L’optimisme est de mise en 7ème région pour la biennale artistique et culturelle de Sikasso, édition de décembre 2010 qui débute dimanche.
Du moins pour les sélectionnés de Gao, mis au vert pendant des semaines à la direction régionale de la Jeunesse, des arts et de la culture et au stade Kassé Keïta. Ils promettent de mettre les bouchées doubles. Cet engouement pour la biennale du Cinquantenaire selon, le jeune directeur régional de la Jeunesse, des arts et de la culture, Abdoulaye Hamadoun Bocoum, est légitime du fait du rang occupé par Gao, lors de la biennale de Kayes (3è au classement général). L’optimisme des jeunes artistes est et leur encadrement repose sûrement sur la valeur des différents numéros, fruits d’un méticuleux travail, de recherche basé sur le vécu quotidien et surtout le combat où la dénonciation des tares de la société. Le ballet à thème, épreuve phare avec la pièce de théâtre, intitulé « Salaire de la honte » retrace les méfaits de la drogue, surtout de la cocaïne dont notre région est souvent injustement envahie. Les nombreuses victimes, subissent le poids de ces trafiquants arrogants. La danse traditionnelle « Tagrit », danse des possédés en milieu songhoy et bella, ajoute de l’harmonie à ce riche pan de la culture millénaire de la zone, de même que le chœur, véritable hymne du cinquantenaire « Jiri waygou ne ka to », un véritable récit des acquis et un regard sur notre avenir. Le solo de chant « Gaggay », une leçon de morale, invitant à la vertu, à une reconversion des mentalités, à un respect des valeurs sociales. Les jeunes de Gao, à cette biennale de Sikasso, restent constructifs et l’ensemble instrumental de rendre un hommage à ce rêve devenu presqu’une réalité tangible « le barrage de Taoussa. Ouvrage porteur de tous les espoirs pour un développement socio-économique du Mali. L’orchestre moderne, le « Songhoy star » reste fidèle à sa riche tradition de conservation et de modernité. Les premier morceau de l’orchestre rend un hommage à la femme, pilier de la maison (Hugu linjo », avec un accent particulier sur la scolarisation poussée de la jeune fille. L’autre titre « Sognay sabou » est aussi un hommage en songhoy à tous les hommes. La pièce de théâtre autre plat de résistance, porte un titre à lui seul, tout un programme « Accusés, levez-vous ». Comme les autres numéros, la pièce de Gao, va dans le sens d’une prise de conscience de la jeunesse à l’heure du cinquantenaire où selon le commentaire, les fous du centre de santé mentale ont été oubliés. Pour rappeler aux hommes « normaux » cette discussion, ils décident de célébrer les 50 ans d’existence de leur centre « GABANO ». Gao se rend à Sikasso 2010 avec la plus grande détermination de défendre sa couronne de Kayes. La délégation forte de 90 personnes officiellement est prête pour le rendez-vous dans la capitale du Kénédougou, où sans complaisance les héritiers de Firhoun et autres Askia, Soni Ali Ber, espèrent régner en grands.