilement s’en douter, il y avait du monde dans la Grande mosquée. L’appel du muezzin annonça le début de la prière. Après celle-ci et les bénédictions de l’imam, le véhicule fut déchargé de sa cargaison alimentaire sous l’oeil attentif des futurs bénéficiaires visiblement émus et reconnaissants du geste de MoneyGram. L’imam de la grande mosquée de Kayes, El Hadj Mohamed Nouhoun Kouma, a remercié le donateur pour son geste qui constitue, a-t-il souligné, l’un des piliers de l’islam. Tout en rappelant quelques passages du Saint Coran, l’érudit a souligné l’importance que revêt un tel acte de solidarité en ce mois béni de Ramadan. "Ce geste ne nous surprend guère puisque venant d’une entreprise à la charge des Maliens qui savent rester conformes à nos valeurs de solidarité et de bienfaisance. C’est ce que veut l’islam et c’est aussi ce que veulent nos traditions", a-t-il indiqué. El Hadj Mohamed Nouhoun Kouma a, par ailleurs, lancé un appel à toutes les bonnes volontés, principalement aux sociétés et entreprises publiques ou privées, à s’inspirer de l’exemple de MoneyGram afin de permettre aux plus démunis de pouvoir accomplir ce devoir religieux qu’est le jeûne. "MoneyGram vient de nous prouver qu’elle est une entreprise citoyenne. Nos compatriotes en général, et les plus démunis en particulier, ne demandent que cela. Faire des oeuvres de charité en leur faveur constitue une manière pour eux de se sentir vivre dans notre société. MoneyGram a apporté sa part de solidarité, à nous de faire de même en utilisant les services MoneyGram. Ce qui l’aidera à persévérer dans sa dynamique de solidarité au profit des plus pauvres", a préconisé Amadou Koké Thiéro, prêcheur à la grande mosquée de Kayes. Pourquoi l’opération "Spéciale Sounakari" à Kayes ? A ce propos, les responsables de MoneyGram donnent une explication toute simple. De par le nombre important d’immigrés ressortissants de la région, Kayes demeure une zone stratégique pour la promotion des produits MoneyGram, a souligné le chef des opérations à la Banque malienne de solidarité, Ousmane Coulibaly. "A Kayes, MoneyGram est en pole position dans le secteur du transfert d’argent. Nous ne pouvons pas ne pas exprimer notre satisfaction et notre reconnaissance, mais aussi et surtout notre solidarité aux populations de Kayes qui ont toujours cru en notre service. Mais il n’y a pas que l’aspect commercial qui importe ici. C’est plutôt le sens de la solidarité qui constitue tout un symbole durant ce mois de Ramadan", explique Badra Ali Coulibaly, responsable des opérations MoneyGram à l’antenne régionale de la Banque sahelo-saharienne pour l’investissement et le commerce à Kayes. MoneyGram n’entend pas s’arrêter là. Comme les années précédentes, des innovations seront régulièrement apportées à l’opération. Ainsi en quatre ans, celle-ci s’est enrichie peu à peu avec l’introduction du thé, du sucre. Cette année, un mouton vint élargir la liste des produits. Mais ce ne sera pas tout. "L’octroi des fournitures et l’apport d’une assistance scolaire multiple viendront s’ajouter à d’autres actions de solidarité. Ces actions montrent que MoneyGram n’est pas que commerciale. Elle est aussi résolument engagée dans une dynamique de solidarité qui fait d’elle une entreprise citoyenne", a assuré de son côté, Mme Mariko Habibata Koné, chef des opérations MoneyGram à la Banque commerciale pour le Sahel. Et son confrère de la Banque nationale de développement agricole, Sory Ibrahim Koïta, d’ajouter que MoneyGram demeure un outil de développement pour notre pays et cela, malgré la concurrence déloyale dont elle est victime. En effet le phénomène du transfert d’argent informel constitue un défi majeur pour MoneyGram et les autres structures spécialisées. Selon les chiffres fournis par les responsables de MoneyGram, l’informel représenterait environ 70% des transactions financières. Un important manque à gagner pour une entreprise comme MoneyGram qui présente pourtant tous les avantages à travers sa devise : sécurité, fiabilité et rapidité. Son nouveau slogan - "Le choix est entre vos mains" – est à ce propos, bien plus qu’une invite, une mise en garde des clients pour les appeler à sécuriser leurs opérations d’envoi ou de réception de l’argent de par le monde. La seconde phase de l’opération est prévue à Bamako cette semaine. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.