Sans surprise pour les spectateurs, le groupe burkinabé « Mamadou Diabaté et Mania percussion » a remporté le grand prix Lamissa Bengaly de la 7è édition du festival Triangle du balafon doté d’un trophée, d’un diplôme et d’une enveloppe de 1,5 million de Fcfa.
Le jury qui était présidé par Massamou Wélé Diallo, professeur, chef du DER musique au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, a noté une nette amélioration dans la qualité des œuvres présentées. Il souligne toutefois l’effort à faire dans le jeu technique du balafon, du chant et de l’arrangement musical et déplore l’emploi abusif des tambours. Il suggère l’organisation d’une tournée des 3 lauréats dans les 3 autres pays qui participent au festival. Quatre prix spéciaux ont été décernés à l’issue de la compétition. Il s’agit du prix Alkaly Camara de la virtuosité, attribué à Mamadou Diabaté du Burkina, le principal balafoniste du groupe lauréat du grand prix. Mamadou Diabaté, un homme comblé durant cette soirée, a dit toute sa joie de participer à une manifestation qui constitue un gage sûr de sauvegarde et de promotion du balafon. Né en 1973 au sein d’une famille djéli de Bobo-Dioulasso, Mamadou Diabaté a été initié au balafon à 5 ans. Actuellement, il réside et travaille en Autriche, et indiqué être revenu spécialement en Afrique pour participer à ce Triangle du Balafon. « J’ai décalé une tournée en Europe afin de participer à ce festival, précise-t-il. Mamadou Diabaté est d’une famille de balafonistes, très connue à Bobo-Dioulasso. Son père et son grand-père sont des joueurs de l’instrument. Lui même, tout virtuose qu’il est, éprouve une grande admiration pour le jeu de Nèba Solo qu’il considère comme l’un de ses maîtres en la matière. Le 2è prix spécial, celui de la « Paix », a été remporté par Mariam Bakayoko, une septuagénaire que l’on ne présente plus dans notre pays et qui chante et danse toujours. Les prix du plus jeune balafoniste et celui de la promotion du genre ont été remportés respectivement par Oumou Diabaté (14 ans) de la troupe Kéïbafone de Côte d’Ivoire et Djènè Kouyaté de la troupe Djéli-Guinée de Guinée Conakry. Le deuxième prix du classement général, ou « prix de l’intégration », est revenu à la troupe malienne Bouaza-Koumi Diossé. Il est récompensé par un diplôme et une enveloppe d’un million de Fcfa. Enfin le 3è prix, celui de la ville de Sikasso, a été remporté par « Kéïbafone » de Côte d’Ivoire qui a reçu un diplôme et 750 000 Fcfa. Pour permettre aux habitants de Sikasso de s’approprier davantage le festival Triangle du balafon, un concours de montage poétique a mis en compétition les établissements secondaires de la capitale du Kénédougou. Il a été remporté par les élèves-maîtres de l’Institut de formation des maîtres.