Les membres du comité de suivi et d’évaluation du plan national d’actions de mise en œuvre des recommandations des états généraux, les points focaux des départements ministériels et les acteurs de la société civile sont réunis pour se mettre au même niveau d’information
Un atelier sur le Plan national d’actions et de suivi des recommandations des états généraux sur la corruption et la délinquance financières a débuté hier. La rencontre regroupe les membres du Comité national de suivi au Centre international des conférences de Bamako (CICB). La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Justice, Maharafa Traoré. Cette session d’information s’inscrit dans le prolongement de la rencontre qui s’était tenue en janvier dernier à la Primature, sous la direction du Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. La réunion de janvier visait déjà à permettre aux membres du Comité d’être au même niveau d’information après un constat avéré d’une disparité d’information observée lors des précédentes réunions. Il avait suffi au cours de ces échanges de commencer l’examen de quelques plans sectoriels élaborés par certains départements pour mesurer l’ampleur de cette disparité. Les participants avaient donc unanimement demandé l’organisation d’un atelier destiné à assurer un meilleur partage d’informations sur la méthodologie d’élaboration des rapports trimestriels sur le suivi du Plan national d’actions de mise en œuvre des recommandations des états généraux. La présente session va donc s’employer à mettre au même niveau d’informations les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Plan d’actions, à partager une même connaissance de ce plan et du mécanisme mis en place permettant l’exécution des activités prévues. Au sortir de l’exercice, les participants seront également édifiés sur les rapports devant lier le Comité de suivi et d’évaluation et les départements ministériels. Ainsi, durant trois jours, les agents publics venus de l’ensemble des départements ministériels ainsi que les acteurs de la société civile examinent ensemble les rapports d’activités présentés par les points focaux dans les ministères. L’atelier devrait déboucher sur une méthodologie consensuelle de collecte et de traitement des informations, comme souhaitée par la précédente rencontre. Le ministre de la Justice, Maharafa Traoré, a rappelé que la mise en place d’un Comité de suivi du plan national d’actions de mise en œuvre des recommandations des états généraux sur la corruption et la délinquance financières découle de l’engagement du gouvernement à lutter contre cette gangrène qui mine notre pays. Le comité est chargé de suivre les actions menées par les différents intervenants dans le cadre de l’application des recommandations. Il assure la prise en compte par les ministères des activités du Plan dans le cadre de programmes existants ou à élaborer. Il est chargé aussi d’évaluer les rapports trimestriels et annuels d’activité élaborés par les ministères et structures responsables de la mise en application. Le Comité est également tenu d’informer le public des actions menées par le gouvernement notamment par la publication de rapports d’étape et du rapport final d’évaluation et l’organisation d’ateliers d’information.