CULTURE

PostHeaderIcon Musique : JEAN JACQUES MILTEAU A L’INSTITUT FRANÇAIS CE VENDREDI

L’Institut français (ex CCF) propose demain un spectacle inédit : une prestation en live de Jean-Jacques Milteau, un grand joueur d’harmonica français et figure emblématique de la musique blues.

Musique : JEAN JACQUES MILTEAU A L’INSTITUT FRANÇAIS CE VENDREDI

Accompagné par Manu Galvin à la guitare, il s’est déjà produit sur tous les continents, en duo, en trio comme avec les chanteurs noirs américains Michael Robinson et Ron Smyth dans son dernier album « Consideration », un petit bijou qui réunit d’autres voix « noires » comme les Palata Singers ou Emel Mathlouti. Jean-Jacques Milteau est né en 1950 à Paris, et découvre l’harmonica à l’âge de 10 ans. Un voyage aux États-Unis lui permet de se confronter au blues américain et de se convaincre définitivement que « la musique noire a été la plus grande claque culturelle des cent dernières années ». Il se lance véritablement dans sa carrière musicale vers la fin des années 1970 et se bâtit une première reconnaissance comme instrumentiste accompagnateur, jouant pour de nombreux artistes, principalement français : Yves Montand, Eddy Mitchell, Jean-Jacques Goldman, Charles Aznavour, etc. Sa virtuosité lui permet d’aborder des styles différents, allant du blues au jazz en passant même par la musette et d’autres formes de musiques populaires. En 1989, il sort son premier album solo, Blues Harp, et mène depuis une carrière personnelle, enchaînant de nombreuses tournées (accompagné de Manu Galvin) C’est en 1992 qu’il rejoint la troupe des Enfoirés qui, chaque année, réalise un spectacle afin de venir en aide aux plus démunis en soutenant l’action de l’association des Restaurants du cœur, fondés par Coluche. Jean Jacques Milteau aura l’occasion de participer plusieurs fois à ce spectacle, notamment aux côtés de Patricia Kaas et de Fredericks et Goldman. Il a à son actif 13 albums dont le dernier en date, cité plus haut, est « Considération » sorti en 2011. A propos de ce dernier un confrère écrivait : "Un retour convainquant aux racines du jazz qui justifie son titre, tant il fait preuve de respect et de sincérité". Malgré la méconnaissance de cet instrument du grand public, il semblerait que l’harmonica soit l’instrument le plus vendu au monde de nos jours. Pourtant il garde le statut de jouet sans grand intérêt musical aux yeux de beaucoup. Curieusement, l’harmonica est mieux connu aux Etats-Unis, à cause peut-être bien du blues, mais également au Japon et dans bon nombre de pays d’Asie où on trouve des orchestres entiers d’harmonicas interprétant les œuvres du répertoire classique. Les Bamakois que la curiosité attirera à l’Institut français, en sortiront certainement séduits.

Synthèse de

Y. DOUMBIA