jeudi 14 décembre 2017

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Côte d’Ivoire : liberté provisoire pour Laurent Gbagbo ?

Premier ex-chef d’État remis à la CPI, Laurent Gbagbo avait fait appel en mars 2017 de la décision de la Cour de le maintenir en détention à La Haye (Pays-Bas) pendant toute la durée du procès.

L’ancien président, âgé aujourd’hui de 72 ans, et Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois, entre décembre 2010 et avril 2011, dans les deux camps, lors de cette crise née du refus de l’ex-chef de l’Etat de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle de 2010.

Cette crise, émaillée d’exactions perpétrées par les deux camps, avait paralysé pendant plusieurs mois ce pays, premier producteur mondial de cacao et moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.

Le procès, qui devrait durer trois à quatre ans, s’est ouvert le 28 janvier 2016 à La Haye. L’accusation a alors affirmé que l’ancien président s’était accroché au pouvoir « par tous les moyens », tandis que la défense a accusé Alassane Ouattara d’avoir pris le pouvoir par la force avec l’aide de la France, ancien pays colonisateur.

Laurent Gbagbo, dont la santé est « fragile », selon ses avocats, avait été livré à la CPI en 2011. Charles Blé Goudé l’avait été en 2014.

L’ex-président ivoirien est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences pour tenter, en vain, de conserver le pouvoir. Charles Blé Goudé aurait, lui, été à la tête d’hommes ayant tué et violé des centaines de personnes dans le but de maintenir Laurent Gbagbo à la tête du pays.

AFP

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