Le ministère de la Culture, à travers le programme "centres de lecture et d’animation culturelles" (CLAC), a organisé lundi dans les locaux de la Bibliothèque nationale un séminaire de formation des présidents des conseils de cercle et des maires des localités bénéficiaires de ce programme.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le secrétaire général du ministère de la Culture, Alhady Goïta, a eu lieu en présence du coordonnateur national du programme, Fatogoma Diakité, ainsi que du représentant l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Eric Weber. Les participants doivent discuter durant deux jours des enjeux de ce nouvel instrument de culture, de formation, d’information, de loisir. L’accès à l’écriture et la maîtrise de la lecture ont un impact certain sur l’éducation, le développement social et l’exercice de la démocratie. Loin d’être un épiphénomène superficiel ou aléatoire, la lecture publique représente un enjeu majeur dans les plans et programmes de développement. Elle vient compléter les politiques d’éducation ou d’alphabétisation, en contribuant quotidiennement à la diffusion et à la vulgarisation du savoir. C’est dans cette optique que l’Organisation internationale de la francophonie et notre pays ont adopté une convention pour installer un réseau de 12 centres de lecture et d’animation culturelle sur l’ensemble du territoire national. Ces centres ont été choisis parmi 26 présélectionnées. Ils sont implantés dans les villes de Bafoulabé, Yelimané, Banamba, Kati, Kignan, Niéna, Yanfolila, Yorosso, Ségou, Koro, Ménaka et Kidal. La session permettra aux participants de cerner l’importance de ces centres dans l’éducation des populations. Le coordonnateur national du programme CLAC, Fatogoma Diakité, a indiqué qu’elle venait renforcer les acquis du Mali en matière de bibliothèques de lecture publique. En la matière, a-t-il jugé, le Mali reste le pionnier et un exemple pour tous les pays Africains. Pour le secrétaire général du ministère de la culture, Alhady Goita, le séminaire constitue un événement majeur dont le ministère de la Culture mesure toute l’importance. Il a, à ce propos, remercié l’OIF pour son appui. Une minute de silence a été observée à la mémoire de deux présidents de conseil cercle qui se sont éteints en décembre dernier : Zoumana Simpara de Banamba et Pierre Poudiougou de Koro.