CULTURE

PostHeaderIcon Rentrée littéraire : LA SOIREE DES RECOMPENSES

Le prix Yambo Ouologuem doté de 5 millions de Fcfa a été attribué à Eugène Ebodé, un écrivain camerounais pour son œuvre « Mme l’Afrique »

Rentrée littéraire : LA SOIREE DES RECOMPENSES

La 3e édition de la Rentrée littéraire a pris fin vendredi. Elle a donné lieu à une réception au cours de laquelle les œuvres les plus méritantes ont été primées. L’évènement était présidé par le ministre chargé des Relations avec les Institutions, Abdoulaye Sall. Il s’est déroulé en présence du secrétaire général du ministère de la Culture, Alhadi Goïta, du représentant de l’ambassade de la France dans notre pays, Ive Bernard, du secrétaire général du Fonds des prix littéraires, Ibrahim Aya, et de plusieurs personnalités du monde des livres, notamment l’écrivain Tierno Monemembo, le président du jury. Pendant trois jours, écrivains et autres professionnels du livre ont discuté de long en large de la place de la littérature en politique, de la parole féminine dans la littérature africaine et de la crise mondiale. Le printemps arabe s’est aussi invité aux débats. Bamako a ainsi été pendant cette période, la capitale du livre et du savoir. Des conférences-débats, des ateliers d’illustrations pour enfants ainsi que des ateliers professionnels ont marqué cette 3e édition de la fête du livre. L’innovation cette année a été l’introduction dans le programme, de séances de signature, de la librairie de la rentrée et du salon des métiers du livre. Des soirées spéciales de conte, de poésie et de théâtre ont aussi été organisées. Préparée par le Fonds des prix littéraires dans notre pays, la rentrée littéraire, comme l’avait annoncé son secrétaire général Ibrahim Aya lors de la cérémonie d’ouverture, s’affirme en tant que qu’élément actif ayant pour but de restituer au pays un peu de sa place d’antan sur les plans artistiques et culturels. Le pari est osé et la voie ardue pour pouvoir relever le défi. Néanmoins l’espoir du succès est désormais permis, conforté par les résultats obtenus depuis le coup d’essai de 2008. Timide lors de la première édition, la présence des auteurs dans les écoles est devenue une véritable institution. Cette année encore une vingtaine d’établissements sur les deux rives ont reçu la visite d’auteurs. Les élèves de ces établissements avaient, avec leurs professeurs, déjà lu et étudié les ouvrages de ces auteurs. Ibrahim Aya a profité de la tribune pour annoncer qu’ils allaient continuer à innover pour toujours améliorer l’évènement. Ainsi pour l’édition prochaine, un prix dédié au célèbre écrivain malien Amadou Hampaté Ba sera attribué. A l’issue de cette rencontre littéraire, le jury présidé par Tierno Monemembo a attribué le prix Yambo Ouologuem à Eugène Ebodé, un écrivain camerounais pour son œuvre « Mme l’Afrique ». Le jury a recommandé aussi l’institution pour l’édition prochaine d’un prix mention spéciale qui encouragera le deuxième sur la liste du prestigieux prix « Yambo Ouologuem ». Eugène Ebodé empoche ainsi la somme de 5 millions de Fcfa. Le prix du premier roman est revenu à Fodé Moussa Sidibé pour son roman « La révolte de Zangui ». Ce prix est doté d’un million de Fcfa. Le prix Massa Makan Diabaté doté de 2 millions de Fcfa a été enlevé par Seydou Diarra pour son œuvre « Le tabou ». Concernant le prix du meilleur manuscrit, il a été décerné cette année à l’écrivain Paul Marie Traoré pour son œuvre « Pour un adultère ». Le prix qui encourage la plume féminine a été décerné à Mme Traoré Annan Keïta pour son roman « Femmes sans avenir », chroniqué il y a quelques semaines dans nos colonnes. Boubacar Eros Sissoko a enlevé le prix du livre de la jeunesse avec son roman « Soundjata fils du Mandé ». Le prix du plus jeune écrivain est revenu à un journaliste qui a longtemps signé à l’Essor, notre confrère Bréhima Touré, pour son œuvre « La limite des grands maîtres ». Un concours de poésie a été aussi initié à l’intention des élèves. Le premier prix dans cette catégorie est revenu Bintou Togola de Castor (11e SE) tandis que le deuxième et le troisième prix ont été décernés respectivement à Abdoul Razag de la 12e SH et Fatoumata Louise Berthé de la 12e LL, tous deux élèves au prytanée militaire de Kati. Pour faire la promotion de nos langues nationales, trois prix qui récompensent les meilleurs œuvres écrites en langue songhaï, ont été distribués. Les récipiendaires sont respectivement, Moussa Maïga, un ingénieur vétérinaire, Abdrahamane Alpha, instituteur à Gao, et Ibrahim Hama Tindina de Tombouctou. Le ministre Abdoulaye Sall a salué l’esprit de cette fête du livre et a encouragé les initiateurs à persévérer dans leur démarche innovante qui célèbre le savoir.