mardi 21 novembre 2017

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Coopération Mali-Japon : TOKYO RELANCE LES PROJETS ET ACTIVITÉS

Le comité mixte Mali-Japon est un cadre de concertation annuelle permettant aux deux pays de faire le point de leur coopération bilatérale

Les travaux de la 8è session du comité mixte Mali-Japon se sont tenus vendredi dernier dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la présidence du secrétaire général du département, Oumar Daou. C’était en présence de l’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki et de nombreuses autres personnalités.
Le comité mixte Mali-Japon est un cadre de concertation annuelle instauré par les deux pays pour faire le point de leur coopération bilatérale et prendre des mesures idoines en vue de son renforcement. La session d’un jour a permis de passer en revue la coopération bilatérale entre le Mali et le Japon au titre de la période 2015-2017. En outre, la rencontre a permis de faire le point de la mise en œuvre de l’ensemble des programmes et projets en souffrance depuis la suspension de la coopération.
Après avoir exprimé sa profonde gratitude aux plus hautes autorités du Mali, l’ambassadeur du Japon au Mali a noté que la stabilité de notre pays revêt une importance majeure et également pour celle de la bande sahélo-saharienne pour la paix de toute l’Afrique. Daisuke Kuroki a indiqué que toutes les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale doivent respecter le cessez-le feu et renforcer leurs efforts pour la mise en œuvre de ce document.
Le diplomate a rappelé que son pays a signé, le 16 mars dernier, l’échange de notes concernant un don du Japon pour la phase 2 du Programme de développement économique et social au Mali d’un montant de 500 millions de Yens japonais, soit environ 2,6 milliards Fcfa. Ce montant, a précisé l’ambassadeur, est destiné au renforcement des équipements sécuritaires de la police et des autorités judiciaires maliennes.
« En ce qui concerne la sécurité alimentaire, le conseil des ministres de Tokyo a décidé, en juillet dernier, d’octroyer une aide alimentaire à l’intention du Mali, d’un montant de 470 millions de Yens japonais, soit environ 2,4 milliards Fcfa, afin de contribuer à l’amélioration de la situation en la matière », a-t-il déclaré.
Daisuke Kuroki a assuré que dans le contexte multilatéral, un financement par le Japon, sous forme de don, à hauteur d’environ 5,7 millions de dollars US, soit environ 3,5 milliards Fcfa a été attribué à six projets par six organisations internationales. Ces projets s’occupent du renforcement des capacités de gestion des frontières, de l’appui aux refugiés, l’appui à la fourniture humaine de l’eau dans le nord du Mali et la lutte anti-mine. S’y ajoutent l’appui au renforcement des capacités de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (EMPABB) et les activités d’urgence.
Par ailleurs, le diplomate nippon a souligné que son pays contribue aussi en matière de coopération technique, à travers la formation en ressources humaines au Mali. Selon lui, le Japon a accueilli l’an dernier, 17 stagiaires maliens dans les domaines tels que l’éducation, l’agriculture et la santé.
Dans son allocution, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a estimé que cette session témoigne de la volonté des plus hautes autorités du Japon à continuer à accompagner le Mali dans ses efforts de stabilisation et de lutte contre le terrorisme. L’ambassadeur Oumar Daou a déploré que si tous les projets concernés ont été repris et parachevés, le contexte sécuritaire qui prévaut malheureusement dans notre pays n’a pas permis au partenaire japonais de s’engager dans de nouveaux projets de développement conformément aux axes qui avaient été définis.
Citant les projets parachevés, il a noté celui portant sur la construction et l’équipement de l’Institut de formation de maîtres (IFM) de Kati, celui relatif à la construction et à l’équipement d’écoles primaires phase IV dans le district de Bamako et la région de Koulikoro et le projet de cartes topographiques numériques pour la zone métropolitaine de Bamako finalisé en octobre 2016.
Oumar Daou a soutenu que dans le domaine sécuritaire, le Japon a mis en place un important programme d’appui dénommé « Programme de développement économique et social », dont la première phase a fait l’objet d’un échange de notes signé le 7 mars 2016, portant sur un don d’équipement à la police nationale et à la protection civile d’un montant de 3,5 millions USD, soit environ 1,7 milliard Fcfa. Il a ajouté que la deuxième phase, signée le 16 mars dernier, porte sur un don d’équipements à la sécurité et à la justice d’un montant de 5 millions USD, soit environ 2,6 milliards Fcfa.
Dans le domaine humanitaire, a détaillé le secrétaire général Oumar Daou, le gouvernement du Japon a alloué au titre de l’année 2017, un montant de 5,6 millions USD, soit environ 2,8 milliards Fcfa à différentes organisations multilatérales pour des projets et actions en faveur des populations du Nord et du Centre du Mali. «En plus de ces actions, nous notons avec satisfaction la reprise effective en 2016, après six ans de suspension, de la coopération sur les fonds de contrepartie des dons japonais d’un montant évalué à environ 12 milliards Fcfa pour le financement de divers projets», a-t-il expliqué.
Et M. Daou de rappeler lesdits projets. Il s’agit, entre autres, du projet de gestion des déchets solides biomédicaux et liquides dans la Commune V du District de Bamako, du projet de construction de cinq silos de stockage de graines de maïs dans la région de Sikasso, du projet de renforcement des infrastructures commerciales de stockage.
Sans oublier le projet d’aménagement de bas-fonds à Sougoumba et le projet d’appui à la biosécurité dans les élevages au Mali.
Pour conclure, il a déclaré que les trois axes prioritaires adoptés dans la déclaration et le plan d’action de Nairobi répondent aux préoccupations actuelles du Mali : la promotion de la transformation économique structurelle par la diversification économique et l’industrialisation, la promotion des systèmes de santé résilients pour la qualité de la vie et la promotion de la stabilité sociale pour une prospérité partagée.

Maïmouna SOW

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