CULTURE

PostHeaderIcon Maison africaine de la photographie : DES PROGRAMMES QUI APPELLENT DES RESSOURCES ADDITIONNELLES

Au cours de l’année écoulée, la Maison africaine de la photographie a conçu et organisé 4 expositions et collaboré à la réalisation de deux autres. Soit une moyenne d’une exposition tous les deux mois.

Maison africaine de la photographie : DES PROGRAMMES QUI APPELLENT DES RESSOURCES ADDITIONNELLES

Ce qui constitue un bon bilan pour une structure publique, de surcroît jeune et dotée de maigres moyens. C’est l’avis des administrateurs réunis vendredi pour la 8è session de leur conseil, sous la présidence de Al Hady Goïta, secrétaire général, représentant le ministre de la Culture, président de ce conseil d’administration. Dans le bilan des activités exécutées en 2011, figure en bonne place l’exposition nationale intitulée la « Cité et nous ». Elle s’est appuyée sur un concours organisé en 2010 dans toutes les régions du Mali et mettant en compétition les photographes qui le désiraient. Sur les œuvres de 52 photographes ayant répondu à l’appel, 44 images de 24 photographes de Kayes, Ségou, Mopti et Gao ont été sélectionnées. Des images qui ont donné lieu à une grande exposition dans le hall de la Bibliothèque nationale. La Maison africaine de la photographie a également présenté les œuvres de deux anciens photographes : Abdourhamane Sakaly et Diango Cissé. Avec les archives de nombreux photographes maliens qui ont exercé leur métier des premières années de notre pays à nos jours, la MAP entend revisiter des pans de l’évolution sociopolitique et culturelle de notre pays et faire découvrir le génie et la créativité des Maliens. Les photos de Abdourhamane Sakaly et Django Cissé couvrent des champs différents : plus de portraits pour le premier, de cadre de vie et de paysages pour le second. Celle consacrée à Sakaly était intitulée « Hommage à Abdourhamane Sakaly ». Elle a présenté 46 images des années 1960 avec des portraits, la mode vestimentaire, les soirées dansantes, les moyens de locomotion, etc. Celle consacrée à Django était baptisée « Diango Cissé : photographe documentaire ». Les images présentées, 38 agrandissements et 90 cartes postales originales, concernaient l’architecture en terre, les fêtes traditionnelles, les portraits et autres scènes de la vie quotidienne. En 2011, la MAP a décidé de remplacer l’exposition Images d’Afrique par une autre consacrée aux réalisations des enfants. Ce qui a permis à une cinquantaine d’enfants, âgés de 10 à 15 ans de composer « l’album vacances ». Les 25 photographies exposées fixent des sujets variés et constituent autant de regards des enfants sur leur milieu ambiant pendant les vacances. Toutes les photos exposées ont été traitées, développées et tirées, au sein de la structure elle- même. En effet la MAP a acquis des équipements permettant de réaliser tous ces travaux sur place. Ce qu’à d’ailleurs tenu à rappeler Al Hady Goïta. L’orientation générale donnée aux différents programmes des deux dernières années consistait à aller vers une plus grande autonomie de la MAP en ce qui concerne la production, le traitement et la conservation des images utilisées dans les différentes activités, a-t-il rappelé. Cette autonomie devrait permettre à l’établissement d’alléger les coûts de ses propres activités d’une part, et de générer des ressources propres susceptibles de compléter les subventions de l’Etat, d’autre part. « Les équipements acquis au cours de l’exercice précédent devraient servir à développer nos activités, mais aussi à améliorer la qualité des prestations », préconise le secrétaire général du ministère de la Culture. Face aux ressources limitées du budget d’Etat, source essentielle jusque là du financement des programmes, il est devenu impératif pour la MAP de rechercher des ressources additionnelles. Pour relever ce défi, la MAP doit s’orienter vers l’établissement de partenariat aussi bien national qu’international pour engager des projets d’envergure et contribuer à faire de Bamako, la véritable capitale de la photographie africaine.