mardi 21 novembre 2017

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Développement des sciences au Mali : Le CREDO du JSTM

« Les sciences à l’écoute du Mali » : tel était le thème d’une conférence-débat organisée, le week-end dernier à la Faculté des sciences et techniques (FST) sur la colline de Badalabougou, par le Journal scientifique et technique du Mali (JSTM). L’événement parrainé par le doyen de ladite faculté, Fana Tangara, s’est déroulé en présence de nombre d’invités.
Dans ses propos liminaires, le directeur du JSTM, Hilaire Diarra a expliqué l’idée qui a prévalu à la création de leur publication. Cela dénote surtout du souci constant des responsables du JSTM de mettre les sciences au cœur des préoccupations de la jeunesse estudiantine afin de faire profiter, tout le pays, des bienfaits de ces disciplines, peu valorisées dans notre pays. Alors qu’elles y sont pour beaucoup dans le progrès des pays développés.
C‘est pourquoi le premier responsable de cette revue, qui est à sa deuxième année d’existence, a fortement regretté que la science et la technique ne soient pas mises en valeur dans notre pays, alors que la plupart des pays développés y ont recours pour avancer.
Le doyen de la Faculté des sciences et techniques, a abondé dans le même sens. Selon lui, le développement d’un pays passe nécessairement par les sciences et les techniques.
Par ailleurs, Fana Tangara estime incompréhensible que dans les pays en développement, notamment ceux du continent africain, les sciences et techniques soient des instruments non exploités. Parlant du cas de notre pays, le parrain de l’événement regrette que moins de 10% des étudiants soient orientés vers les filières scientifiques et techniques. Toutefois, il a reconnu que depuis quelques années des efforts sont consentis par les autorités pour rehausser ce taux. Cependant, tout comme les responsables du JSTM, Fana Tangara estime que beaucoup reste à faire afin que le pays entier puisse en profiter dans l’avenir. D’où son appel aux pouvoirs publics de faire en sorte que le maximum de jeunes puisse s’approprier les disciplines scientifiques, au profit de notre pays.
« Personne n’est scientifique, personne n’est littéraire. Nous sommes tous guidés par nos centres d’intérêt », pense le doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’université de Bamako. A ce propos, Fana Tangara a cité comme exemples probants de « scientifiques » maliens qui avaient débuté comme littéraires avant de produire des documents, cent pour cent scientifiques pour l’école malienne.
Un panel composé de mathématiciens, d’agronomes de géni-électriciens de spécialistes en intelligence artificielle (robotique), a longuement débattu des avantages des disciplines scientifiques et des difficultés qu’on rencontre dans notre pays.
Néanmoins, ces intellectuels ont fait des propositions de solutions.  « L’avenir est loin d’être sombre pour les sciences au Mali. Nous croyons plutôt à un avenir radieux pour les sciences dans notre pays », ont-ils soutenu.
A ce propos, le doyen de la Faculté des sciences et techniques a été on ne peut plus clair. Il est désormais hors de question de former des nuls à la FST. Dans cette faculté, la politique de formation est désormais tournée vers l’excellence, a-t-il précisé.
Une idée appréciée et défendue par Hilaire Diarra et ses collègues. Ceux-ci ont d’ailleurs mis l’occasion à profit pour procéder au lancement du deuxième numéro de leur revue. Une parution qui s’est fixée pour seul objectif de vulgariser les sciences et les techniques dans notre pays.
Mohamed TRAORé

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