mardi 19 juin 2018

Header ad
Header ad

Burkina Faso : le procès du coup d’Etat manqué de 2015 s’ouvre

C’est un procès fleuve et sous haute sécurité qui s’annonce. 15000 pages de procédure, 305 parties civiles et surtout 84 accusés. Des civils et des militaires dont les deux principaux cerveaux présumés du coup d’Etat manqué de septembre 2015.

Le général Gilbert Diendéré est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat pour avoir pris la tête du putsch.

L’ancien chef de la diplomatie burkinabè, le général Djibrill Bassolé, est poursuivi pour trahison et collusion avec une force étrangère.

Tous deux étaient des proches du régime déchu de Blaise Compaoré, tombé en octobre 2014, apparemment des nostalgiques.

 Retour sur les faits

Le 16 septembre 2015, à Ouagadougou, des soldats du RSP, le régiment de sécurité présidentielle, tentent de renverser le gouvernement de transition.

Le général Diendéré prend le pouvoir et affirme vouloir empêcher la déstabilisation du pays. Le président de transition Michel Kafando et des ministres sont alors retenus en otage.

Mais la rue et la communauté internationale vont se mobiliser pour défendre le gouvernement légal. Rapidement, le putsch tourne court.

La médiation africaine menée par les chefs de l’Etat sénégalais et béninois aboutit. Les soldats du RSP retournent dans leur caserne et Gilbert Diendéré renonce.

Mais la tentative de coup d’Etat et les violences provoquées ont laissé des traces : 14 morts, 251 blessés selon les chiffres officiels.

Aujourd’hui, les victimes attendent la vérité, des indemnisations mais aussi le pardon de la part des acteurs du putsch.

Si ce procès de grande ampleur est très attendu au Burkina Faso, c’est aussi qu’il constituera un test pour la justice du pays. Selon ses proches, le général Diendéré pourrait s’adonner à un grand déballage.

Quant à Djibrill Bassolé, il a récemment mis en doute l’indépendance de la justice militaire. Dans le quotidien national « Le Pays », il dénonçait il y a peu « des décisions iniques et arbitraires prises à son encontre ».

AFP

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *