mardi 21 novembre 2017

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Coopération belgo-malienne : Le Premier ministre belge, Charles Michel, bientôt au Mali

Les deux parties en séance de travail

Charles Michel a fait cette annonce à l’issue d’une séance de travail, vendredi, avec le Premier ministre Abdoualye Idrissa Maiga, en séjour à Bruxelles la semaine dernière

Le Premier ministre belge, Charles Michel, entreprendra bientôt une visite dans notre pays afin de consolider les relations bilatérales entre nos deux pays, la Belgique et le Mali.  «J’aurai l’occasion, personnellement, de me rendre en visite au Mali, d’ici quelques semaines, pour conforter au plus haut niveau le message politique et cette volonté d’entraide bilatérale extrêmement concrète», a annoncé M. Michel qui a reçu, vendredi, en audience son homologue, Abdoualye Idrissa Maiga, en séjour à Bruxelles.
Charles Michel a aussi annoncé à son hôte malien que le gouvernement belge a décidé de rehausser, avec l’accord du Mali, la représentation diplomatique belge à Bamako qui deviendra une ambassade, dès l’année prochaine. «Cela traduit aussi cette vitalité dans les relations et ce souhait de pouvoir accompagner les efforts de bonne volonté en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et faire en sorte que les accords qui ont été conclus, même quand il y a des fragilités, puissent être respectés, soutenus et mis en œuvre», a-t-il expliqué lors d’un entretien avec la presse malienne, après une séance de travail avec le Premier ministre Abdoualye Idrissa Maiga.
Le chef du gouvernement belge a indiqué aussi que son pays souhaitait être un allié fidèle, loyal du Mali. «Nous avons une très forte coopération bilatérale depuis des années sur différents terrains : du soutien au développement dans le domaine agricole, par exemple, à l’appui militaire où nous voulons accompagner, soutenir, encourager tous les efforts de bonne volonté qui sont faits à la demande du gouvernement du Mali pour tenter de stabiliser, de sécuriser la Région et en partenariat avec les pays voisins», a encore dit le responsable belge. Il a ajouté avoir eu, avec le Premier ministre du Mali, un échange très intense, très fructueux, expliquant avoir eu aussi l’occasion de tracer les contours d’un renforcement des coopérations à la fois bilatérale et avec l’Union européenne (UE) afin que la Belgique puisse jouer un rôle au sein de l’UE « pour conforter, peut-être accélérer des projets nécessaires pour accompagner le processus de développement du Mali».
«On a eu aussi l’occasion d’évoquer la situation régionale, dans les pays voisins, cette nécessité d’être tous mobilisés contre toutes les formes de terrorisme et contre celui qui se nourrit des trafics de drogue par exemple », a développé Charles Michel. Selon lui, pour combattre ces trafics, il faut être déterminé, faire émerger aussi des coopérations politiques entre les acteurs de la Région. Il a également fait noter l’importance évidente de la situation en Libye, beaucoup préoccupante pour les parties concernées. «C’est un point de départ de beaucoup de difficultés dans la Région. Nous en sommes parfaitement conscients, c’est pourquoi, il convient d’entreprendre des démarches diplomatiques, politiques avec beaucoup de volontarisme pour être utile sur le terrain», a poursuivi le Premier ministre belge.
Réagissant à une question sur l’intérêt grandissant de la Belgique pour les questions de sécurité dans la Région du Sahel, Charles Michel a dit : «Comme Européens, nous sommes très directement concernés par la stabilité dans cette Région de l’Afrique. Nous savons très bien que quand cette Région se porte bien, est stable et quand il y a du développement, c’est bon pour tout le monde. Mais quand il y a des difficultés, il y a, par ricochet, des effets négatifs qui entrainent des difficultés sur le plan européen».
C’est là, la raison de la mobilisation de la Belgique « avec des partenaires européens, pour essayer de sécuriser, de renforcer le développement». «C’est complexe, on ne le sait que trop bien. On sait aussi qu’il y a des forces négatives, des forces terroristes, les territoires sont gigantesques, ce n’est pas si simple de les stabiliser et de les sécuriser. Nous avons déployé des moyens militaires belges en soutien, par exemple pour accompagner les processus de formation, de renforcement des capacités, des moyens logistiques, des C-130, des hélicoptères. Nous essayons aussi d’avoir un bon dialogue avec les Français pour voir comment on peut se renforcer mutuellement en soutien», a expliqué M. Michel.
Sur les élections de 2018 au Mali, Charles Michel a dit que son pays encourage évidemment, des processus électoraux de manière pacifique, stable. Conscient que malheureusement, des moments électoraux, peuvent devenir des périodes de tension et même parfois déboucher sur de la violence, il a dit que la Belgique veut être « vigilante et soutenir toutes les forces positives qui se mobilisent pour que ces élections se passent dans un cadre paisible, respectueux, dans la stabilité et le respect mutuel».
Il a appelé les acteurs politiques maliens à privilégier la raison, l’intérêt du Mali, la sécurité et le respect des populations.
Et d’ajouter qu’activer les forces de la violence et les forces hostiles serait «une faute historique qu’on ne peut pas pardonner». Ainsi, «il faut soutenir toutes celles et tous ceux qui sont de bonne volonté pour garantir la stabilité et la paix dans la Région, y compris dans les processus électoraux».

Envoyé spécial
Moussa Diarra

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