mercredi 22 novembre 2017

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Développement industriel : ÉCLAIRAGE SUR LA VISION PRÉSIDENTIELLE

Une vue de l’unité d’égrenage de coton de la CMDT de Dioïla

Un livre sur l’ambition du président de la République pour le secteur a été présenté mardi dernier, aux partenaires du ministère et à la presse

Notre économie se caractérise par l’étroitesse de sa base de production avec un fort déséquilibre entre les secteurs porteurs de sa croissance, tirée essentiellement par les secteurs agricole et secondaire qui peinent à se développer. Aussi, l’économie est peu diversifiée alors que le pays recèle d’importantes potentialités pour l’émergence d’une industrie diversifiée et performante.
Cette situation a des conséquences bien connues. Chaque année, les zones de forte production agricole enregistrent d’énormes pertes, après les récoltes, atteignant pour les denrées agricoles périssables (comme les fruits et les légumes) une moyenne de 35 à 50 % de la production réalisable totale.
Pour les céréales, le taux varie entre 15 et 25 %. Eu égard à cela, la promotion d’une industrie adéquate et adaptée aux besoins de notre pays est considérée comme fondamentale pour notre développement. C’est pourquoi, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, à travers 0son projet de société, a identifié l’industrie comme source majeure de croissance inclusive et durable, de satisfaction des besoins essentiels de la population et de la demande locale en biens de consommation intermédiaires, de diversification des exportations et de transformation structurelle de l’économie.
Le gouvernement, à travers le département en charge du développement industriel, a décliné cette vision en actions concrètes portant sur la création d’unités industrielles, la revitalisation des entreprises en difficultés et la réouverture de celles qui sont fermées. Ce programme est décliné dans un livre d’or intitulé « Vision présidentielle du développement Industriel » et qui a été présenté mardi dernier, aux partenaires du ministère et à la presse. A cette occasion, le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim a expliqué que le document retrace les ambitions de son département en matière de développement industriel sous-tendues par le projet de société du président et la Déclaration de politique générale du Premier ministre. La politique de développement Industriel élaborée à cet effet est ainsi axée sur l’ouverture à l’économie mondiale, le recours aux capitaux nationaux et étrangers ainsi qu’aux investissements structurants.
Le ministre a souligné que la modernisation de l’industrie malienne et l’amélioration de sa performance restent l’ultime ambition du chef de l’Etat.
Car il ne s’agit plus seulement de produire, mais d’être compétitif pour espérer tirer son épingle du jeu sur des marchés de plus en plus ouverts et concurrentiels. « Il s’agit d’un ensemble d’activités concrètes à mettre rapidement en œuvre surtout dans le cadre de l’opérationnalisation de la DPG du Premier ministre. Ces activités portent notamment sur l’amélioration du cadre législatif et règlementaire, le renforcement de notre base industrielle, la promotion de la qualité , de la propriété intellectuelle, le soutien à la compétitivité des unités existantes et la mise en place d’un environnement plus incitatif », a t-il développé. Le livre révèle, par ailleurs, une panoplie de projets industriels structurants en faveur de différentes localités du pays. Ainsi pour la région de Kayes, il s’agit de développer des unités de transformation du lait, de la viande, des cuirs et peaux, des usines de fabrication de carreaux et marbres ainsi que des cimenteries, usines de chaux industrielle, de fer etc. Dans la région de Koulikoro, l’accent est mis sur les filières porteuses comme la transformation des fruits et légumes, du karité et du maïs. Koulikoro pourrait abriter aussi des briqueteries, usines de fer, unités de fabrication d’aliment bétail etc. Sikasso et Ségou, de leurs côtés, recelant d’innombrables potentialités agricoles doivent développer l’agro-industrie avec des usines de fabrication d’équipements agricoles, de production d’engrais et de produits phytosanitaires.
Quant à Mopti, Tombouctou, Taoudéni, Gao, Ménaka et Kidal, ces localités peuvent être des zones d’implantation d’unités de transformation de lait, de viande, de cuirs et peaux, de production de phosphate, de fabrication d’engrais , de produits phytosanitaires et d’ abattoirs modernes. Dans ce processus, certains projets sont d’ailleurs en cours de réalisation comme l’usine de fabrication d’emballages en carton à Kamalé Soba (Société malienne de cartonnerie pour 6 milliards de Fcfa) ; l’unité de production de chaux à Karaga (Bafoulabé), la Société  Carrières et Chaux du Mali pour 5,1 milliards ; l’usine de production de pâtes alimentaires de Banankoro (Cercle de Kati) par la Société  Diarra Négoce et Diane SARL  pour près de 800 millions ; l’unité sidérurgique de transformation de ferrailles et de minerai de fer en barres TMT de la Société  Fer-Mali  pour 7 milliards ; la cimenterie Intégrée de la société  Gala Equity Ltd  pour 196 milliards de Fcfa ; l’abattoir Industriel moderne de la Société Laham Industrie pour 4,2 milliards de Fcfa ; le projet d’implantation d’unités industrielles des Moulins Modernes du Mali M3 pour 36,5 milliards Fcfa. A cela, il faut ajouter l’unité de production d’engrais et de produits phytosanitaires de SEPS-SA Mali  pour 17 milliards ; le nouveau Projet sucrier de Markala de l’entreprise « UTTAM Sucrotech International Pvt Ltd pour 211 milliards de Fcfa et le projet de Complexe de production de poussins, d’aliment volaille et de poules prêtes à pondre de SEDIMA Mali SA  pour plus de 7 milliards ainsi que l’unité de production de Jatropha et de Soja  Sud-Agri  pour 12 milliards.
Mohamed Aly Ag Ibrahim a souligné que la réalisation de ces usines contribuera à favoriser la transformation des matières premières locales, mais aussi et surtout à renforcer la densification du tissu industriel, tout en améliorant les conditions de vie des populations des zones de production grâce à l’accroissement et la sécurisation de leurs productions.
Les industriels présents se sont surtout réjouis de l’initiative. Les divers intervenants ont estimé que les nouveaux chantiers de l’émergence de notre pays doivent placer l’industrie, locomotive de l’économie, au cœur des stratégies.
Doussou DJIRé

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