ECONOMIE

PostHeaderIcon Energie : CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE EN VUE À MARKALA

Elle aura une puissance totale de 10 à 13 mégawatts et sera connectée au réseau des lignes électriques géré par la société Énergie du Mali

Energie : CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE EN VUE À MARKALA

Le chef du gouvernement, Modibo Sidibé, a présidé jeudi, la réunion du comité interministériel de suivi du cadre macro-économique. La rencontre a regroupé autour du Premier ministre plusieurs membres du gouvernement, des responsables de structures concernées et de cabinets ministériels. Cette rencontre intergouvernementale mensuelle a porté essentiellement sur le compte rendu de la session précédente et la note de présentation du projet de réalisation de la centrale hydroélectrique de Markala. Le comité interministériel de suivi du cadre macro-économique participe d’une dynamique de planification, mais aussi et surtout d’avis du gouvernement sur différents projets d’intérêt public. Après l’adoption du compte-rendu de la réunion du 1er juillet dernier, les débats se sont concentrés sur le projet de réalisation de la centrale hydroélectrique de Markala. C’est le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mamadou Diarra, qui en a fait une présentation. Ce projet, a-t-il expliqué, consiste en la construction d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur le fleuve Niger à l’aval immédiat du barrage de Markala. Le barrage de Markala est un ouvrage d’irrigation réalisé dans les années 40 pour accroître la production céréalière. Pour le ministre de l’Energie et de l’Eau, l’idée n’est pas nouvelle de transformer ce barrage en ouvrage hydroélectrique. "C’est à la faveur de récentes études et d’un certain nombre d’évaluations que des promoteurs privés se sont adressés au gouvernement pour lui faire part de leur souhait d’investir dans le projet. Nous avons été accessibles à un certain nombre de propositions. Aujourd’hui ce projet est mûr, c’est pour cette raison que le Premier ministre a accepté qu’on l’introduise auprès du comité avant qu’il ne soit présenté au conseil", détaillera le ministre Diarra dans l’entretien qu’il a accordé à nos confrères de l’ORTM, à la sortie de la réunion. D’un montant global de 38 millions de dollars, soit environ 20 milliards de Fcfa, le nouvel ouvrage sera construit par un producteur indépendant d’électricité sous la forme contractuelle du BOOT (Build, Own, Operate and Transfert). Le délai de réalisation est de deux ans, à partir de la date de bouclage financier de l’opération par le promoteur, ContourGlobal, une société américaine dont le siège est à New York. Le projet de Markala sera à la charge de sa filiale parisienne. La durée d’exploitation est de 25 ans à partir de sa date de mise en exploitation commerciale. La future centrale aura une puissance de totale de 10 à 13 mégawatts produite par 3 groupes de 3,3 mégawatts chacun. La centrale sera connectée au réseau des lignes électriques géré par la société Énergie du Mali (EDM-Sa). Le ministre de l’Énergie et de l’Eau se félicite de l’impact sur le développement économique et social de la construction d’un tel ouvrage dans l’Office du Niger. Mamadou Diarra a rappelé, par ailleurs, l’engagement du gouvernement en matière de promotion et de développement de l’accès aux structures et équipements de base. Participent à cette vitalité, l’existence de sucreries qui produisent de l’éthanol, la reprise très prochaine d’une ligne électrique Ségou-Markala-Niono sur financement de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le chantier de l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire qui va venir consolider cette dynamique. Le cumul d’investissements engagés dans la réalisation de ces vastes projets d’infrastructures énergétiques ces dernières années atteint environ 750 milliards Fcfa, a-t-il expliqué. "Notre pays réunit donc toutes les conditions d’un développement énergétique croissant. Il se place également dans une position de sécurité en terme de besoin énergétique. Ceci est satisfaisant. Car cela nous permettra de produire mieux et de façon optimale avec de l’énergie moins chère, et pourquoi pas, exporter l’énergie dans la sous-région", a commenté le ministre Diarra. Un autre impact positif de l’ouvrage est d’offrir une marge de manoeuvre à la société EDM-Sa qui, à terme, permettra de réduire les prix de l’électricité pour les populations.