vendredi 24 mars 2017

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Belgique – FAO : SIGNATURE DE L’ACCORD DE FINANCEMENT D’UN PROJET

La représentante de la FAO au Mali

Le chef du bureau diplomatique de la Belgique, Mme Myriam Bacquelaine et la représentante de la FAO, Mme Fatouma Seid, ont signé un accord de financement pour renforcer la résilience des populations affectées par les crises dans les régions du Nord du Mali.

Cet accord s’inscrit dans le cadre du Programme de Coopération 2016 -2019 entre la Belgique et le Gouvernement du Mali ; et est également en droite ligne avec le Cadre de Programmation Pays (CPP) 2013-2017 entre la FAO et le Mali. D’un montant total de 2 millions d’euros, soit environ 1,3 milliard de FCFA, la contribution de la Belgique vise le financement du projet « Renforcer la résilience des populations affectées par les crises à travers la résilience des activités pastorales dans les régions du Nord Mali », mis en œuvre par la FAO.

« La Belgique s’est fermement engagée aux côtés de l’Etat malien dans la lutte contre la pauvreté et est déterminée à contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030 » a souligné Mme Myriam Bacquelaine, chef du bureau diplomatique de la Belgique au Mali.

La représentante de la FAO au Mali, Mme Fatouma Seid a poursuivi en soulignant que ce projet constitue une réponse aux contraintes multidimensionnelles, que sont la crise-politico-sécuritaire et économique, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et la crise environnementale, notamment la dégradation des ressources naturelles qui ont fortement érodé les moyens d’existence des agropasteurs.

Le Programme de la Coopération de la Belgique au Mali se concentre principalement dans deux secteurs d’intervention, que sont : l’appui au processus de décentralisation et de déconcentration ; ainsi que le développement rural et la sécurité alimentaire.

Dans le cadre de ce Programme de Coopération, et en attendant une normalisation de la situation sécuritaire, la Belgique a souhaité poursuivre son appui dans le Nord du Mali, plus spécifiquement dans le sous-secteur de l’élevage pastoral. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a ainsi été identifié comme Partenaire Technique et Financier de mise en œuvre du Projet.

Le choix de la FAO se justifie par sa grande expérience au Mali des questions de développement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Par le biais de ses bureaux de terrain, la FAO a conduit plusieurs activités en ligne avec l’intervention envisagée, notamment des activités de relance de la production agricole, de reconstitution du cheptel, de promotion du maraichage, de protection des animaux, de régénération des pâturages et de développement de bonnes pratiques de gestion durable de ressources pastorales.

« En appui au Ministère de l’Elevage et de la Pêche du Mali, l’intervention a pour objectif global de contribuer à restaurer et à relancer les activités pastorales pour une amélioration des revenus et des conditions de vie des populations de pasteurs et d’agropasteurs. De manière spécifique, il s‘agira de rétablir les moyens d’existence des pastoraux ; diversifier les sources de revenus des ménages en particulier pastoraux et renforcer les capacités des pasteurs et des agropasteurs » a indiqué Mme Myriam Bacquelaine, Cheffe du Bureau Diplomatique de la Belgique au Mali.

Selon la FAO, ce sont plus de 3 200 ménages d’éleveurs, agro-pasteurs et de maraîchers (soit environ 22 400 personnes), dont au moins 30 % de femmes des régions de Tombouctou, de Gao et de Mopti qui seront directement appuyés par ce projet. Au terme des actions menées, entre autres réalisations, ce sont environ 5 000 ha de pâturages et 10 points d’eau pour l’abreuvement des animaux qui seront réalisés. 10 unités de conservation et de valorisation du fourrage seront fonctionnelles et quelque 350 km de pistes rurales seront réhabilités et balisées.

Mme Fatouma Seid, représentante de la FAO au Mali, a conclu en mentionnant que « ces efforts conjugués de la Belgique et de la FAO, en appui au Gouvernement du Mali, permettront de contribuer durablement à la restauration des moyens d’existence et au renforcement de la résilience des agropasteurs durement affectés par la crise ».

 

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