Le ministre des Mines, Amadou Cissé, vient de prendre part à Cap Town en Afrique du Sud au Forum international sur le secteur des mines.
« Endaba » qui signifie en langue zoulou « foire », constitue un rendez-vous mondial annuel pour les entrepreneurs et autres acteurs du domaine minier venant des cinq continents. La rencontre vise à promouvoir le secteur des mines des différents pays exposants à travers des ateliers thématiques et des panels pour discuter de l’ensemble des paramètres techniques et technologiques liés à l’activité minière. Du 3 au 10 février, les délégués des pays, les compagnies et autres opérateurs ont expliqué leurs activités durant les dernières années dans le domaine minier. Le ministre des Mines, Amadou Cissé, a dans une communication, fait le point de la situation du secteur minier en terme de recherche, d’exploitation et de commercialisation. L’industrie minière au Mali est en pleine expansion. Une dynamique qui relève de la volonté des pouvoirs publics de faire du secteur un levier du développement dans notre pays. Cette volonté trouve sa manifestation dans le processus d’adhésion de notre pays à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) depuis 2006. Cette initiative de la Banque mondiale vise à assurer une plus grande transparence dans la gestion des retombées de l’industrie extractive. L’idée consiste à établir une confiance mutuelle entre les autorités et les compagnies minières et entre celles-ci et les populations par la publication régulière de ce qui est fait des ressources générées par l’activité minière en termes de taxes, d’impôts et de redevances perçues par les caisses publiques. Cela est d’autant plus important que nombre de nos concitoyens ne perçoivent pas l’impact du métal jaune sur leur vie de tous les jours. Bref l’or ne brillerait pas pour tous les Maliens. Mais pour le ministre des Mines, les temps ont changé. Et cela dans le bon sens. L’ITIE, selon lui, constitue l’une des plus belles initiatives que la Banque mondiale ait prise dans le domaine minier. « Dans beaucoup de nos pays, le minerai est source de problèmes. S’il n’y a pas de transparence, il n’y aura pas de paix. C’est pourquoi nous sommes prêt à nous soumettre à l’exercice car nous n’avons rien à cacher. Ce que le sous-sol malien produit doit être une source pour le développement du pays », indique le ministre Cissé, tout en se félicitant de la reconnaissance, l’année dernière du Mali comme pays se conformant au processus ITIE. L’activité minière doit également tenir compte de l’environnement dans lequel elle se déroule. A cet effet, le ministre propose la création d’une quatrième commission chargée de l’environnement et du développement durable en plus des trois autres créées par la Banque mondiale dans le cadre de la mise en œuvre de l’ITIE. « On a beau produire, si l’on ne songe pas à l’environnement, tout l’argent récolté sera utilisé demain pour réparer les dégâts qu’on a eu à commettre. Nous souhaitons que la Banque mondiale inclue pleinement cet aspect dans sa vision », indique le ministre. Amadou Cissé a également évoqué la politique de diversification minière initiée par le gouvernement. Car à côté de l’or, le sous-sol malien regorge d’autres ressources : bauxite, manganèse, nickel, titane, tantale ou encore le fer dont les réserves sont estimées à plusieurs milliards de tonnes. La conférence d’Endaba a été l’occasion pour le ministre de rencontrer ses homologues africains, des responsables de la Banque mondiale et des opérateurs miniers sud-africains.
(Source : ministère des Mines)