mercredi 22 novembre 2017

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Crise du football : COLONEL-MAJOR BRAHIMA DIABATE, «L’USFAS SOUTIENT à 100% LA DECISION DE L’ETAT»

«L’USFAS n’a jamais signé une quelconque pétition. Notre statut de militaire nous interdit de nous opposer à l’Etat. L’USFAS ne peut et ne participera jamais à une action de déstabilisation du football national. Nous sommes d’accord à 100% avec l’Etat». Ces propos du directeur de la direction des sports militaires, colonel-major Brahima Diabaté, sont sans équivoque et prouvent le contraire de ce que chantent, depuis plusieurs semaines, certains présidents de clubs, à savoir que l’USFAS est contre la dissolution de l’ancien Comité directeur de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).
Pour le premier responsable de la direction des sports militaires, la position de l’USFAS est très claire et ne saurait souffrir de contestation : «Pour nous, le Comité directeur de la FEMAFOOT a cessé d’exister, dès l’annonce de sa dissolution par le gouvernement. Personnellement, j’ai démissionné de la FEMAFOOT, dès la dissolution du Comité directeur et ma décision a été approuvée par mes chefs hiérarchiques. Je le répète, l’USFAS soutient à 100% la décision du gouvernement, nous n’avons signé aucune pétition et on n’en signera pas», martèlera le colonel-major Brahima Diabaté.
Le directeur de la direction des sports militaires ajoutera que l’USFAS est en contact permanent avec le Comité provisoire de normalisation (CONOR) mis en place par le ministre des Sports, notamment, son président, Sidy Diallo. «Même ce matin (hier, ndlr), j’ai parlé avec Sidy Diallo. Il m’a informé qu’un huissier allait déposer un courrier à la direction des sports militaires contre décharge. Mais je lui ai dit de m’envoyer la correspondance par voie administrative, parce que l’USFAS est avec le CONOR. Nous n’avons pas besoin d’huissier pour ça», a confié le colonel-major Brahima Diabaté. Le patron de la direction des sports militaires conclura : «Je mets quiconque au défi de prouver que l’USFAS a signé une pétition. Nous sommes avec l’Etat et nous respecterons toutes les décisions prises par les autorités».
Cette mise au point ou plutôt ce démenti de la direction du club militaire est un cinglant revers pour les partisans de l’ancien Comité directeur, qui ont toujours fait croire que l’USFAS fait partie des clubs qui s’opposent à la décision du ministre des Sports. Il faut dire que le club militaire n’est pas la seule équipe dont le nom figure sur la pétition, mais qui, en réalité, n’a jamais signé un quelconque document. Lundi, un responsable, président de la section football d’une équipe de première division, nous avait également confié que c’est à travers les médias qu’il a appris que son club est signataire de la fameuse pétition. «Quand on m’a dit, j’ai appelé le président et le premier vice-président du club qui ont démenti. Je me pose encore la question qui a pu signer à ma place, parce que c’est moi le premier responsable de la section football», a avoué notre interlocuteur, avant d’indiquer que la direction du club a décidé d’ouvrir une enquête. Deux présidents de club ont également décidé de s’aligner derrière la décision du gouvernement et promettent de faire un communiqué avant la fin de la semaine. «Un bras de fer avec l’Etat ne nous amènera nulle part, martèlera notre interlocuteur. Il faut éviter le radicalisme et privilégier le dialogue. Je pense qu’on peut encore sauver notre football». Pour le moment, on ne peut jurer de rien, mais le fait déjà que tous les clubs de première et de deuxième divisions ont accepté de rencontrer le CONOR, incite à l’optimisme (le seul club qui avait décliné l’invitation a finalement fait machine arrière). Les rencontres sont prévues, la semaine prochaine, et auront lieu au siège de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) qui est désormais le quartier général du CONOR. Mais auparavant, le président du CONOR sera face aux journalistes, samedi à 10 h au siège de la fédération pour son premier point de presse.
Boubacar THIERO

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