mercredi 22 novembre 2017

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Conférence d’entente nationale: ILS ONT DIT …

Me Malicki Ibrahim, représentant du Collectif des ressortissants du nord (COREN) : «CEUX QUI ONT TUE DES GENS DOIVENT REPONDRE DE LEURS ACTES DEVANT LA JUSTICE »
Ce qui est important lors de cette Conférence est d’identifier les causes profondes de la crise. Quelles sont les raisons qui ont  poussé à la guerre ? Est-ce des raisons objectives ou subjectives ? Est-ce que les gens qui se sont soulevés étaient au service des mains étrangères. On doit aussi parler des atrocités commises au nom de cette guerre-là et faire des ébauches de solutions. Au niveau du COREN, nous estimons que l’impunité est la mère nourricière aux rebellions. Ceux qui ont tué des gens sont connus et doivent répondre de leurs actes devant la justice pour qu’il y ait la paix. Il doit y avoir aussi une diplomatie forte du Mali pour demander à ses partenaires ou certains États-amis de la sincérité. Des États qui prétendent même nous aider à sortir de la crise. Au sein du COREN, nous avons toujours dit que le Mali a fait l’objet d’un complot international dont les acteurs sont les États. Des acteurs qui prétendent même nous faire sortir de-là. Il faut trouver un moyen de parler à ces Etats-là, de leur demander d’être sincères avec le Mali. Quand la case Mali brûle, ça va s’étendre aux autres. Et ça a déjà  commencé. Au début de la crise, on disait : une rébellion armée contre l’Etat. Et aujourd’hui, il y a des attentats dans presque tous les pays voisins du Mali. On doit trouver les moyens de désarmer ceux qui ont attaqué l’Etat. Que les attributs de l’Etat s’étalent sur l’ensemble du territoire. Que les agents des forces armées et de sécurité soient les seuls à porter les armes.

Algateck Ag Ouwaha, membre du Gatia (Plateforme) : «L’ENJEU DE CETTE CONFERENCE, C’EST KIDAL»
C’est bien d’organiser cette Conférence d’entente nationale pour qu’on ait la paix à la fin de ces quelques jours de rencontre ici à Bamako. Mais je souhaite que ça ne soit pas une séance de prise de photos seulement. Nous avons un problème qui devait être réglé avant même de venir à la Conférence d’entente nationale. Aujourd’hui, il y a des habitants de Kidal qui ne peuvent pas aller là-bas. Idem pour les représentants de l’Etat. On a vu la cérémonie d’ouverture des classes d’école à Kidal en 2012 avec le gouverneur et les directeurs régionaux. Ils ont quitté Gao pour aller faire la cérémonie à Kidal avec le drapeau du Mali sur le présidium. Juste après la cérémonie, le gouverneur et les autres membres de la délégation sont retournés à Gao avec le drapeau du Mali dans leurs bagages. Le drapeau n’est pas resté à Kidal. C’était la même scène avec le ministre de l’Énergie en début de cette année. Le 28 mars 2017, c’était encore la même scène avec le ministre en charge de l’Administration territoriale ainsi qu’avec plusieurs responsables de l’administration qui sont allés faire la cérémonie d’installation des autorités intérimaires. Il faut mettre fin à ces scènes. Nous espérons qu’à l’issue de cette conférence, tous les Maliens doivent se sentir Maliens dans toutes les régions du Mali. L’enjeu majeur aujourd’hui reste la ville de Kidal. Car il y a des Maliens qui n’ont pas accès à Kidal : les Imghads et leurs alliés ainsi que le représentant de l’Etat, le gouverneur. Depuis la signature de l’Accord de paix, tous les gouverneurs qui ont été nommés par le gouvernement sont restés bloqués à Gao.  Les populations ne veulent que la paix aujourd’hui. Elles veulent voir leurs enfants aller à l’école. Les commerçants doivent être libres dans leurs mouvements pour le développement de la Région de Kidal. Car on sait que le noyau de tous ces problèmes, c’est Kidal.

Daouda Maiga, gouverneur de Ménaka : «CONSTRUIRE UN MALI NOUVEAU»
Nous allons poser les jalons d’une charte à l’issue de cette Conférence d’entente nationale. Je suis convaincu que les filles et les fils du pays vont se retrouver à la fin de cette conférence. Tout le monde se retrouvera pour construire un Mali nouveau. Le socle du Mali repose sur sa diversité. Ce n’est pas nouveau. Nous avons eu l’occasion aujourd’hui, à travers l’application de l’Accord, de le confirmer. La conférence d’entente nationale implique tous les acteurs. Pour vous dire, lorsque nous organisions la conférence régionale à Ménaka, la salle était pleine et il y avait le double dehors.  C’est le même constat ici à Bamako où 300 personnes étaient attendues pour la conférence, mais il y en a plus.

Propos recueillis par
Adama DIARRA

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