Le volume des importations est passé de 11 535 773 tonnes en 2009 à 12 540 836 tonnes en 2011 représentant respectivement 4,9 milliards et 5,1 milliards Fcfa
Au fil des ans, notre pays se transforme en eldorado pour le marché de la récupération des produits usés importés d’Europe, d’Amérique, d’Asie. Ce négoce, très prospère du fait de la pauvreté des consommateurs maliens, a gagné en intensité ces dernières années. Le petit commerce de friperie occupe chaque bout de rue dans la capitale et même dans les grands centres urbains. Le même phénomène est perceptible sur les foires hebdomadaires qu’organisent les petites bourgades de l’intérieur du pays. Les vieux habits, très prisés par les acheteurs, s’y écoulent comme de petit pain. Les prix, très variables, sont à la portée de toutes les bourses. Le marché abonde de vêtements pour tout le monde (hommes et femmes, enfants et adultes). Le chauffeur de taxi Bourama Traoré était très content de se faire beau avec une chemise achetée à 500 Fcfa. Au marché de Banankabougou, nous avons rencontré la ménagère, Fatou Bagayoko, les mains remplies d’habits pour enfant. Elle était très heureuse d’avoir fait une bonne affaire. Elle avait trié de jolies bonneteries pour ses 4 enfants pour moins de 15 000 Fcfa. Ces deux témoignages ne sont que la partie visible de l’iceberg. Dans les marchés de la capitale, les mères de familles et même souvent des pères de familles se lancent à la recherche de quoi habiller leurs enfants. Ils se bousculent devant les vendeurs de friperie. Le principal point de convergence est le marché de Médine. C’est le siège des gros importateurs qui tiennent des centaines de magasins. Ils livrent des ballons à des clients grossistes installés sur d’autres marchés de la capitale. Les demi-grossistes et les détaillants s’approvisionnent auprès des grossistes. Parmi les détaillants aussi, il y a des revendeurs privilégiés. Ils sont les premiers à trier les stocks. Ensuite les clients ordinaires se contentent du reste. Les habits de ce premier tri (premier choix) sont parfois revendus cher sur les rayons des grands magasins ou à des clients fortunés. Nous nous sommes entretenus au marché de Médine avec certains marchands évoluant sur les foires de l’intérieur et sur les foires hebdomadaires. Ils s’approvisionnent selon la disponibilité à Bamako ou dans les villes frontalières de certains pays voisins. Le secteur de la friperie est un commerce très florissant et transfrontalier. Le directeur général des Douanes du Mali, Modibo Maïga, a confirmé la fluidité du marché des deux côtés des frontières de nos pays. Il estime que le business de la récupération est un circuit très intégré qui domine en ce moment l’essentiel des transactions transfrontalières. En effet dans la sous-région, notre pays reçoit des cargaisons du Burkina Faso, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et de la Mauritanie. Plus loin sur le continent, la friperie nous arrive du Gabon, du Togo, du Maroc, de la Tunisie de la Gambie. Le surplus de ces marchés sont déversés sur le nôtre. Mais le gros de la fourniture est directement importé de la France, l’Allemagne, l’Espagne, de la Bulgarie, de la Belgique, de l’Italie, des Pays-Bas, de la Pologne, de l’Arménie, d’Amérique ( Etats-Unis et Canada) d’Asie ( Japon, Chine). Le volume des importations est en nette progression. Il est passé de 11 535 773 tonnes en 2009 à 12 540 836 tonnes en 2011. Ce qui représente en termes de valeur marchande 4 909 406 163 Fcfa pour 2009 et 5 198 572 478 Fcfa pour 2011. Au début de l’invasion du marché malien par la friperie, vers la fin des années 70, le juteux marché était d’abord dominé par les vêtements usés, appelés « youcou-youcou ». Dans les années, 80 vient se greffer le secteur de l’automobile. À cette époque, ce sont les touristes en fin de séjour, qui vendaient leur véhicule (voiture et camion) avant de regagner leur pays d’origine. Au Mali, ce sont les villes touristiques de Mopti, Tombouctou et Gao qui servaient de lieu de transaction. Certains expatriés arrivaient chez nous à bord de leurs propres véhicules. Ils facilitaient ainsi leur mobilité durant leur séjour, au terme duquel, ils les revendaient . Ainsi, progressivement le marché de la friperie s’est développé et s’est étendu à tous les matériels de cuisines, les appareils électroniques, les lits, les matelas, les matériels de construction, les sanitaires, les matériels médicaux. Les bibelots et les jouets et tout ce dont une personne a besoin est disponible sur le marché malien des friperies toutes catégories. Ce commerce florissant tire certes son origine de la pauvreté de la population. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Un pays ne peut jamais se développer en servant de poubelle (marché d’écoulement) pour des produits usés ou vendu en solde des pays riches occidentaux. Au lieu de réduire la pauvreté, il l’amplifie. La floraison du secteur de la friperie ferme le marché national aux productions de certaines usines nationales. L’inondation du Mali par les friperies toutes catégories pourrait déboucher sur des suppressions de milliers d’emplois.
