CULTURE

PostHeaderIcon Festival « Triangle du balafon » : UN ANCRAGE A SIKASSO, UNE LARGE OUVERTURE INTERNATIONALE

Imprimer une nouvelle dimension au festival « Triangle du balafon » en examinant son mode d’organisation, son financement, le cahier de charges et les perspectives, tel était l’objectif d’un atelier de réflexion que le ministre de la Culture, Hamane Niang, a présidé jeudi dans la capitale du Kénédougou.

Festival « Triangle du balafon » : UN ANCRAGE A SIKASSO, UNE LARGE OUVERTURE INTERNATIONALE

Outre les cadres du département de la Culture, les membres du cabinet du gouverneur de Sikasso et les représentants des collectivités territoriales de la région, nombre d’artistes, techniciens et opérateurs culturels ont pris part à la rencontre. Né de la volonté de trois pays au départ, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali, le festival Triangle du balafon a, d’emblée, un caractère sous-régional qui s’est renforcé plus tard avec l’adhésion de la Guinée, du Sénégal et bientôt de l’Angola. Huit ans après la mise en route de cette grande manifestation, il est apparu nécessaire de mieux la structurer pour qu’elle puisse répondre aux attentes du ministère de la Culture en termes de création et de soutien aux industries culturelles viables afin que les créateurs, artistes, opérateurs culturels vivent dignement du fruit de leur travail. Le Triangle du balafon s’attache à nouer entre pays africains voisins, des relations culturelles fondées sur les échanges d’expériences, la connaissance mutuelle et le respect réciproque. Il s’emploie également à valoriser le patrimoine culturel de la sous-région, promouvoir le balafon en tant que forme et moyen d’expression culturelle et enfin faire de Sikasso la capitale du balafon en Afrique de l’Ouest. En invitant les participants à un diagnostic pointu sur le mode d’organisation, le financement, le cahier de charges et les perspectives du festival, le ministre Hamane Niang a souligné les résultats de l’atelier de cadrage de mars 2009. Cette session avait, en effet, défini de nouvelles orientations pour le festival, notamment par la création d’une cellule de coordination, un comité scientifique et l’ouverture de la manifestation aux autres pays reconnus d’authenticité dans la pratique du balafon. Selon Hamane Niang, la différence entre le « Triangle du Balafon » et les autres festivals de notre pays, réside dans son caractère sous-régional et ses objectifs de rapprochement des populations transfrontalières à travers la culture et la promotion du balafon commun à plusieurs peuples. Le gouverneur de la région de Sikasso, Ibrahim Féfé Koné, a estimé que notre engagement et notre détermination à impulser ce festival, doivent nous amener à imprimer une nouvelle dimension à la hauteur de celui du festival sur le Niger à Ségou, des Rails à Kayes et d’Essakane à Tombouctou. Pour faire du Triangle du Balafon un évènement culturel majeur, Ibrahim Féfé Koné propose, entre autres, que le festival sorte des salles de spectacles pour la place publique afin de lui donner un caractère populaire. Il est important, dans cette perspective, que la ville de Sikasso soit maintenue comme la capitale du balafon en écartant le caractère tournant du festival et qu’une dénomination conforme au principe d’ouverture du festival à des pays autres que les initiateurs, soit adoptée. Durant les travaux de groupe présidés par le chef de cabinet du ministre de la Culture, Samba Lamine Sow, les participants ont planché sur des modules ayant trait à la redynamisation du festival, son ancrage dans les habitudes culturelles et son appropriation par les habitants de Sikasso. Les participants ont ainsi recommandé l’élaboration d’une bonne politique de communication sur l’évènement, des efforts accrus afin de lui donner une dimension internationale, le maintien du festival à Sikasso et enfin le choix du mois de janvier 2012 comme période du festival au lieu de novembre 2011. Le ministre de la Culture a invité les uns et les autres à un suivi rigoureux des recommandations et promis d’initier des missions régulières d’appui du département sur le terrain. En marge de la rencontre, Hamane Niang a visité plusieurs infrastructures et sites culturels de Sikasso. C’est ainsi qu’il s’est rendu successivement au Centre de lecture et d’animation culturelle de Niena, au Musée régional, au Centre Sénoufo, et sur les sites des monuments Samory et Nakama N’Faly.