Les professionnels du secteur, regroupés au sein d’une organisation patronale des entrepreneurs de construction, ambitionnent de s’inscrire dans la dynamique de la performance et de la qualité
Il se dégage de nos informations recueillies auprès des entrepreneurs, que la filière des bâtiments et travaux publics (BTP) dans notre pays affiche à son compteur plus de 3000 entreprises. Un chiffre, largement en dessous des potentialités dont regorge notre pays, qui est partout en chantier. En dépit de cette potentialité, le secteur peine encore à trouver ses marques dans un environnement concurrentiel assez tendu. La mauvaise passe s’expliquerait en partie, selon nos sources, par la mauvaise publicité, les problèmes de gestion managériale des entreprises et le faible niveau de qualification professionnel d’une masse très importante des ouvriers du secteur. Ce qui plomberait les ailes du secteur. Tandis que dans le langage populaire en économie, ne dit-on pas très souvent que dans un pays, quand le béton marche, tout va bien ? Malheureusement, cette vérité économique jusqu’ici jamais démentie a du mal à se faire encore du chemin dans notre pays. C’est conscient de ces handicaps, que les professionnels du secteur ont décidé de prendre le taureau par ses cornes pour changer le court des choses. Désormais, la mauvaise passe ne sera sûrement plus qu’un lointain souvenir. Les premiers responsables du secteur (les chefs d’entreprises) du bâtiment et des travaux publics (BTP), regroupés au sein d’une organisation patronale des entrepreneurs de construction du Mali (OPCOM), ambitionnent de tourner définitivement le dos à la médiocrité et du travail au rabais pour s’inscrire dans la dynamique de la performance et de la qualité pour être en phase avec les exigences du marché.
Programme quinquennal. Cette volonté de progrès s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions et recommandations de la dernière assemblée générale de renouvellement des instances dirigeantes du bureau de l’organisation, tenue en octobre dernier, nous a confié le président de l’organisation, Ismaël Diallo. Selon lui, aussitôt après son installation le nouveau bureau, s’est attelé à doter l’organisation d’un programme de travail à hauteur des attentes de ses mandants. A la suite de la réunion ordinaire du 19 novembre dernier, le bureau s’est doté d’un programme quinquennal de travail, qui s’articule autour de sept axes d’intervention stratégique. L’objectif est de remettre le secteur sur les rails. Il s’est aussi doté d’un budget conséquent en vue de financer les activités prévues dans le programme. Le budget est arrêté en recettes à environ 59,35 millions de Fcfa et en dépenses à environ 41,31 millions de Fcfa, soit un excédent d’environ 18,04 millions de Fcfa. Ce budget, certes dérisoire à première vue, mais marque en réalité le départ d’une grande ambition destinée à révolutionner entièrement le secteur des BTP au Mali. Pour atteindre cet objectif, il est prévu toute une batterie d’actions à mener d’ici les 5 prochaines années pour moderniser la pratique des affaires dans ce créneau. Selon Ismaël Diallo, le premier axe d’intervention est consacré aux actions de mobilisation. Il se fixe comme objectif d’identifier des entreprises par des visites et contacts directs, multiplier les conférences débats sur le BTP lors des journées organisées à cet effet. Il envisage aussi de mettre en place une cellule de veille et d’information autour des dossiers d’appel d’offres (DAO) et un répertoire fiables de toutes entreprises de BTP de droit malien. Cette liste sera communiquée à tous les partenaires pour des besoins de clarification des compétences de chacune d’elle. Les professionnels des BTP veulent également assainir leur relation avec les pouvoirs publics en faisant du lobbying auprès des autorités pour susciter les conditions de création d’un établissement de crédit en vue de faciliter les paiements de décomptes et factures des entreprises pour les travaux réalisés et dûs par l’Etat ; la création d’une société de location de matériels de BTP. Ils souhaitent également obtenir des pouvoirs publics des appuis juridiques pour avoir l’exclusivité des marchés publics entièrement financés par le budget national. Cette mesure, une fois acceptée, devra être extensible à leurs collègues de l’Uemoa. Ils veulent également s’investir auprès des multinationales, attributaires des marchés sur financement du budget national d’aller en co-traitance avec les entreprises maliennes. La mise en œuvre de ces actions passe par une bonne formation des ressources humaines. C’est pourquoi l’OPCOM envisage l’élaboration de module de formation adaptée à leur besoin. Il s’agit de remettre à niveau les chefs d’entreprises dans un certain nombre de domaines tels que : le management et la gestion des entreprises, l’appel d’offre et le code des marchés publics, etc. Dans la même ligne de mire, les cadres travaillant dans le secteur seront formés en Organisation et la gestion des marchés depuis le lancement des appels d’offres jusqu’à la clôture du chantier. Les ouvriers aussi verront leur compétence renforcée par des modules de formation adaptés aux exigences nouvelles de qualité des ouvrages réalisés. Pour atteindre ces objectifs fixés, toutes les entreprises affiliées à l’OPCOM seront mises à contribution. La cotisation mensuelle arrêtée à cet effet est fixée comme suit : les entreprises de catégorie « A & B » paieront 200 000 Fcfa ; les entreprises de catégories « C » paieront 150 000 Fcfa ; les D & E paieront 100 000 Fcfa et les catégories F fermeront la marche avec 50 000 Fcfa. Le secteur veut donc sortir de sa longue léthargie pour s’orienter vers le progrès au bonheur de notre économie nationale.