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Matières premières : L’ombre de la dette pèse encore
OR : Il avait atteint le 3 février son niveau le plus élevé depuis deux mois (1.763,15 dollars), a connu une semaine d’hésitations, ballotté au gré des fluctuations du moral des investisseurs sur la santé économique de la zone euro.Comme depuis quelques semaines, "les mouvements du cours de l’or continuent d’être dicté par le marché au sens large", et non par les fondamentaux de l’offre et de la demande du métal jaune, a noté Andrey Kryuchenkov, analyste chez VTB Capital. La situation en Grèce restait ainsi le principal carburant de ces mouvements : jusqu’à jeudi, les incertitudes sur la capacité du gouvernement de coalition grec à s’accorder sur un nouveau plan d’austérité ont poussé les investisseurs à privilégier la valeur sûre que représente à leurs yeux le métal jaune. En effet, ce nouveau programme de rigueur budgétaire était la condition sine qua non à l’approbation par les bailleurs de fonds du pays - Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) - du versement d’une nouvelle aide financière, d’un montant de 130 milliards d’euros, promis à la Grèce par l’Europe en octobre. Sans cette aide, le pays risque de se trouver en situation de défaut de paiement sur sa dette le 20 mars. L’annonce jeudi d’un accord entre le gouvernement et ses bailleurs de fonds a pesé sur l’once d’or, qui a ainsi fini la semaine en légère baisse. Mais les cours de l’once de métal jaune ont tout de même limité leurs pertes, parvenant à se maintenir au-dessus du seuil de 1.700 dollars, alors que les ministres des Finances des pays de la zone euro ont reporté au 15 février et soumis à conditions leur décision sur le versement de cette aide. Les incertitudes persistantes sur la Grèce devraient ainsi "continuer de rendre l’or attractif en tant que valeur refuge", ont noté les analystes de Commerzbank. Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé vendredi à 1.711,50 dollars au fixing du soir contre 1.734 dollars une semaine auparavant.
PETROLE : Il était en baisse mardi en Asie après l’avertissement délivré la veille par l’agence de notation Moody’s sur une possible dégradation des notes de trois grands pays européens et la baisse effective de la note de six autres, ont indiqué les analystes. Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars reculait de 25 cents à 100,66 USD le baril dans les échanges électroniques du matin. Le Brent de la mer du Nord à même échéance se repliait de 33 cents, à 117,60 USD, pour le dernier jour de transaction sur cette échéance. "Le marché pétrolier réagit à la dégradation par Moody’s des notes de la dette de plusieurs pays européens", a déclaré Victor Shum, analyste au cabinet de consultants Purvin and Gertz à Singapour. "La zone euro est à nouveau sur le devant de la scène et cela provoque des ventes sur le marché pétrolier", a-t-il ajouté. Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars avait pris 2,24 dollars par rapport à la clôture de vendredi, à 100,91 dollars sur le New York Mercantile Exchange. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a terminé à 117,93 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 62 cents.
