CULTURE

PostHeaderIcon 7ème édition du Festival « Triangle du balafon » : LA FIEVRE MONTE A SIKASSO

Initiée en 2004 par le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, la manifestation est prévue du 10 au 12 février en tandem avec la Rentrée culturelle

7ème édition du Festival « Triangle du balafon » : LA FIEVRE MONTE A SIKASSO

L’organisation de la 7e édition du festival « Triangle du Balafon » prévue du 10 au 12 février, a regroupé la semaine dernière dans la capitale du Kénédougou, les responsables des services régionaux, les représentants de la société civile, des projets et programmes, des associations et organisations culturelles. La session était dirigée par le chef de l’exécutif régional, Ibrahim Féfé Koné, entouré de Bakary Ousmane Traoré, conseiller technique au ministère de la Culture, du directeur national de l’Action culturelle Kora Dembélé et de nombre d’hommes de culture. Au menu des discussions : les dates du festival, les innovations, les contours de l’organisation d’une édition qui avait été reportée en raison de la tenue de la biennale artistique que Sikasso a abritée en 2010. Initié en 2004 par le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui entretiennent des liens séculaires d’amitié et de fraternité dont le fondement repose essentiellement sur des valeurs historiques et culturelles, le festival « Triangle du balafon » constitue un incontestable facteur d’intégration de consolidation de la paix et de la cohésion sociale entre les populations frontalières. Puissant élément fédérateur, le « Triangle du balafon » ambitionne d’être un événement prisé par les touristes à l’image du festival d’Essakane et du festival sur le Niger et cela avec l’assistance du ministère de la Culture et de ses partenaires. Selon le gouverneur de la région de Sikasso, la manifestation a déjà suscité d’ardentes convoitises et un grand intérêt dans plusieurs pays de la sous région et d’Afrique. La participation de la Guinée, du Sénégal et de l’Angola en tant que pays invités témoigne de la volonté des pays initiateurs d’ouvrir davantage leur création à tous les pays désireux de partager les objectifs de leur regroupement culturel. Ces objectifs sont l’établissement entre les pays africains de relations culturelles fondées sur des échanges d’expériences, la contribution à la consolidation de l’intégration et de la paix entre les populations, la promotion du balafon en tant que forme et moyen d’expression culturelle. Le directeur national de l’action culturelle a salué la mobilisation des Sikassois autour de l’évènement. L’objectif recherché, a précisé Kora Dembélé, est l’appropriation du festival par la population, le département de la culture devant jouer un rôle d’appui conseil. Kora Dembélé a rappelé que certains pays participants avaient souhaité que le festival soit tournant, mais le Mali qui ambitionne de transformer Sikasso en capitale du balafon comme Ouagadougou avec le FESPACO ou Abidjan avec le Massa, a écarté cette éventualité en fixant l’événement dans la capitale du Kénédougou. Maintenant, la promotion du festival « Triangle du balafon » passe nécessairement par la création d’une structure pérenne qui s’occupera de toutes les questions en rapport avec l’événement, a-t-il estimé. La mesure est envisagée pour les années à venir. Cette année, le festival innove en couplant ses réjouissances avec la rentrée culturelle au Mali qui se déroulera à Sikasso. Les compétitions qui se dérouleront dans la salle de spectacle Lamissa Bengaly, regrouperont des troupes de balafon du Mali, du Burkina Faso, de Côte d’ivoire et de Guinée. Les pays invités étant l’Angola et le Sénégal, sans oublier les intentions de participation formulées par des pays d’Amérique latine. Trois sites off ont été identifiés pour implanter le festival au cœur de la vie sikassoise. Il s’agit du stade municipal, de l’institut de formation des maîtres et de la tribune de Sanoubougou Le thème principal de la mendicité sera traité par tous les pays participants à côté d’un thème particulier sur le balafon que chaque pays exposera. Kora Dembélé a également annoncé le thème de la rentrée culturelle qui est « la force d’un serment ». Le gouverneur Ibrahim Féfé Koné a remercié les responsables pour leur engagement dans l’organisation d’un festival qui est d’abord l’affaire des Sikassois. Afin d’assurer une large information du public, le lancement du festival a été effectué le 17 janvier dernier dans la salle Lamissa Bengaly en présence de délégations des pays ayant participé à la rencontre tripartite Mali-Burkina Faso-Côte d’Ivoire. Ce lancement qui a drainé de nombreux spectateurs, a été, selon Ibrahim Féfé Koné, le point de départ du festival prévu du 10 au 12 février.