Les professionnels des finances préparent activement la 2ème édition de la journée des banques et établissements financiers qui se tiendra les 2 et 3 mars 2012.
Le thème central débattu cette année porte sur « le Financement de l’agriculture au Mali : contraintes et opportunités pour la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et la croissance durable ». Selon le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBF), Moussa Allassane Diallo, le développement de notre pays dépendra du niveau d’investissements concentré sur le secteur agricole. Le deuxième point à l’ordre du jour des discussions concerne le « Développement des moyens de paiement, facteur de promotion de la bancarisation. Outre ces deux thèmes, le menu du programme d’activité proposé aux participants de cette année s’enrichit d’un salon consacré aux banques et établissements financiers. C’est un espace de dialogue et de promotion des produits banquiers. Il s’étendra sur deux jours et sera émaillé de diverses séances de discussion mettant face à face les professionnels du secteur entre eux et les banquiers et le public cible, notamment le monde des affaires. Il s’agit des opérateurs économiques, des représentants des sociétés, des étudiants, des commerçants et des ONGs. Ils sont invités à échanger avec les représentants des banques et établissements financiers de leur préoccupation, en vue d’une meilleure prise en charge de leurs besoins spécifiques. La journée se terminera en beauté par une soirée gala dénommée « nuit des banques et établissements financiers ». Cette nuit rmettra en contact les financiers, les clients et les partenaires en dehors du cadre professionnel hors des bureaux et de façon très décontractée et très décomplexée. L’objectif de ces journées est de créer un cadre permanent de rencontre entre banquiers et populations, promouvoir les produits des banques et établissement financiers, contribuer à la bancarisation des populations et contribuer à la formation et à l’information des étudiants et des clients. Il s’agit de rapprocher davantage les guichets bancaires des usagers. L’objectif est de réduire le fossé entre les banques, les établissements financiers et les utilisateurs des produits bancaires. En organisant cet espace d’échanges les professionnels des finances veulent doper le taux de bancarisation au Mali en passant de 12 à au moins 20% au 31 décembre prochain. Ils ambitionnent également de booster la participation des banques et des établissements financiers dans le financement de notre économie. Il ressort d’une étude réalisée en 2011 par la Commission des directeurs de crédit des banques à la demande du président de l’APBF, Moussa Allassane Diallo, s’étendant sur les périodes 2008 ; 2009 et 2010, que la contribution des banques et établissements financiers dans le financement de l’économie malienne est en nette progression. En 2010, les emplois ont progressé de 24% contre 19% en 2009 et 9,4% en 2008. Le total des emplois s’est établi à 1 400 milliards de Fcfa en 2010 contre 1 162 milliards de Fcfa en 2009, tandis qu’ils n’étaient que de 978 milliards de Fcfa en 2008. Cette forte progression résulte de l’accroissement du volume des crédits de campagne, des titres de placement et des crédits à moyen terme. En 2010, les emplois du système bancaire malien représentaient 12,9% des emplois de l’Union économique et monétaire ouest -africaine (Uemoa) contre 12,3% en 2008. Au 31 décembre 2010, les crédits à la clientèle s’élevaient à 965 milliards de Fcfa en augmentation de 15% par rapport à décembre 2009 où ils se sont chiffrés à 838 milliards de Fcfa. Entre 2008 et 2009, cette augmentation a été de 8,3%. Pendant la période 2008/09, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) était de l’ordre de 4% en moyenne.