mardi 12 décembre 2017

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Campagne de reboisement : L’IMPÉRATIF DE LA MOBILISATION GÉNÉRALE

Le ministre Mme Keïta Aïda M’Bô procédant à la plantation d’un arbre

Une prise de conscience collective est nécessaire pour faire face à la dégradation rapide de nos écosystèmes sérieusement menacés de disparition

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Keïta Aïda M’bô, a officiellement lancé la campagne de reboisement 2017. C’était samedi dernier dans la forêt classée des monts mandingues (campement forestier de Sébé, à 25 km de Bamako, dans la commune rurale du Mandé), en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Cette 23ème édition, placée sous le thème : « Les forêts nous protègent contre la déchéance, prenons soin des forêts en vue de garantir l’avenir des générations futures », se tient dans un contexte de prise de conscience collective des impacts négatifs de la détérioration des ressources biologiques sur les plans économique, social et culturel. C’est pourquoi, dans l’espace aménagé pour la célébration, décideurs politiques, populations et associations pour la défense de l’environnement ont convergé. Des associations de femmes et de jeunes, acteurs importants dans la lutte contre la désertification, ont fait montre d’une grande mobilisation. Parmi elles, on peut noter l’Association des femmes forestières du Mali, la Jeune chambre internationale ou encore l’Union des jeunes de l’espace monétaire ouest-africain.
Le Mali, pays enclavé, est désertique sur les deux tiers de sa superficie. Les effets cumulés de la démographie galopante et de la pauvreté des populations ont contribué à une aggravation progressive de la dégradation par la forte pression exercée par l’homme et le bétail sur les ressources naturelles.

Plus de 100 000 hectares par an. Les tristes conséquences de ces pressions sont entre autres la disparition des forêts et de la faune, l’érosion des sols, la formation de dunes de sable et l’ensablement des lits des cours d’eau. Selon le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et de du Développement durable, l’analyse de l’évolution des surfaces boisées fait ressortir « une diminution drastique et continue du couvert végétal à cause de la coupe du bois, du surpâturage, de la persistance des feux de brousse, des défrichements incontrôlés et de l’occupation illicite des domaines forestiers classés » qui occasionnent chaque année une perte de plus de 100 000 hectares de forêts. Ce lancement officiel au cours duquel 3 hectares ont été plantés par tous les invités, a été marqué par un notable effort du ministre Keïta Aïda M’bô et de son collègue Mohamed Aly Bathily, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires foncières.
Cette campagne qui concerne toutes les régions du pays s’emploiera non seulement à la consolidation des acquis antérieurs, mais aussi à la mobilisation de tous les acteurs pour la lutte contre la désertification. Ces activités nationales de reboisement impliqueront les institutions de la République, les départements ministériels, les collectivités, la société civile, etc. Selon le ministre Keïta Aïda M’bô, « la campagne s’inscrit plus que jamais dans la réalisation des engagements pris en matière de réalisation de l’économie verte résiliente aux changements climatiques ». Elle s’articulera autour de la production de plusieurs plants toutes espèces confondues, la collecte de noix de rônier, le reboisement entre autres.
Keïta Aïda M’bô n’a pas manqué d’attirer l’attention sur le fait que l’arbre ne doit pas cacher la forêt car les fortes pressions sur les forêts maliennes menacent nos écosystèmes. « Le Mali regorge d’énormes potentialités en termes d’espèces forestières. Je veux parler des caïlcédrats, néré, baobab, vène et de tant d’autres… Mais aujourd’hui à cause des agissements de l’homme, et des complicités à plusieurs niveaux, ces richesses sont menacées de disparition», a-t-elle déploré. Elle rappellera ensuite la pressante nécessité pour chacun de garder à l’esprit que « la forêt est un bien naturel, un milieu de vie ayant besoin d’être protégé, entretenu, surtout protégé pour la postérité ».
Le Mali s’engage à faire de l’économie verte et résiliente aux changements climatiques une priorité nationale mais aussi une réalité. Les programmes prévoient entre autres l’aménagement forestier pour la restauration des écosystèmes dégradés visant le reboisement de 325.000 hectares. La régénération naturelle et la lutte contre l’ensablement, ainsi que la protection des aires protégées sur 9 millions d’hectares sont aussi au nombre des engagements du Mali.

 

Khalifa Diakité

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