mardi 21 novembre 2017

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Centre national d’appareillage orthopédique : D’UNE UTILITÉ AVÉRÉE

L’expertise développée par le Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (CNAOM), en matière de rééducation fonctionnelle et d’appareillage orthopédique, est très prometteuse mais cela ne doit pas occulter les difficultés réelles du centre (insuffisance du personnel et absence de représentations régionales, entre autres).
Le CNAOM a donc besoin de l’accompagnement de l’Etat, à travers sa tutelle, pour recruter des compétences et se transporter dans les régions. L’établissement de référence nationale, en termes de prise en charge de certaines malformations congénitales et de fabrique de prothèses, continue d’administrer la preuve de son utilité.
Il a tenu la 13è session de son conseil d’orientation qui fait office de conseil d’administration. La réunion était présidée par le secrétaire général du ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Samba Alhamdou Baby, qui avait à son côté le directeur général du centre, Dr Youssouf Konaté.
Les administrateurs ont examiné minutieusement les différents documents soumis à leur approbation. Ils ont apprécié les efforts de management de l’administration actuelle du centre, sa détermination à s’inscrire dans la dynamique du progrès et l’engagement du personnel à l’accompagner pour que le centre reste dans le sens du progrès. Ils ont aussi donné les orientations nécessaires à l’amélioration continue des  services.
Il faut préciser que les discussions des administrateurs ont porté sur les recommandations de la précédente session, le rapport d’activités et l’exécution du budget de l’exercice 2016 ainsi que le projet de budget et les activités de l’année 2017.
Cette année, le CNAOM a été encore très actif, comme en attestent les chiffres. Il a réalisé 8 482 consultations, 24 599 séances de rééducation fonctionnelle et confectionnés 536 appareils orthopédiques.
Le Centre national d’appareillage orthopédique a aussi administré des soins adéquats à 539 cas de pied bot (des malformations congénitales des membres inférieurs). Ces enfants ont été efficacement traités à travers la « méthode Ponséti ».
Pour le secrétaire général du département en charge de la Solidarité et de l’Action humanitaire, face à l’évolution rapide de l’environnement socio-économique, juridique et les exigences des usagers du service public, la bonne gouvernance  devient stratégique pour toute structure. Il a aussi souligné que recommandation avait été faite à l’administration du centre pour élaborer une stratégie nationale de réadaptation physique.
Il faut préciser que sur la question, les responsables du centre ont rapidement engagé la réflexion. Ils ont même fourni un premier rapport provisoire mais ce document est appelé à être amendé et finalisé  dans une vision globale de prise en  compte des aspirations légitimes des personnes handicapées.
Par ailleurs, Samba Alhamdou Baby s’est réjoui des avancées enregistrées par le centre. Pour lui, l’amélioration des ressources propres a permis de payer le reste des arriérés de reclassement du personnel contractuel, restaurant ainsi un climat serein entre le syndicat et la direction. Et le secrétaire général du ministère de préciser qu’en  outre, une partie des arriérés de la part patronale a été aussi réglée, auprès de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS).
Quant au directeur général de l’établissement, il a placé le contexte de ce conseil d’orientation sous le signe du progrès (toujours aller de l’avant). Il a aussi évoqué les deux difficultés majeures auxquelles le centre est confronté : l’insuffisance du personnel et la non représentation de la structure à l’échelle régionale.
Concernant le projet de budget de l’exercice 2017, le patron du CNAOM a annoncé qu’il est équilibré en recettes et en dépenses à plus de 600 millions de Fcfa contre un plus de 500 millions de Fcfa en 2016.
Il faut souligner que les efforts du CNAOM sont soutenus par des partenaires, notamment Handicap international qui est engagé avec le centre dans un projet de prise en charge des enfants de 0 à 6 ans, souffrant de paralysies cérébrale, le Comité international de la Croix rouge. Ces deux partenaires apportent un appui précieux au centre.

B. DOUMBIA

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