samedi 18 novembre 2017

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Compagnies d’assurances: RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES EXPERTS

Une vue du présidium

Le Comité des compagnies d’assurances du Mali (CCAM), soucieux de la qualité des services offerts aux assurés, souhaite que les rapports d’expertise produits par les experts locaux en évaluation de sinistres soient les moins contestés et les plus appréciés de la sous-région. C’est pourquoi, il a décidé d’encadrer la profession à travers une formation pointue. Cette formation a abordé aussi la forme et le fond des rapports d’expertise de manière à renseigner avec objectivité sur l’origine, voire la cause des sinistres et à s’impliquer dans le suivi des réparations, a déclaré mardi, le président de la commission communication du CCAM, Mohamed Compaoré lors d’un séminaire sur « le rôle de l’expert dans l’évaluation des préjudices matériels ». La rencontre, d’une journée, s’est déroulée au Radisson Blu Hôtel à l’ACI 2000.
Les préjudices matériels désignent les dommages subis par un assuré lors d’un sinistre Il s’agit d’un drame à la suite duquel, il faut évaluer le montant que l’assureur va devoir payer à l’assuré, a expliqué le directeur général de SUNU Assurance, Ibrahima Ba. Aussi, pour évaluer ce montant à payer (qui est fonction de la nature du contrat qui lie l’assuré à la compagnie d’assurance), les experts sont impliqués pour avoir une idée exacte du dommage en question et il existe des méthodes et principes dans l’exécution de cette mission d’évaluation, a t- il ajouté. Il s’agit de techniques et fondements que le CCAM entend harmoniser, dans la pratique. Il entend également assurer une mise à jour des connaissances des experts et domaines connexes. D’où la tenue de cet atelier de renforcement des capacités, initié « conformément au souhait des experts ». Pour atteindre cet objectif, la formation a été axée sur trois modules : « les notions de base que l’expert doit connaître pour bien accomplir sa tâche », « rôle, mission de l’expert, la déontologie de la profession et les règles de bonne conduite » et « comment évaluer les préjudices quand intervient un sinistre ?» Le choix des présents modules se justifie par le désir de satisfaire davantage les clients. Car, les assurés jugent la qualité du service d’un assureur à travers le règlement des sinistres, a expliqué Ibrahima Ba.
Expliquant le rôle de l’expert dans la gestion des sinistres, il dira que l’expert sollicité, en cas de sinistre, utilise ses compétences techniques pour pouvoir déterminer les préjudices qu’a subis l’assuré lors d’un sinistre quelconque : accident d’automobile, incendie, vol etc. Ensuite, il donne, à la suite de ses investigations, des éléments d’appréciation techniques qu’il porte à la connaissance du régleur sinistre de la compagnie d’assurance, expliquera Ba Madina Tall, chef du département indemnisation et contentieux de SAHAM Assurance. Quant au régleur sinistre, il évalue le risque, au moment de la vente du contrat, mène des enquêtes pour détecter une fraude éventuelle (à la souscription du contrat ou au moment du sinistre) et préconise, le cas échéant, l’engagement de poursuites civiles ou pénales. Le Régleur sinistre, Madina Tall a souligné que les modules choisis permettront d’améliorer la qualité du service aux assurés dans la mesure où ils outilleront davantage, les experts en matière de  recherche des causes d’un sinistre et les circonstances, de vérification de l’exactitude des déclarations de l’assuré, d’évaluation du montant de la valeur avant sinistre des biens de l’assuré, du sauvetage et des dommages.
Cheick M. TRAORÉ

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