dimanche 19 février 2017

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Conférence d’entente nationale : LA CONTRIBUTION DE TOMBOUCTOU ET de TAOUDENI

La salle de conférence de l’Institut des hautes études et de recherches islamiques  Ahmed Baba a abrité le 13 et 14 février 2017 la conférence régionale d’entente nationale. Cette rencontre qui prépare la phase nationale prévue à Bamako au mois de mars prochain, a mobilisé  de plus 500 personnes venues des cercles des régions de Tombouctou et de Taoudéni.
Son objectif était d’analyser les causes profondes des crises que le Mali a connues et qui ont des répercussions sur la paix, l’unité et la réconciliation nationale, d’identifier les défis et les enjeux liés à la paix, l’unité et la réconciliation, de proposer des pistes de solution et des engagements communs devant permettre un vivre ensemble harmonieux, une paix et un développement durables et de définir les nouveaux termes d’une réconciliation nationale.
Au cours des travaux, trois groupes ont été constitués pour réfléchir sur les axes fondamentaux comme la paix, l’unité et la réconciliation nationale.
Des travaux de groupe, il ressort que la paix au Mali surtout dans sa partie nord a été affectée par la mauvaise gouvernance, le non-respect des us et coutumes. La corruption, l’injustice, l’effritement de l’autorité de l’Etat, le manque de transparence et la mauvaise perception de la politique, ont miné dangereusement la paix.
Les participants ont proposé que l’Etat s’emploie à une répartition équitable et harmonieuse de ses ressources pour le développement de toutes les régions. Par ailleurs, ils ont invité les responsables des collectivités à un changement de comportement pour mieux gérer le peu de ressources des terroirs. Ils ont demandé aussi une application rationnelle de l’Accord pour la paix et la réconciliation dans toutes ses dispositions.
Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, il est important de faire le discernement afin d’éviter des amalgames qui fragilisent la paix, ont recommandé les participants qui ont suggéré aussi de dynamiser les pouvoirs coutumiers et réorienter le programme de l’éducation.
Sur les questions relatives aux obstacles à la consécration de l’unité nationale, il a été retenu l’insuffisance du développement des localités, l’inexistence d’infrastructures socio-économiques dans certaines localités, le vide sécuritaire entre autres. Les participants ont proposé l’implication de toutes les couches sociales dans les concertations, le désarmement et le cantonnement des groupes armés, la sensibilisation et la conscientisation des communautés à la base.
La réconciliation nationale a été définie comme étant un ensemble d’actes et de comportements qui concourent à recoudre les liens du tissu social, du vivre ensemble et de la cohésion dans une nation. Pour aller à la véritable réconciliation nationale, il a été proposé de bannir les actes et comportements qui font obstacle à la paix et à l’unité nationale tels que  l’injustice, l’impunité, la mauvaise gouvernance, la mauvaise répartition des ressources nationales. Les participants ont souhaité l’implication des chefs coutumiers et religieux, la société civile, les jeunes, les femmes, les leaders professionnels et les groupes armés. Ils ont demandé également la restauration de l’autorité de l’état et de celles  des autorités  traditionnelles et coutumières.
La conférence de Tombouctou et Taoudéni a suscité chez les participants un espoir certain d’une paix retrouvée car tous reconnaissent que cette crise n’a  que trop duré. La rencontre a recommandé la sécurité des personnes et des biens et des voies de communications sur l’ensemble du territoire des deux régions. Tombouctou et Taoudéni ont demandé aussi l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, l’opérationnalisation sans délai de la région de Taoudéni et la possibilité de création de nouvelles régions pour le bonheur des communautés.
M. SAYAH
AMAP-Tombouctou

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