A. F. P.
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Marché céréalier : Les prix dopés par la crise au nord
Malgré quelques légères fluctuations des prix observés par endroits, cette semaine du 02 au 08 février 2012 se caractérise par des prix globalement stables sur les marchés céréales. De cette évolution générale, la brisure importée se distingue à Bamako par des hausses de prix sur les marchés de gros. S’agissant des autres céréales, leurs prix de gros sont stables, soit en baisse dans la capitale. Au cours de la période, sur les marchés ruraux, les prix ont évolué entre : 165 F/kg pour le mil à Sirakrola et 225 à Kita ; 170 F/kg pour le sorgho à Kouri, Sirakrola et Zangasso et 210 à Kita ; 135 F/kg pour le maïs à Loulouni et 175 à Dioïla et Kita ; 280F/kg pour le riz local gambiaka à Diakawère et 320 à Dioro et Macina. Dans le district de Bamako, les prix à la consommation sont restés relativement stables par rapport à la semaine dernière à l’éxception de ceux des riz BB importé non parfumé et l’étuvé rouge qui ont connu des hausses. Ainsi les prix au détail couramment pratiqués ont été de 225 F/kg pour le maïs, 250 pour les mil/sorgho, 300 pour les mil/sorgho et maïs pilés, 375 pour le riz RM4O importé thaïlandais et vietnamiens, 400 pour le riz local gambiaka, 425 pour le riz BB importé parfumé, 500 pour le niébé et le fonio et 600 pour le riz étuvé rouge importé. Dans les capitales régionales, les prix pratiqués par les détaillants ont été à : Kayes centre de : 300 F/kg pour le maïs, 400 pour les mil/sorgho pilés, 350 pour le maïs pilé et le riz BB, 500 pour le niébé, le riz local gambiaka et le fonio et 600 pour le riz étuvé rouge. Koulikoro ba de : 225 F/kg pour les mil/sorgho, 240 pour le maïs, 325 pour les mil/sorgho pilés, 375 pour le riz RM40 importé, 400 pour le riz local gambiaka et le riz BB importé parfumé, 500 pour le niébé et 550 pour le fonio et le riz étuvé rouge importé. Sikasso centre de : 175 F/kg pour le maïs, 200 pour le sorgho, 250 pour le mil et pour le maïs pilé, 300 pour le mil pilé, 350 pour le riz étuvé blanc, 375 pour le riz RM40 importé et le riz local gambiaka et 500 pour le niébé et le fonio. Ségou centre de : 225 F/kg pour les mil/sorgho et maïs, 350 pour le riz local gambiaka et 450 pour le niébé et le fonio. Mopti digue de : 225 F/kg pour les mil/sorgho et maïs, 285 pour les mil/sorgho et maïs décortiqués, 375 pour le pour le local BG, 400 pour le riz local gambiaka, étuvé rouge et étuvé blanc, 425 pour le niébé et 450 pour le fonio. Tombouctou de : 185 F/kg pour le riz paddy, 240 pour le mil, 250 pour le maïs et le sorgho, 350 pour le riz RM40 importé, 370 pour le riz local BG, 400 pour le mil décortiqué et les riz étuvés rouge et blanc, 550 pour le niébé et 600 pour le fonio. Gao de : 134 F/kg pour le riz paddy, 250 pour le mil et le maïs, 375 pour les riz RM40 importé, local BG, étuvés rouge et blanc et le niébé, 400 pour le riz BB importé, 425 pour le riz local gambiaka et 500 pour le fonio. Kidal de : 275 F/kg pour le mil, 500 pour le riz RM40 importé, les riz étuvés blanc, rouge et local BG, 600 pour le niébé et 700 pour le fonio. Sur le marché de Diré, les consommateurs ont acheté le blé à 200 F/kg, stable par rapport à la semaine écoulée. Sur le marché de Bamako médine, les prix à la consommation ont été stables par rapport à la semaine dernière pour l’échalote fraiche (djabadew kènè) et l’échalote séchée (djaba fôlôfôlô) et baisse pour les échalotes séchées (djaba kuruni) et (djaba dialani). Ainsi les prix ont été de : 175 F/kg pour l’échalote fraiche (djabadew kènè) ; 1 100 F/kg pour l’échalote séchée (djaba fôlôfôlô) ; 1 300 F/kg pour l’échalote séchée (djaba kuruni) ; 1 800 F/kg pour l’échalote séchée (djaba dialanià). A Kayes, le sac de 100 kg a coûté 23 500 pour le sorgho, 24 000 pour le mil, 19 000 pour le maïs et 32 300 pour le riz BB importé non parfumé. Dans le district de Bamako, le sac de 100 kg a coûté entre 18 500 et 19 500 pour le maïs, 22 500 pour le mil, entre 22 000 et 22 500 pour le sorgo, 36 000 pour le riz RM40 importé thaïlandais et vietnamiens et pour le riz local gambiaka et entre 41 000 et 41 500 pour le riz BB importé parfumé thaïlandais. Pour toutes les céréales suivies, les prix sont non seulement supérieurs à ceux de l’année dernière à la même période mais aussi aux prix moyens des cinq dernières années. Source OMA