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Matières premières : La dette européenne stimule encore le marché
OR : Après s’être replié depuis la mi-novembre, le cours de l’once d’or s’est nettement ressaisie en fin de semaine dernière. Il a bondi de plus de 45 dollars sur la seule journée de mercredi, après l’annonce choc d’une action concertée de six des plus grandes banques centrales de la planète. La Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et leur homologue britannique, suisse, canadienne et japonaise ont décidé de renforcer les échanges de devises entre elles afin de renforcer leur soutien à un secteur financier en manque de liquidités. "Cette décision a donné un coup de fouet aux marchés, en apaisant les inquiétudes des investisseurs sur l’accès aux liquidités, en particulier en dollars... En conséquence, l’appétit pour le billet vert a diminué et le dollar a chuté face à l’euro, ce qui a stimulé tous les métaux précieux", a expliqué Andrey Kryuchenkov, analyste de VTB Capital. Le cours de l’or est monté vendredi jusqu’à 1.763,23 dollars l’once, son plus haut niveau depuis la mi-novembre. Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé vendredi à 1.747 dollars au fixing du soir contre 1.688,50 dollars une semaine auparavant.
PETROLE : Il était en baisse mardi en Asie après les gains enregistrés sous l’effet des vives tensions autour de l’Iran, les investisseurs s’alarmant des menaces de l’agence de notation Standard & Poor’s d’abaisser la note de six Etats européens. Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier abandonnait 50 cents, à 100,49 USD, et le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance perdait 58 cents à 109,23 USD. Les cours de l’or noir avaient grimpé à la faveur d’un regain de tensions entre les Occidentaux et l’Iran sur son programme nucléaire controversé et l’attaque de l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran. Mais ils se sont nettement repliés lundi soir après la parution d’informations du Financial Times faisant état de l’intention de l’agence de notation Standard & Poor’s de mettre sous surveillance négative l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande et le Luxembourg. Valeur refuge, le dollar a été plébiscité par les investisseurs. Or les prix pétroliers sont libellés en billets verts, ce qui rend le pétrole moins attractif lorsque le dollar se valorise. Lundi, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier avait terminé à 100,99 dollars sur le New York Mercantile Exchange, en hausse de 3 cents. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier avait terminé à 109,81 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 13 cents.
COTON : Il a modestement rebondi à New York, à la faveur d’un regain d’optimisme des places financières concernant la crise européenne, après être tombés à leur plus bas niveau en plus d’un an. Les cours, qui avaient flambé à 2,20 dollars la livre en mars, ont baissé mardi jusqu’à 88,50 cents sur l’Inter-continentalExchange, un ni-veau plus vu depuis août 2010. Le contrat sur la livre de coton pour livraison en mars valait vendredi vers 16H45 GMT 91,50 cents, contre 90,87 cents à la clôture une semaine plus tôt. Les prix de la fibre blanche ont suivi l’ensemble des marchés financiers, qui ont apprécié l’action concertée des grandes banques centrales pour aider les banques européennes à accéder aux liquidités. Les investisseurs spéculent par ailleurs sur l’adoption de nouvelles mesures pour enrayer la crise de la dette lors du sommet européen des 8 et 9 décembre. L’indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d’Orient, s’établissait à 98,25 dollars (pour 100 livres) contre 99,40 dollars en fin de semaine précédente.
A. F. P.