ECONOMIE

PostHeaderIcon Lutte contre corruption et la délinquance financière : LE TEMPO S’ACCÉLÈRE

Le conseil de cabinet a examiné la mise en oeuvre diligente des recommandations du forum et invité les acteurs à presser le pas

Lutte contre corruption et la délinquance financière : LE TEMPO S’ACCÉLÈRE

Les membres du gouvernement viennent de confirmer leur détermination à traduire dans la pratique les conclusions des Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière. Le conseil de cabinet qui a réuni hier après-midi dans la salle de conférence de la Primature, les membres du gouvernement autour du Premier ministre Modibo Sidibé, a entériné la mise en route des dispositions adéquates pour faire face à ce fléau. "L’administration a élaboré un plan d’actions pour la mise en oeuvre des recommandations des États généraux sur la corruption et la délinquance financière. C’est ce programme de lutte qui est aujourd’hui soumis à votre examen afin de concrétiser les engagements pris à l’issue des travaux de ce forum et de mettre rapidement en application les recommandations alors adoptées", a introduit le chef du gouvernement Modibo Sidibé. Au terme de la phase nationale qui a suivi les concertations régionales et les auditions des différentes couches socio-politiques et professionnelles, un total de 104 recommandations, avaient été formulées. Ces recommandations selon le ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat, Abdoul Wahab Berthé, ont été classées suivant un chronogramme d’exécution étalé sur les court, moyen et long termes. Les mesures à court terme, a-t-il expliqué, sont regroupées en 44 recommandations susceptibles d’être mises en application par des décisions du gouvernement. Les mesures à moyen terme concernent 55 recommandations, dont la mise en oeuvre nécessite la prise de mesures législatives ou réglementaires voire des concertations avec les acteurs de la vie économique et sociale du pays, en vue d’une mobilisation de moyens importants et d’un consensus. Les cinq recommandations restantes sont inscrites sur les tablettes du long terme. Elles se rapportent essentiellement au changement des comportements, des mentalités et des habitudes de travail au sein de l’administration. Le premier responsable du département du Travail, de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat a rappelé que toutes ces mesures contenues dans un rapport général, ont fait l’objet d’approbation lors du Conseil des ministres du 5 février dernier. Ce conseil a décidé, d’une part, l’allègement du dispositif de suivi et d’évaluation de la mise en oeuvre des recommandations et d’autre part, la tenue d’un conseil de cabinet en vue de dégager les actions à entreprendre. Le plan national d’actions de mise en oeuvre soumis à l’examen du gouvernement hier lors du conseil de cabinet est un document listant 9 axes à entreprendre. L’objectif fondamental recherché ici est de contribuer à renforcer la confiance entre l’Etat et les citoyens par la moralisation de la vie publique, le renforcement des mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Cette stratégie vise en outre l’amélioration de la qualité de la justice pour la consolidation de la paix sociale, la protection et la sécurisation des ressources humaines qualifiées et choisies selon des critères rigoureux de compétence et d’intégrité morale. L’axe initial du document accorde une place importante à la sensibilisation et à l’information des citoyens et préconise aussi toutes une série d’actions précises, dont l’institution d’une Semaine de lutte contre la corruption et la délinquance financière dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le fléau. Un comité de suivi et d’évaluation composé de 7 membres (2 de la société civile, 2 du secteur privé et 3 de l’administration publique) sera installé à cet effet.